Suisse
Valais

Crans-Montana: démenti de la rumeur des journalistes en blouse

epa12630935 Eric Bonvin, director of the Hospital du Valais speaks after a visit to Sion Hospital to thank the medical staff and express her support for the fire patients, in Sion, Switzerland, 06 Jan ...
Eric Bonvin, directeur général de l'Hôpital du Valais, a démenti la rumeur selon laquelle des journalistes auraient tenté de se glisser dans les chambres des victimes.Keystone

Méfiez-vous de cette rumeur qui pullule sur les réseaux sociaux

Après une polémique très relayée, la direction de l’Hôpital du Valais assure qu’aucune usurpation d’identité par des journalistes n’a eu lieu. Explications.
06.01.2026, 16:5707.01.2026, 15:56

L'Hôpital du Valais a démenti sur Instagram une rumeur selon laquelle des journalistes auraient enfilé des blouses blanches pour tenter d'accéder aux chambres des victimes de l'incendie de Crans-Montana. Cette dernière a été alimentée après qu'Eric Bonvin, directeur général de l'Hôpital du Valais, aurait dit dans une interview à la Sonntagszeitung, que des journalistes avaient tenté de pénétrer dans l'établissement pour obtenir des informations.

Or cette lecture est issue d'une mécompréhension dans l'interview en question et reprise dans un texte diffusé dans la revue de presse de l'agence ATS, dimanche matin. Comme d'autres, watson l'a relayée à ce moment-là, via son direct, sur le drame. Le groupe Tamedia a corrigé le passage concerné et rédigé une note de bas de page pour expliquer la modification.

En réalité, cet épisode, comme l'écrit l'hôpital sur son compte Instagram, faisait référence au terrible accident de bus de Sierre, en 2012, qui a causé la mort de 28 personnes, dont 22 enfants belges et néerlandais.

L'affaire des «journalistes en blouse blanche», qui a pris une grande ampleur via des éditos critiques dans les différentes rédactions romandes et nationales, n'est donc pas réelle.

Eric Bonvin poursuit:

«Je tiens à souligner que nos relations avec les médias sont très bonnes et se déroulent dans un climat de respect mutuel. La transparence est essentielle, et il me semblait important de rétablir les faits.»

Toutefois, ces derniers jours, un seul cas limite a été constaté: un journaliste accompagné d'un proche de patient a tenté d'entrer dans un service hospitalier. Il n'y a eu ni usurpation d'identité ni comportement déplacé comme suggéré.

Ce mardi, Impressum, la plus grande organisation de journalistes en Suisse romande, écrivait que «le dégât d'image pour la profession est réel». Et de préciser que dans ces circonstances, l'Association professionnelle rappelle ici l'importance de la déontologie journalistique. (svp)

L'incendie dramatique du 1er janvier, à Crans-Montana (VS)
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L'incendie dramatique du 1er janvier, à Crans-Montana (VS)

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