Cas de gale signalée à Lausanne
Le 26 juin, les parents d'élèves d'un établissement parascolaire à Lausanne (VD) ont reçu un courrier du Service des écoles et du parascolaire.
Le texte se veut immédiatement rassurant: la personne infectée a été adressée à un médecin pour recevoir le traitement adéquat. La situation a été annoncée à l'Office du médecin cantonal (OMC). Par précaution, la structure sera «nettoyée et désinfectée avec soin».
Il est tout de même demandé aux parents de rester attentifs à l'apparition d'éventuels symptômes chez leurs enfants, comme des démangeaisons ou des lésions cutanées.
Flambée à partir de deux cas
Le département de la santé et de l'action sociale (DSAS) du canton de Vaud nous confirme que le cas a été déclaré. Il explique cependant que «seules les augmentations inhabituelles de cas», appelées flambées (2 cas ou plus), sont surveillées. La Broye (FR) est citée en exemple, où plusieurs suspicions de flambée sont en cours. Des protocoles ont, dès lors, été mis en œuvre avec le support de l'OMC. S'ils sont suivis correctement, «il n'y a pas de raison que la maladie se propage», nous assure Valentin Brahier, conseiller en communication au DSAS.
«Nous sommes conscients de l'inquiétude que cette infection peut causer au sein de la population», souligne-t-il. Il met néanmoins en garde contre le récent «emballement» autour de la maladie, qui contribue à un «surdiagnostic» et génère «une inquiétude disproportionnée» au sein de la population. «L'apparition de boutons et de démangeaisons durant la période estivale est souvent causée par d’autres affections, comme des piqures, des boutons de chaleur ou de l'eczéma», précise-t-il. Et d'ajouter:
Transmission par contacts rapprochés
Pour rappel, les parasites se transmettent par contact peau à peau de manière rapprochée et répétée. Les structures scolaires et préscolaires sont donc des lieux à risque. Lorsqu'un cas est détecté, il est important de traiter également l'environnement familial en nettoyant les vêtements et les linges de lit. Une éviction scolaire de 24 heures doit avoir lieu après la première prise de traitement.
La gale est fréquemment présente en Suisse et des flambées sporadiques apparaissent chaque année, conclut le DSAS. Le pourcentage de patients réellement atteints par la maladie après un diagnostic complet est toutefois «extrêmement faible», assure-t-il.
