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On a testé «Beastro», le jeu vidéo qui met la cuisine à l'honneur

Dans Beastro, vous allez devoir sauver le monde à coups de petits plats. On a testé ce jeu culinaire qui mélange les genres.
Vous incarnez un chat cuistot dans un univers asiatique d'une grande douceur.Image: Timberline Studio

Ce jeu vidéo ultra-cosy va vous donner faim

Dans Beastro, vous allez devoir sauver le monde à coups de petits plats. On a testé ce jeu culinaire qui mélange les genres.
19.07.2026, 12:0919.07.2026, 12:09
Igor Rodrigues Ramos / jvmag.ch

Quand on m’a dit qu’il existait un jeu où il fallait essentiellement cuisiner pour sauver le monde, je me suis immédiatement dit: «Ce n’est pas parce que je suis juste capable de faire cuire du riz que je ne peux pas, moi aussi, tenter de sauver le monde derrière les fourneaux».

Et c’est exactement ce que propose Beastro. Le titre de Timberline Studio est un jeu d’aventure culinaire fantasy qui mélange gestion de restaurant cosy et deck-building stratégique. Le joueur est invité à développer son établissement, récolter ses propres ingrédients et composer ses meilleures recettes grâce à un système de cartes qui aura une influence directe sur les combats.

Vidéo: extern / rest

Le jeu mise sur une proposition originale en mélangeant cuisine er stratégie dans un univers coloré et fantastique.

Une aventure qui tient dans une assiette

Beastro est sorti le 21 mai 2026 sur Steam et le Microsoft Store, dispoinible dès son lancement dans le Game Pass. Pour ce test, j’ai pu découvrir le jeu sur PC. Le jeu est également disponible sur PlayStation 5 et Xbox Series X/S.

Le design des personnages est vraiment réussi.
Image: jvmag.ch

Il faut également préciser que Beastro n’est malheureusement pas traduit en français. Il faudra donc maîtriser un minimum la langue de Shakespeare pour profiter pleinement de l’aventure. Ce n’est pas un anglais particulièrement complexe, mais cela reste dommage à une époque où de nombreux joueurs attendent encore une localisation complète.

Enfin, si la bande-son remplit correctement son rôle en accompagnant agréablement l’ambiance générale du titre, il faudra composer avec l’absence totale de doublage pour les dialogues. Un choix qui pourrait gêner certains joueurs.

Quand la cuisine devient une arme

Les bases de Beastro sont aussi simples qu’originales. Vous incarnez Panko, un jeune chat caracal talentueux qui reprend la direction du restaurant du village de Palo Pori après la mystérieuse disparition de son mentor.

Le duo qui va nourrir le village et les héros de passage.
Le duo qui va nourrir le village et les héros de passage.Image: jvmag.ch

Derrière les grandes palissades qui protègent la communauté, de dangereuses créatures menacent les habitants. Mais plutôt que de prendre directement les armes, Panko va utiliser son talent culinaire pour venir en aide aux courageuses Sentinelles, des aventuriers chargés d’affronter les monstres qui rôdent aux alentours.

Votre quotidien sera donc rythmé par la gestion du restaurant: cultiver vos propres ingrédients, récolter des ressources, prendre soin des animaux, pêcher et préparer de nombreux plats grâce à différents mini-jeux culinaires.

Mais ici, la cuisine ne sert pas uniquement à remplir les assiettes des habitants. Chaque repas préparé possède une véritable importance stratégique puisqu’il influence directement les combats.

Allez, aux fourneaux!
Allez, aux fourneaux!Image: jvmag.ch

Entre deux expéditions, les exploits des héros sont racontés à travers d’adorables séquences façon théâtre de marionnettes. Ces dernières peuvent également rapporter de précieux ingrédients récupérés sur les monstres vaincus. Au fil de l’aventure, il sera possible de développer son arbre de compétences culinaires et de personnaliser son restaurant afin d’en faire un véritable refuge pour toute la communauté.

