Netflix prépare une petite révolution
A l'avenir, les abonnés Netflix pourraient accéder aux catalogues d'autres diffuseurs sans quitter l'application. Selon des informations rapportées par le New York Times, étayées par des sources proches des discussions internes, la direction de l'entreprise se montrerait particulièrement ouverte à cette évolution.
Le quotidien américain précise que des premiers échanges auraient déjà eu lieu avec les plateformes américaines Peacock et Fox One. En France, Netflix a d'ailleurs amorcé ce virage dès le mois de juin en intégrant une chaîne locale à son offre. Ces initiatives témoignent de la volonté du groupe de séduire de nouveaux clients tout en fidélisant ses membres actuels.
L'exemple d'Amazon Prime Video
Netflix n'est pas le seul groupe à s'engager dans cette voie: YouTube ambitionne également de s'imposer comme le carrefour central des offres de streaming. La plateforme de Google a récemment conclu un accord avec Peacock afin de proposer ses contenus dès l'année prochaine, sans surcoût pour les usagers.
Ce modèle économique s'inspire directement de la stratégie d'Amazon. Grâce à Prime Video, le géant du commerce en ligne a réussi à convaincre des millions d'utilisateurs de souscrire des abonnements à des services tiers, tels qu'HBO Max ou Apple TV, directement depuis son interface.
Entre opportunités et risques
La mutualisation des services présente des avantages indéniables: elle permet aux diffuseurs de réduire leurs dépenses techniques et marketing, tout en offrant aux spectateurs un point d'accès unique. Cependant, ce modèle comporte des contreparties. Les plateformes hôtes, comme Amazon ou YouTube, captent une part importante des revenus et conservent la mainmise sur la relation avec les abonnés.
Face à ce partage de la valeur et des données, d'autres acteurs majeurs, à l'instar de Disney+, hésitent encore à distribuer leurs programmes par l'intermédiaire de plateformes tierces.

