Ça ne va pas plaire à Trump
Si vous faites partie de la génération des milléniaux et que vous avez grandi avec des pantalons baggy, une passion pour le skateboard et la musique punk-rock, vous avez forcément connu Green Day et ses tubes légendaires comme Basket Case, Holiday ou Boulevard of Broken Dreams. Forcément, puisque le groupe californien a vendu plus de 85 millions d'albums à travers le monde.
Le dimanche 18 janvier, la National Football League (NFL) a annoncé que Green Day ouvrirait la finale du célèbre Super Bowl LX, dont la 60e édition se tiendra le 8 février prochain.
Un premier show avant la mi-temps, qui sera ensuite assurée par Bad Bunny, lui aussi politiquement engagé, notamment en raison de ses origines portoricaines. Celui-ci a en effet refusé de jouer en concert aux Etats-Unis en protestation contre les arrestations massives réalisées par le Service de l'immigration et des douanes (ICE).
Un double pied de nez à Donald Trump et à ses partisans républicains, puisque le groupe Green Day est connu pour ses positions bien tranchées et son opposition assumée à la ligne défendue par l’ancien président américain.
Des anti-Trump qui s'assument
Le groupe de punk rock américain Green Day, originaire de Berkeley, en Californie, et fondé en 1989, a toujours affiché un engagement politique, fidèle à l’ADN du mouvement punk depuis ses débuts. La musique de Billie Joe Armstrong, Mike Dirnt et Tré Cool s’inspire en effet de la première vague punk de la fin des années 1970, à l’image de Ramones, The Clash ou encore Sex Pistols, tant sur le plan musical que dans son esprit contestataire.
Parmi les faits d’armes anti-Trump du groupe, on se souvient qu’en janvier 2024, alors que Donald Trump était en pleine campagne pour sa réélection, Green Day avait modifié les paroles de son tube American Idiot.
Le vers «I’m not a part of a redneck agenda» («Je ne fais pas partie de l’agenda des ploucs») était devenu «I’m not a part of a MAGA agenda», en référence au slogan «Make America Great Again» des partisans de Donald Trump.
Lors de certains concerts, le chanteur Billie Joe Armstrong n’hésite pas à critiquer ouvertement le locataire de la Maison-Blanche, allant jusqu’à faire scander la foule «Fuck Donald Trump», comme on a pu le voir au festival belge Rock Werchter en juillet dernier. Le groupe a également pris position à plusieurs reprises contre Elon Musk ou encore contre l’ICE, la police américaine de l’immigration.
Les 60e Super Bowl
Si les Trumpistes ont de quoi avoir du grain à moudre, du côté de Green Day, c’est plutôt l’enthousiasme qui domine. Le groupe s’apprête à offrir au monde un medley de ses titres les plus emblématiques, retraçant plusieurs décennies de tubes générationnels.
De son côté, la NFL a insisté sur la portée symbolique de ce choix, décrivant l’association d’un groupe musical local emblématique avec des icônes du football américain comme une manière forte et fédératrice de célébrer le 60e anniversaire du Super Bowl, puisque la grande messe du football américain aura lieu au Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie.
Autres performances
A coté de Green Day et Bad Bunny, d’autres performances musicales sont également prévues, comme l'hymne national The Star-Spangled Banner interprété par Charlie Puth, la chanson patriotique America the Beautiful par Brandi Carlile, ainsi que l'hymne pour les droits civiques Lift Every Voice and Sing, qui sera chanté par Coco Jones.
Le Super Bowl est l’un des évènements sportifs les plus regardés au monde après la Coupe du Monde de la FIFA. L’an dernier, 191 millions de téléspectateurs l’avaient suivi. De quoi faire grincer des dents le président Trump, et ses fans!
