L'IA va permettre des avancées scientifiques majeures en 2026
La revue Nature s'attend à des avancées scientifiques obtenues grâce à l'IA pour 2026. Ses spécialistes prédisent de nouvelles thérapies géniques et une amélioration du collisionneur de particules du CERN, près de Genève.
Chercheuse à part entière
D'après les experts de Nature, 2026 pourrait voir émerger les premières avancées significatives grâce à l'intelligence artificielle (IA). Cette technologie devrait être de plus en plus utilisée. Elle peut exécuter des recherches complexes à plusieurs niveaux, en partie avec peu de supervision humaine. Cependant, toujours selon la revue, le recours à l'IA n'est pas complètement sans risque: des chercheurs font déjà état d'erreurs graves, telles que des pertes de données involontaires. Ces lacunes pourraient avoir de sérieuses conséquences à mesure que l'autonomie augmente.
On s'attend aussi à l'apparition de modèles d'IA plus petits, qui apprennent à partir d'une quantité limitée de données et sont spécialisés dans la résolution de certains problèmes. Un modèle de ce type a largement surpassé des modèles nettement plus grands lors d'un test logique en 2025.
Mission sur la Lune et sur Mars
2026 sera également marquée par plusieurs étapes décisives dans le domaine spatial. L'agence américaine NASA enverra pour la première fois depuis les années 1970 des astronautes en mission autour de la Lune dans le cadre de la mission Artemis II. L'objectif de ramener des humains à la surface du satellite est fixé en 2028. Parallèlement, la Chine vise le pôle sud de la Lune, particulièrement difficile d'accès, avec la sonde Chang'e-7. On convoite aussi Mars: le Japon va lancer une mission vers les deux lunes martiennes, Phobos et Deimos.
L'Agence spatiale européenne (ESA) débutera elle à la fin de l'année la mission «Plato» pour rechercher des planètes semblables à la Terre. La Suisse joue un rôle clé dans cette mission. Les universités de Genève et de Berne y participent de manière significative.
L'accélérateur de particules du CERN
Nature prévoit des progrès en physique des particules: selon la revue, le Centre européen de recherche nucléaire (CERN), près de Genève, procédera à mise à niveau importante du Grand collisionneur de hadrons (LHC). Celui-ci sera arrêté pour trois ans à la fin de l'été afin d'installer le LHC dit «à haute luminosité». La décision de construire un nouvel accélérateur de particules, appelé Future Circular Collider (FCC), sera prise en 2028.
Thérapie génétique
Nature prévoit également des avancées dans le domaine de la thérapie génique. Deux études cliniques serviront à développer des thérapies personnalisées pour les enfants atteints de troubles rares. Une équipe souhaite demander à l'autorité américaine de contrôle des médicaments l'autorisation de mener une recherche sur le prolongement du traitement d'un nourrisson atteint d'un trouble métabolique rare. Une autre équipe prévoit une étude similaire pour les troubles génétiques du système immunitaire.
Diagnostic du cancer par prise de sang
On attend enfin les résultats d'une vaste étude clinique au Royaume-Uni. Un test sanguin permettant de détecter environ 50 types de cancer avant l'apparition des symptômes a été mené sur plus de 140 000 personnes. Les autorités sanitaires britanniques prévoient de généraliser l'utilisation de ce test en cas de résultats satisfaisants. (ats)
