La suite de «Barbie» avec Margot Robbie et Ryan Gosling est en péril
Sorti en 2023, le film Barbie dirigé par Greta Gerwig a marqué l'histoire du cinéma en amassant 1,44 milliard de dollars au box-office mondial, s'imposant comme le plus grand succès commercial de Warner Bros. Pourtant, trois ans après ce phénomène culturel global, le développement d'un second opus est plongé dans une crise majeure.
Selon des informations récemment révélées par Variety, les pourparlers entre le studio et le quatuor clé du long-métrage - soit la réalisatrice Greta Gerwig, son co-scénariste Noah Baumbach, ainsi que les stars Margot Robbie et Ryan Gosling - sont dans une impasse complète.
Course contre la montre
Le temps presse pour le studio hollywoodien. Comme le souligne le Huffington Post, Warner Bros. dispose d'une échéance fixée à décembre pour entamer la production d'une suite. Faute d'accord avant cette date limite, les droits d'adaptation cinématographique retourneront directement chez le fabricant de jouets Mattel.
Un tel scénario contraindrait la marque à repartir de zéro. En cas de départ vers un studio concurrent, Mattel n'aurait pas le droit d'utiliser l'univers ou les personnages développés dans le film de 2023, imposant un reboot total sans la distribution originale.
Selon le journaliste Matt Donnelly du magazine Variety, si aucun accord n'est trouvé, la situation juridique imposera un renouvellement total de la franchise: «Si de nouveaux contrats ne se concrétisent pas, Mattel ne sera pas autorisé à utiliser la moindre parcelle du Barbie de Gerwig comme point de départ et devra faire face à un reboot complet.»
Bras de fer financier autour des bonus
Au cœur du litige se trouve la question des rémunérations. D'après Variety, David Zaslav, le PDG de Warner Bros. Discovery, aurait soumis plus de six propositions financières au cours des trois dernières années, toutes déclinées par les représentants des artistes.
La dernière offre en date est décrite par des sources du studio comme la plus importante jamais formulée pour une équipe créative. Néanmoins, des sources proches du dossier nuancent cette affirmation, indiquant que si le montant global du lot est inédit, les rémunérations individuelles ne constituent pas un record.
Les exigences de l'équipe créative ont fortement augmenté à la suite du succès du premier opus:
- Cachets initiaux: Ryan Gosling demanderait 20 millions de dollars pour réincarner Ken.
- Bénéfices: L'équipe souhaiterait des conditions plus avantageuses sur les gains ultérieurs. Margot Robbie avait empoché plus de 50 millions de dollars en salaire et bonus pour le premier volet.
- Du côté du PDG de Warner Bros.: Selon le Huffington Post, David Zaslav jugerait les seuils de déclenchement des bonus réclamés par le quatuor trop généreux.
Erreur stratégique initiale
Cette situation complexe découle également d'un choix contractuel passé. Warner Bros. n'avait initialement signé un contrat que pour un seul film. Greta Gerwig ne souhaitait pas s'engager sur une franchise dès le départ, et le studio, prudent face à une réalisatrice qui n'avait encore jamais dirigé un projet d'une telle envergure, n'avait pas imposé d'option pour une suite.
L'incompréhension domine désormais à Hollywood face au refus du PDG de céder aux exigences financières de l'équipe, alors même que le duo Gerwig-Baumbach posséderait déjà une idée de scénario pour ce deuxième chapitre. Les auteurs refusent toutefois de partager leurs pistes tant qu'un contrat définitif n'aura pas été signé.
(jod)
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