DE | FR
Le Tribunal cantonal vaudois a réglé, mercredi, une affaire qui date de 2013. Une bagarre générale partie d'un club a occasionné un blessé grave.
Le Tribunal cantonal vaudois a réglé, mercredi, une affaire qui date de 2013. Une bagarre générale partie d'un club a occasionné un blessé grave.
KEYSTONE

Il perd un œil dans une rixe, mais il n'y a pas de coupable

Un Tunisien avait été gravement blessé à l'œil lors d'une bagarre générale dans un club lausannois. Condamnés en première instance pour lésions corporelles graves, les prévenus viennent d'être acquittés par le Tribunal cantonal.
25.09.2021, 11:3226.09.2021, 09:52

Une sanglante affaire pénale, vieille de huit ans, vient peut-être de connaître son épilogue. En 2013, une bagarre générale entre ressortissants originaires des Balkans et des Maghrébins avait éclaté dans un club lausannois. Bilan de cette rixe ponctuée de coups de poings et d'utilisation d'une matraque télescopique: un homme ensanglanté, gravement touché à l'œil et qui a perdu connaissance. Il s'agissait d'un ressortissant tunisien en séjour illégal en Suisse.

Alors que l'enquête était en cours, la victime est rentrée au bercail en catimini. Ce qui a enlisé la procédure pénale. Plusieurs années plus tard, l'affaire a été relancée. Un compatriote en vacances en Tunisie a informé celui que son quartier a dédaigneusement surnommé «Le Borgne» qu'il était recherché en qualité de victime par les autorités judiciaires vaudoises. En mars, grâce à un visa expressément délivré pour lui permettre d'assister à l'audience, le quadra tunisien a pu se présenter au Tribunal de police de Lausanne.

Souvenirs gommés par le temps

Les quatre prévenus accusés de lésions corporelles graves ont nié toute implication dans les graves blessures du Tunisien. Quant au déroulement précis des faits, aucun d'entre eux ne semblait en avoir un souvenir précis. «Huit ans après, on ne se souvient pas de beaucoup de choses», avait soutenu le videur du club. Ce qui avait fait réagir l'avocate du Tunisien éborgné. «Vous avez perdu la mémoire. Mon client, lui, a perdu un œil», avait réagi Me Zakia Arnouni. La défense avait réclamé 40'000 francs de tort moral pour la victime. Le Tribunal de Lausanne lui en a octroyé quatre fois moins. Et a condamné avec sursis le quatuor de prévenus pour agression et lésions corporelles graves.

L'avocat du videur:

«La défense est sensible à la souffrance du plaignant. Parfois, la justice ne peut pas désigner de coupable. Ce n'est pas pour autant qu'elle a mal fonctionné. Bien au contraire»
Me Albert Habib, avocat du videur acquitté

Les quatre condamnés ont fait recours contre ce verdict. Le Tribunal cantonal vaudois s'est penché sur l'affaire mercredi après-midi. La Cour d'appel présidée par la juge cantonale Caroline Kühnlein a acquitté l'ensemble du quatuor. «Nous sommes soulagés par ce verdict qui survient après tant d'années. C'était compliqué de démêler le vrai du faux. Nous témoignons toute notre sympathie à la victime, qui a eu des séquelles grave», a indiqué Me François Gillard, avocat de l'ancien patron du club.

La manif anti-pass de Lausanne en images

1 / 9
La manif anti-pass de Lausanne, en images
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Qui est Mams, le meilleur street dancer de Suisse?

Plus d'articles sur les Afghanes

En Afghanistan, les femmes journalistes sont (déjà) radiées

Link zum Artikel

Afghane, elle avait toutes les raisons d'obtenir l'asile en Suisse. Et pourtant

Link zum Artikel

Les Afghanes, privées de leurs droits, descendent dans la rue

Link zum Artikel

Malgré les promesses des talibans, les droits des Afghanes menacés

Link zum Artikel

L'armée soutient la police face aux violences en Afrique du Sud

Face au désespoir économique et une crise politique, des violences ont éclaté dans plusieurs provinces d'Afrique du Sud. L'armée a été appelée en renfort.

L'armée sud-africaine va prêter main forte à la police, suite à des violences qui ont éclaté depuis vendredi, déclenchées initialement par l'incarcération de l'ex-président Jacob Zuma. Le désespoir économique a été aggravé par les restrictions imposées depuis fin juin, face à une troisième vague meurtrière de Covid.

Pillages et incendies se sont étendus dans le pays, notamment à Johannesburg, la plus grande ville d'Afrique du Sud. Des soldats ont été vus patrouillant les rues, mais l'armée …

Lire l’article
Link zum Artikel