L'ex de Lily Allen sort du silence après les attaques: «J’ai craqué»
Quelques mois après ses adieux définitifs à Stranger Things et le scandale provoqué par l'album de son ex-femme, la chanteuse Lily Allen, David Harbour sort du silence pour la première fois. L’acteur de 51 ans, devenu mondialement célèbre grâce au rôle du chef de police Jim Hopper, se trouve à un tournant de sa carrière et reconnaît avoir ressenti le besoin de quitter l’univers de la série qui l’a transformé en star planétaire.
«A un moment donné, explique-t-il dans un très long entretien accordé à Variety, on arrive à court d'idées. On avait exploré ces personnages au maximum et on commençait, subtilement, à se répéter.» Depuis plusieurs années déjà, l'acteur américain planche sur son prochain projet, la série DTF St. Louis.
Cette nouvelle étape professionnelle a toutefois été éclipsée par une tempête médiatique quasi dévastatrice. En octobre 2025, son ex-épouse, la chanteuse Lily Allen, dévoile l’album West End Girl, largement interprété comme un règlement de comptes musical après leur divorce. Les chansons évoquent notamment l’infidélité, la manipulation émotionnelle et un mystérieux appartement dédié à des rencontres extraconjugales. Toutefois, David Harbour refuse d’alimenter la polémique.
«C’était bizarre», confie-t-il. «Je crois fermement que chaque artiste a le privilège d’utiliser son expérience pour créer, et je la respecte pour cela.» L’acteur refuse également de commenter directement les accusations sous-jacentes.
Lorsqu’on lui donne l’occasion de réfuter publiquement les affirmations de son ex-femme, l'acteur préfère prendre de la hauteur. «Les histoires sont complexes», souligne-t-il. «Je respecte sa démarche artistique qui lui permet de canaliser son expérience. Ce n’était pas la mienne.»
Au même moment, l’acteur doit aussi faire face à des rumeurs concernant son comportement «étrange». Des témoignages relayés sur Reddit et dans la presse people évoquent des apparitions publiques jugées inquiétantes, tandis que David Harbour se fait discret lors des événements liés à la fin de Stranger Things. Il ne cherche pas à minimiser ce qu’il a traversé. «J’ai craqué», lâche-t-il avant de rire. Puis il ajoute plus sérieusement:
Diagnostiqué bipolaire depuis de nombreuses années, David Harbour estime que le débat public autour de la santé mentale reste largement insuffisant. «Il y a beaucoup d’absurdités irresponsables qui circulent», regrette-t-il. «En période de stress extrême, cela peut engendrer un comportement quelque peu erratique, et c’est embarrassant, j’en ai honte. Ce n’est pas un choix, et je ne le souhaiterais même pas à mon pire ennemi.»
Selon lui, cette hypersensibilité nourrit également son métier d’acteur. «J’ai vraiment l’impression que, pour certains d’entre nous, nos dons sont inextricablement liés à nos maladies.»
David Harbour revient également sur un article du Daily Mail affirmant que sa partenaire de jeu Millie Bobby Brown aurait porté plainte contre lui pour harcèlement avant le tournage de la dernière saison. Une information que l’actrice avait rapidement démentie. L’acteur se dit encore perplexe face à cette affaire. «Le moment choisi était étrange», estime-t-il.
Concernant sa relation avec celle qui incarnait sa fille à l’écran, il se montre particulièrement affectueux. «Franchement, Millie et moi travaillons sur plusieurs projets… Vous nous verrez davantage, Millie et moi – dix ans, c'était trop court. Il y a un lien très fort entre nous. Je l'aime. Elle m'aime», affirme-t-il sans en dévoiler davantage à ce stade.
Après des mois difficiles, David Harbour semble aujourd’hui déterminé à reprendre le contrôle de son récit. Entre ces confessions et son nouveau projet, l’acteur rappelle surtout qu’au-delà des rumeurs, des tabloïds et des réseaux sociaux, les histoires humaines restent rarement aussi simples qu’elles en ont l’air. (mbr)
