Le «Assassin's Creed» préféré des joueurs est de retour
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Vous êtes prêts à (re)faire connaissance avec Edward Kenway, notre pirate favori et assassin malgré lu ? Bienvenue dans notre test de Assassin’s Creed: Black Flag Resynced qui se situe dans les Caraïbes en 1715, lors de l’âge d’or de la piraterie.
Black flag est l’un des anciens opus les plus vendus de la franchise Assassin’s Creed avant l’arrivée de la trilogique mythologique réunissant Origins, Odyssey et Valhalla. D’ailleurs, de mon côté, en tant que joueuse sur PlayStation depuis (presque) toujours, Black Flag était clairement l’un de mes favoris, notamment grâce à ses batailles navales.
Ubisoft en a fait une refonte totale avec le nouveau moteur Anvil déjà utilisé pour Assassin’s Creed: Shadows. Et ce n’est pas simplement un ravalement de façade du jeu, il y a du contenu inédit pour prolonger le plaisir!
Aussi frais qu’une brise marine
Le premier truc qu’on remarque lorsqu'on pose les yeux sur le jeu, c’est la refonte totale des graphismes, des textures ou même de l’architecture des bâtiments dans certaines villes. Les visages sont plus détaillés, les cheveux ne ressemblent plus à des perruques de paille, les couleurs sont plus contrastées et intenses.
Cela rend l’environnement bien plus riche visuellement et on voit clairement du travail là derrière. Les villes aussi ont été retravaillées, même la structure de certains bâtiments a été revue (par exemple les clochers), ce qui apporte du réalisme en plus. Il y a également eu une refonte de l’interface et des menus de compétence et d’inventaires reprenant le style mis en place dans le précédent opus.
L'île aux pirates
Notre repaire se trouve sur l’île de Great Inagua, que l'on découvre assez rapidement dans le cheminement des quêtes principales. Ce bout de terre sur lequel se trouve notre manoir a été remanié en ce sens que nous avons littéralement un village à améliorer pour débloquer tout son potentiel. Dans mes souvenirs, le village n’était pas aussi complet en termes d’améliorations. Cette nouvelle organisation ressemble quand même pas mal à ce qui a déjà été introduit dans les opus Valhalla et Shadows.
Personnellement, je trouve que les jeux qui contiennent des arbres de compétences ou d’améliorations trop grands ou trop complexes perdent de leur attrait, alors qu’ici, effectivement, ils ont réussi à ne pas dénaturer le jeu de base, même en y ajoutant de nouveaux éléments. Je signale quand même que finalement, améliorer sa base et son bateau a été plutôt facile pour moi, il n’y a pas de grandes difficultés pour récolter l’argent ou les matériaux de manière générale.
En plus de cette nouvelle base, le contenu inédit permet de recruter des officiers. Ces nouveaux personnages ont chacun une histoire de vie bien à eux et feront l’objet de quêtes distinctes et nouvelles dans l’histoire de Assassin’s Creed Black Flag Resynced. Ils nous procureront des avantages significatifs à notre navire, le Jackdaw. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler, mais c’est quelque chose que j’ai plutôt apprécié, dans la manière d’intégrer du nouveau contenu à une histoire que tous les joueurs de Assassin’s Creed connaissent déjà.
Faire parler le sabre et les canons
Ce qui m’a un peu perturbée au tout début du jeu, c’est que j’avais vraiment l’impression qu’Edward combattait comme le diable tellement ça allait vite. J’ai dû clairement avoir un petit moment d’adaptation. Il y a la possibilité d’utiliser des actions rapides et spécifiques à la situation du combat. On retrouve toujours des outils tels que les fléchettes soporifiques et celles que j’adore utiliser, les «furies», qui rendent complètement fous nos ennemis jusqu’à attaquer leurs propres alliés.
On peut aussi utiliser des bombes fumigènes et pendre nos ennemis pour les assassiner. Une autre méthode de combat qui me fait assez rire, c’est qu’on peut faire des balayettes à nos ennemis ou leur mettre des coups de pied pour les faire chuter. C’est d’ailleurs extrêmement efficace contre les murs ou si le combat se place en haut d’une falaise.
Ce qu’on aimait dans Black flag (je parle pour moi surtout), c’était toute la dimension liée aux batailles navales: aller dézinguer des gros paquebots, dix fois plus grands que le nôtre, et pour certains, pouvoir les ajouter à notre flotte. Cela signifie pouvoir ensuite les envoyer faire des missions en autonomie, nous faisant gagner marchandises et argent.
Conquérir des forts pour asseoir notre souveraineté sur certaines parties de la map fait aussi partie du jeu des batailles navales. Cela n’a clairement pas changé d’un iota dans cette version Resynced et j’aime toujours autant ces phases de combat sur l’eau.
Le même jeu, en mieux
Dans les villes, on retrouve toujours la possibilité d’utiliser des groupes de danseuses ou d’ivrognes pour se camoufler et donc s’infiltrer, ou encore avoir une assistance quand on sait que le combat va être plus délicat. Ce que je constate aussi c’est que les missions d’écoute sont clairement mieux gérées: dans mon souvenir, quand on devait écouter ce que racontait un PNJ pour obtenir des infos pour une quête, si on sortait légèrement de la zone, la mission échouait presque immédiatement. Dans Resynced, ce n’est plus du tout le cas et tant mieux!
Dans cette nouvelle mouture, on abandonne également les phases de jeu dans le présent, hors de l'animus,qui se déroulaient chez Abstergo. Un choix que j’apprécie grandement. J’ai souvent trouvé peu d'intérêt à revenir dans le présent alors que les époques qu’on peut revivre à travers le jeu sont bien plus passionnantes
Cependant, le nombre de bugs rencontrés depuis que j’ai commencé à y jouer vient passablement ternir l’expérience. Entre des dialogues avec un personnage qui a deux voix différentes, des bugs de caméra qui se tournent de l’autre côté après un assassinat, des PNJ bloqués en plein mouvement, ou des soldats et des bateaux que l’on vient d’occire mais qui persistent à l’écran, on a de quoi s’énerver.
Sur ce point, je suis clairement déçue, car il n’y a aucune excuse ici: la base du jeu a 13 ans, et le studio a décidé d’en faire une refonte parce que le titre avait été un succès, mais on est en droit d’attendre que cela soit fait correctement. Toutefois, il est fort probable qu’un patch de mise à jour suivant la sortie du jeu vienne résoudre ces problèmes.
Malgré ses défauts, j’ai franchement été heureuse de retrouver Edward dans un jeu qui flatte la rétine et j’espère encore avoir quelques surprises d’ici la fin, étant donné que je n’ai pas encore terminé le jeu à l’heure où j’écris ces lignes. Alors, en finalité, malgré les bugs persistants, je vous conseille quand même de vous lancer dans l’aventure de la piraterie!
On aime et on aime moins:
+ Le contexte historique
+ Le contenu inédit
– Combats brouillons
«Assassin’s Creed Black Flag Resynced »est disponible depuis le 9 juillet sur PC, Playstation 5 et Xbox.