Un jeu parfait pour l’été

Il faut toutefois préciser une chose essentielle: Beastro est avant tout un jeu relaxant et très peu punitif. Si vous cherchez un challenge extrêmement exigeant, un titre qui vous pousse à recommencer sans cesse ou qui sanctionne lourdement chaque erreur, ce n’est probablement pas celui qu’il vous faut.

Ici, l’objectif est différent. Le jeu cherche avant tout à installer une routine agréable où la progression reste constante, où les échecs ne sont jamais vraiment frustrants et où chaque session procure une sensation de confort. Une expérience qui vous enveloppe comme une couverture bien chaude.

Il y a de nombreux mini-jeux, notamment en cuisine.
Image: jvmag.ch

Et je dois dire que Beastro remplit parfaitement son rôle de jeu de l’été. C’est typiquement le genre de titre sur lequel on lance une partie tranquillement avant de dormir, avant une sieste post-plage ou installé confortablement avec un verre à la main sur une terrasse. Une petite parenthèse où l’on prend simplement plaisir à avancer.

Une recette originale mais imparfaite

La cuisine est évidemment au centre de toute l’expérience. Tout ce que vous entreprenez dans Beastro tourne autour d’elle et de son influence sur votre progression. Récolter des ingrédients, préparer des plats et améliorer ses recettes n’est jamais une simple activité secondaire: c’est aussi le cœur même du gameplay.

Avec son mélange d’agriculture, de cuisine, d’animaux, de fantasy et de cartes, le titre propose une expérience chaleureuse au rythme posé, idéale pour se détendre après une longue journée. Mais rien de bien compliqué et de complexe, ce qui pourrait frustrer des profils spécifiques.

Certains pourront toutefois regretter une durée de vie assez courte, estimée autour d’une dizaine d’heures. Mais avec un prix situé autour des 20 francs, difficile de considérer cela comme un véritable défaut, même si la rejouabilité est clairement limitée, notamment d’un point de vue narratif.

Les combats restent accessibles mais il y a des pics de difficulté face aux boss.
Les combats restent accessibles mais il y a des pics de difficulté face aux boss.Image: jvmag.ch

Malgré ses nombreuses qualités, Beastro n’échappe pas à quelques imperfections. Certaines mécaniques manquent parfois de clarté, notamment lors de la prise en main du système de préparation des repas et de l’influence des plats sur les cartes disponibles pendant les combats. Le jeu explique ses bases, mais certains éléments demandent finalement d’être compris par l’expérimentation. RIen de bien difficile à comprendre, au final.

Les mini-jeux culinaires sont également inégaux: certains fonctionnent très bien, tandis que d’autres manquent clairement de variété sur la durée. Enfin, certains affrontements contre les boss peuvent sembler déséquilibrés, avec des combats où la chance du tirage des cartes prend parfois davantage d’importance que la stratégie mise en place. Heureusement, la progression reste suffisamment généreuse pour limiter la frustration.

Une bonne bouffe

Beastro est une véritable petite pépite pour les amateurs de jeux cosy. En réunissant gestion agricole, création culinaire, vie de village et combats en deck-building roguelite, le titre parvient à mélanger des genres pourtant très différents dans une expérience étonnamment cohérente et agréable à parcourir.

Le jeu ne cherche jamais à révolutionner un genre, mais réussit très bien ce qu’il entreprend: offrir un moment de détente, de découverte et de gourmandise. Derrière son concept improbable se cache une aventure étonnamment bien pensée, capable de mélanger gestion, cuisine et stratégie, sans jamais perdre son identité chaleureuse. Une véritable parenthèse qui rappelle que, parfois, la meilleure façon de sauver le monde n’est pas forcément de brandir une épée… mais simplement de servir le bon repas au bon moment.

Note générale: 7/10
+ Un concept original cohérent
+ Un univers attachant
+ Le gameplay relaxant
+ La cuisine au cœur de l’expérience
– Pas de traduction française
– Des mini-jeux culinaires inégaux
– Répétitif à la longue
– La part de hasard
Lorde au bord de l'Aar avant son concert au Gurten
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Lorde au bord de l'Aar avant son concert au Gurten

Lorde incognito au bord de l’Aar.

source: instagram/lorde
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