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On a vu Malcolm: Rien n'a changé et voici notre avis

Comme l'indique le titre, rien n'a changé dans «Malcolm: Rien n'a changé».
Comme l'indique le titre, rien n'a changé dans Malcolm: Rien n'a changé.Image: Hulu

Le chaos de Malcolm est toujours aussi savoureux

La série culte des millennials fait son retour et ne déçoit pas, si ce n’est par une durée bien trop courte qui pourrait éventuellement frustrer.
09.04.2026, 18:4709.04.2026, 18:47

Si vous avez entre 30 et 40 ans et que vous avez grandi avec la télévision, difficile d’être passé à côté de la famille de Malcolm, composée de ses parents Lois et Hal, ainsi que de ses frères Francis, Reese et Dewey.

Une famille dont on n’a jamais eu le nom, et qui représentait un foyer loin de la perfection des familles parfaites à laquelle les sitcoms nous avaient habitués. On trouve au sein de ce foyer modeste des personnages attachants, mais néanmoins dysfonctionnels, avec une mère survoltée, un père démissionnaire et des enfants turbulents, dont Malcolm s’avère être l’exception en étant surdoué.

La force de cette sitcom pas comme les autres, c'est d'avoir réussi à être touchante, parfois profonde, tout en restant hilarante et en évitant le mépris de classe auquel il aurait été facile de céder. Durant sept saisons et 151 épisodes, cette comédie loufoque a donné au quotidien de cette famille imparfaite la matière pour devenir la série culte qu'elle est aujourd'hui.

Rien n'a changé ou presque

Il y a 20 ans, la série Malcolm se terminait et les choses commençaient plutôt bien pour le personnage incarné par Frankie Muniz, puisqu'il était accepté à l'université prestigieuse de Harvard, quittant ainsi définitivement le cocon familial. Quant à Lois et Hal, joués par Bryan Cranston et Jane Kaczmarek, ceux-ci découvraient qu'ils allaient être à nouveau parents.

Deux décennies plus tard, la série revient le temps de quatre épisodes en guise d'épilogue, à l'initiative de l'acteur Bryan Cranston, aujourd'hui consacré grâce à l'immense succès de la série Breaking Bad. Un come-back dont l'acteur rêvait, puisque c'est cette série qui l'a révélé, comme l'indique le magazine TVLine.

Ainsi, tout le monde a répondu présent à ses retrouvailles, si ce n'est l'acteur Eric Per Sullivan, dont le rôle de Dewey a été confié à un autre acteur, celui-ci ayant abandonné sa carrière à Hollywood pour se consacrer à de brillantes études littéraires. Le benjamin de la famille est désormais incarné par Caleb Ellsworth-Clark, connu pour ses rôles dans The Handmaid's Tale ou encore Fargo. Un recast qui n'est pas tant péjoratif, puisque ce nouveau visage ressemble étonnamment à l'enfant aux oreilles décollées qui fut longtemps l'un des personnages préférés des fans.

Notre belle famille

Lancée comme une minisérie, Malcolm: Rien n'a changé se déroule en quatre épisodes, centrés sur le 40e anniversaire de mariage de Lois et Hal. Aujourd'hui, Malcolm est père et vit le plus loin possible de sa famille, à qui il reproche de lui faire perdre tous ses moyens. Une distance qu’il entretient en téléphonant ou en envoyant des cartes de vœux, tout en évitant au maximum de leur rendre visite. Mais pour cet anniversaire important, il n’a pas d’autre choix que de s’y rendre accompagné de sa fille Leah et de sa conjointe, à qui il cache ses origines depuis toujours. Celui-ci, qui a opté pour une vie des plus banales, va retrouver le chaos que nous aimions tant dans la série d’origine.

La bande-annonce:

Vidéo: extern / rest

S’il y avait de quoi être effrayé à l'idée qu’on touche au doudou de toute une génération, soyez rassuré, ce petit retour en arrière se fait avec tout l’amour porté au matériau d’origine. On retrouve Ken Kwapis, réalisateur de longue date de la série, signant ces quatre épisodes, assurant ainsi une continuité de ton avec la série d'origine, ainsi que l’implication majeure du créateur initial, Linwood Boomer.

Frankie Muniz incarne toujours son personnage à la perfection, à savoir un même mélange exaspérant d'intelligence confinant à l'arrogance et une incapacité à lâcher prise. Mais Malcolm a beau être le personnage central de la série, il n'a jamais été celui pour qui le cœur des fans a vibré. En effet, dans cette famille déjantée, Hal, le père, a toujours été à la première place, et on ne peut que constater que Bryan Cranston est né pour le jouer.

A force de le voir dans des rôles dramatiques, on en avait presque oublié à quel point l'acteur aujourd'hui âgé de 70 ans est un génie de la comédie. La star de Breaking Bad offre les scènes les plus inspirées de cette minisérie. Porté par sa naïveté et son cœur pur, Hal est une source inépuisable d'absurdité dont on ne se lasse jamais. Sa femme, Lois, n'est pas en reste, et joue au diapason la même partition qu'autrefois, à savoir celle d'une femme un brin autoritaire et au franc-parler qui cache un amour inconditionnel pour sa famille.

La vie est toujours injuste

Le seul regret que l'on peut éprouver face à cette réunion familiale, c'est le faible temps d’écran des autres personnages, à commencer par les autres enfants de la fratrie. Quant aux autres figures secondaires, ces visages très familiers voient leur apparition se limiter à de simples caméos, le temps d’arracher un sourire. Fort heureusement, leur présence est suffisamment bien exploitée pour que leur absence ne soit pas trop gênante.

Malcolm (Frankie Muniz) est toujours dans l'incapacité de garder son calme façe à sa famille.
Malcolm (Frankie Muniz) est toujours dans l'incapacité de garder son calme face à sa famille.Image: Hulu

Parmi les nouveaux personnages, on retient Leah, la fille de Malcolm. Celle-ci se trouve au cœur du récit, puisque c'est par elle que notre héros trouve une forme de sérénité, le poussant à abandonner son humeur écrasante et les tensions qu'il éprouve face à sa famille. On peut aussi noter la présence de sa sœur, dont la naissance nous avait été annoncée lors de l'épisode final de la série. Kelly, la plus jeune de la fratrie, est aujourd'hui une jeune femme rebelle, douée et mature, sorte de Malcolm version «Gen Z», le cool en plus.

Quatre épisodes, c'est bien court, et cette minisérie s'éparpille un peu en tentant de condenser tout ce qu’elle souhaite offrir, ce qui l’empêche malheureusement d’atteindre l’excellence. Elle reste néanmoins une madeleine de Proust à savourer comme il se doit: des retrouvailles le temps d’une journée, comme si nous, en tant que spectateurs, étions également invités à célébrer l’anniversaire de mariage de Hal et Lois. C’est là qu’on réalise que cette famille fut aussi un peu la nôtre, à une époque où l’offre télévisée n’était pas la même qu’aujourd’hui. Pourtant, vingt ans après, rien n’a vraiment changé: on les aime toujours autant.

«Malcolm: Rien n'a changé» est une mini-série en quatre épisodes disponible dès le 10 avril sur Disney+

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