Quatre partis opposés à l'exclusion du président des jeunes du Centre
Les principales jeunesses des partis vaudois montent au créneau à quelques heures de la décision du comité cantonal du Centre Vaud sur une éventuelle exclusion de Jean-Robert Terrier. Dans un communiqué commun publié jeudi, Jeunes PLR, PS, Verts, Vert'libéraux dénoncent une procédure qu'elles jugent disproportionnée et appellent le parti à préserver la liberté d'expression de sa relève.
Le comité cantonal doit se prononcer ce jeudi soir sur le sort du président des Jeunes du Centre Vaud. Celui-ci est visé par une procédure interne ouverte après ses déclarations publiques sur la gestion de l'affaire Valérie Dittli. Au printemps, le jeune président avait estimé que la conseillère d'Etat centriste n'avait plus sa place au gouvernement vaudois après la publication du rapport Meylan. Ces critiques lui avaient valu une enquête interne, puis une procédure pouvant conduire à son exclusion du parti.
Dans leur communiqué, les jeunesses estiment que cette démarche est «disproportionnée». Elles considèrent que:
Selon elles, les mouvements de jeunesse ont précisément pour vocation d'alimenter le débat interne et d'apporter «un souffle nouveau», quitte à défendre une ligne parfois différente de celle du parti cantonal.
Les signataires disent également s'inquiéter du signal envoyé aux jeunes qui souhaitent s'engager en politique. Ils rappellent que les jeunesses partisanes constituent souvent la première porte d'entrée vers la vie politique et que leur rôle est de favoriser le débat. Ils écrivent:
Sans vouloir s'immiscer dans le fonctionnement interne du Centre Vaud, disent-elles, les organisations de jeunesse appellent le parti à mesurer les conséquences d'une éventuelle exclusion. A leurs yeux, sanctionner leur homologue pour avoir exprimé une position nuancée risquerait de décourager l'engagement politique des jeunes et de ternir l'image des partis auprès de cette génération.
Et les jeunes centristes?
L'absence des Jeunes du Centre Vaud parmi les signataires interroge. Début juin, Blick rapportait que des pressions s'exerçaient sur Jean-Robert Terrier pour qu'il démissionne, ainsi que sur plusieurs sections romandes des Jeunes du Centre afin qu'elles retirent leur soutien au président vaudois. Ces informations n'ont toutefois pas été confirmées officiellement. Contacté, Jean-Robert Terrier confirme «être mis sous pression» à l'approche de la décision du parti.
Au moment de l'ouverture de la procédure, le président cantonal du Centre Vaud, Giancarlo Sergi, avait pourtant affirmé sur la RTS qu'il ne souhaitait «en tout cas pas exclure Monsieur Terrier», estimant qu'il était important que «les jeunes puissent s'exprimer». Le comité cantonal doit désormais trancher sur le sort du président des Jeunes du Centre Vaud.
Verdict ce jeudi soir. (jah)
