DE | FR

Voici pourquoi Zurich n'aurait pas dû interdire la prostitution durant le Covid

La prostitution fait partie des secteurs qui ont le plus pâti de la pandémie: à Zurich notamment, son interdiction temporaire a eu des conséquences désastreuses.
13.01.2022, 10:1013.01.2022, 14:25

En Suisse, durant la pandémie de coronavirus, le canton de Zurich est celui qui a imposé la plus longue interdiction d'exercer le plus vieux métier du monde.

Du 17 mars au 5 juin 2020, puis à nouveau du 8 décembre 2020 au 31 mai 2021, les travailleuses et travailleurs du sexe, ont été interdits de pratiquer leur métier.

Enfin... officiellement. Car une bonne partie d'entre eux, confrontés à des problèmes financiers, ont continué à exercer malgré tout – et dans des conditions précaires, avec des risques de contrainte et de violence.

Plus de contraintes et d'escroquerie

Une équipe de la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW) a mené une enquête en ville de Zurich sur les effets de cette interdiction. Elle conclut que les conséquences ont eu bien plus d'effets négatifs que de conséquences positives.

Pour aboutir à ce résultat, l'étude a interrogé quatorze intervenants spécialisés et onze travailleuses et travailleurs du sexe.

Elles ont indiqué avoir été exposées à davantage de tentatives de contrainte et de fraude: par exemple, en tentant de faire baisser le prix de la prestation ou en refusant de payer après avoir obtenu leur service.

Les agressions et la violence ont augmenté

En plus de la pression financière, la situation des travailleuses du sexe s'est aggravée par les changements de comportement des clients: l'interdiction de travailler a augmenté le pouvoir de négociation de ceux-ci.

Ainsi, les agressions et la violence ont augmenté. Les clients étaient en position de force du fait de l'impossibilité de porter plainte.

Faute d'alternative, il a également fallu accepter des clients qui auraient été refusés avant la pandémie.

Plus d'offres que de demande

Par ailleurs, l'offre était supérieure à la demande. De nombreux clients âgés ou faisant partie de groupes à risque ont fait faux bond, par peur de contracter le Covid. Les tarifs étaient donc à la baisse, empirant encore la situation de précarité dans laquelle se trouvent certaines prostituées.

Conclusion: il ne faudrait plus interdire la prostitution

Sur la base de ces résultats, les auteurs recommandent de renoncer à l'avenir à de telles interdictions. Les effets négatifs dominent, notamment dans la tentative de traçage des contacts au moyen de l'enregistrement des clients.

Il serait plus sensé de développer des mesures applicables et adaptées au marché du sexe, conclut le directeur de l'étude Michael Herzig. (mbr/ats)

Une autre conséquence de l'interdiction de la prostitution 👇

Un spectateur fait le buzz en chantant avec son idole en plein récital

Si vous êtes avide de Covid:

Des mesures... comme si personne n'avait envisagé la fin du Covid

Link zum Artikel

L'affaire Djokovic fait beaucoup rire Federer et Nadal😂

Link zum Artikel

Conseil fédéral: 6 points sur les mesures anti-Covid jusqu'à mars 2022

Link zum Artikel

Les non-vaccinés doivent-ils prendre en charge leur hospitalisation?

Link zum Artikel
La Suisse pourrait bien avoir acheté 17 millions de doses de vaccin pour rien
Alors que le rythme de la vaccination chute et que plusieurs centres ferment leurs portes, la Suisse risque de se retrouver avec des dizaines de millions de doses de trop… qu'elle a déjà payées.

C'est bien connu: le rythme de la vaccination stagne en Suisse. Depuis plusieurs mois. Actuellement, 68,19% de la population est totalement immunisée, alors que la barre des 60% a été atteinte début octobre déjà. Autrement dit, la courbe est quasiment plate, comme c'est bien visible dans le graphique ci-dessous.

L’article