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Des personnes defilent avec des pancartes et des banderoles dans les rues de Lausanne, lors d'une manifestation de soutien a la Zad (Zone A Defendre) de la Colline du Mormont a l'appel Greve du climat, ce vendredi 26 mars 2021 a Lausanne. Des militants de la ZAD de la Colline, opposes a l'extension de la carriere du cimentier Holcim, occupent le Mormont depuis octobre, et s'attended a etre evacee par la police ces prochains jours. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Manifestation le 26 mars à Lausanne en faveur de la Colline du Mormont à l'appel de Grève du climat Image: sda

«La prochaine étape pro climat? Des grèves de masse!»

La Grève du climat n'y croyait presque pas. Pourtant, les Suisses ont fini par refuser dimanche la loi CO2. «Un projet de technocrates», s'exclame Victor Chételat, membre du mouvement social et du comité référendaire. Et maintenant, on fait quoi?



Les Suisses ont finalement refusé la loi CO2 à 51,5% contre l'avis de toute la classe politicienne (UDC exceptée), on imagine votre surprise!
Victor Chételat: C'est vrai que nous avons été surpris. Nous sommes surtout très heureux que cette loi anti-sociale ne soit pas passée. C'était l'œuvre de technocrates qui voulaient imposer leur manière de voir les choses au reste de la population. Surtout, elle n'apportait pas les bonnes réponses à l'urgence climatique.

Victor Chételat

Victor Chételat, membre de la Grève du climat dr

Du coup, la Suisse se retrouve sans projet sérieux pour faire baisser ses émissions polluantes et atteindre les objectifs fixés par l'Accord de Paris!
Pas du tout, cette loi ne nous aurait de toute façon pas permis d'atteindre les réductions escomptées, mais surtout elle ne s'attaquait pas aux vrais pollueurs.

C'est-à-dire?
Les grandes entreprises et les gens fortunés qui voyagent en jet privé, par exemple. C'est eux qui polluent le plus. C'est eux qu'il faut taxer. Mais le problème est plus profond. Il faut remettre en cause notre système capitaliste qui, de par son fonctionnement, ne peut qu'épuiser les ressources, mais aussi les travailleurs, avec cette recherche du profit à tout prix.

«Il faut un changement politique de fond. Ce changement viendra de la rue»

Et comment votre mouvement va-t-il arriver à ses fins? Allez-vous vous lancer en politique?
Certainement pas. La Grève du climat est un mouvement social, nous ne croyons pas au système politique actuel. Trop lent, trop d'intérêts en jeu. Bien sûr que nous avons des relais, des élus, qui partagent et défendent nos idées, mais le changement viendra de la rue.

Comment ça?
C'est en faisant des grèves de masse que nous pourrons influencer l'économie. La population doit retrouver son pouvoir. Les catastrophes climatiques qui vont se succéder, les réfugiés climatiques, les gens dans la rue, c'est ça qui fera bouger les choses.

Au fond vous voulez quoi?
Nous avons produit un rapport de 300 pages avec une centaine de recommandations. Tout y est.

Pouvez-vous nous citer trois mesures?

Nationalisation des banques? En Suisse? Vous rêvez!
Oui, je sais, la Suisse est très libérale.

Certaines de vos mesures sont même liberticides. Comment allez-vous procéder pour convaincre les Suisses?
Par l'éducation. Il faut informer les gens, organiser des conférences. Et surtout faire des grèves massives, seul moyen d'inverser les rapports de force entre le prolétariat et le patronat.

Et toi, tu pèses combien en CO2?

Vidéo: watson

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Une étude évalue les mesures anti-plastiques des capitales cantonales. Fribourg, Berne et Bâle arrivent en tête du classement.

Fribourg est la ville romande la plus active sur les solutions de vaisselle réutilisable dans la lutte contre le plastique, alors que le bilan de Genève est médiocre, selon une étude de Greenpeace Suisse. Berne et Bâle se distinguent dans le haut du classement.

L'étude comparative, publiée lundi, a examiné de près les mesures prises jusqu’à présent pour soutenir les solutions réutilisables, en particulier lors de manifestations. Les résultats sont disponibles pour quatorze villes.

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