Ce qui a changé en Valais depuis le drame de Crans-Montana
Depuis le drame de Crans-Montana, la question de la sécurité dans les lieux publics est redevenue d'actualité. Une situation qui occupe Stéphane Ganzer. Le chef du Département valaisan de la sécurité, des institutions et du sport est bien conscient des enjeux.
«Six mois après le drame, la sécurité incendie est devenue une priorité à l'échelle nationale – bien au-delà des frontières valaisannes –, avec une forte mobilisation dans l’ensemble des cantons», entame l'élu PLR.
Périodicité des contrôles
«Nous avançons à un rythme soutenu pour proposer des solutions pragmatiques et proportionnées, notamment au travers de la révision de la loi sur la protection contre l'incendie et les éléments naturels, qui a été initiée avant le drame», poursuit le conseiller d'Etat.
«L’objectif est de répondre rapidement aux besoins exprimés par les communes et les chargés de sécurité, tout en renforçant l’efficacité du dispositif actuel», avoue l'élu PLR. L’entrée en vigueur de l’ordonnance révisée est en principe prévue cet automne.
Une formation de 5 jours
«Il ne s'agit pas d'ajouter des contraintes partout de manière uniforme, mais de concentrer les contrôles et les moyens là où les risques pour les personnes sont les plus élevés», précise notre interlocuteur.
«Une formation complémentaire de cinq jours, dispensée en français et en allemand, sera organisée au cours du deuxième semestre 2026, en collaboration avec les assurances immobilières des cantons de Berne et de Vaud», révèle Stéphane Ganzer.
Après le drame, des soirées d’échanges et d’information avaient été mises sur pied avec les chargés de sécurité communaux, afin de les écouter, dans le but d'élaborer un programme visant à faciliter leur travail.
«Le Canton souhaite offrir aux chargés de sécurité un cadre clair, des outils adaptés et du soutien nécessaire afin qu'ils puissent exercer leur mission dans les meilleures conditions possibles», estime l'ex-président de la commune de Noble-Contrée.
La force des victimes et de leurs proches
L'incendie du Constellation a marqué la population valaisanne comme rarement. «Aucun responsable politique ne peut rester insensible face à un tel drame», admet Stéphane Ganzer. «Derrière les chiffres (réd: 41 morts et 115 blessés), il y a des vies brisées, des familles endeuillées et des personnes qui continueront à porter les stigmates de cette catastrophe, toute leur vie.»
Le Valaisan se dit impressionné par la force, la dignité et l'extraordinaire capacité de résilience des victimes et de leurs proches.
«Faire la lumière» sur les causes de la tragédie
«Au niveau judiciaire, le Canton collabore pleinement avec les autorités judiciaires depuis le premier jour. Notre priorité reste que toute la lumière soit faite sur les causes de cette tragédie», souligne le politicien.
S'agissant d'une contribution financière supplémentaire du Canton, «il est prématuré de se prononcer», constate Stéphane Ganzer.
(ag/ats)
