La RTS a testé les fruits secs de Coop, Migros, Aldi: voici les meilleurs
Pratiques à emporter, riches en énergie et associés à une alimentation équilibrée, les mélanges de fruits secs ont la cote. Que ce soit en randonnée, au bureau ou à l’école, ces sachets remplis d’amandes, noix de cajou, raisin ou abricots secs sont souvent perçus comme une alternative saine aux snacks industriels. Mais un test de l’émission A bon entendeur de la RTS montre qu’ils ne sont pas toujours aussi irréprochables qu’ils en ont l’air.
L’émission s’est penchée sur plusieurs mélanges prêts à consommer vendus dans les grandes surfaces romandes. Derrière leur image «naturelle», certains produits contiennent des ingrédients ajoutés que les consommateurs ne soupçonnent pas forcément: sucre, huiles ou additifs utilisés lors du séchage des fruits. Car la méthode est déjà essentielle entre lyophilisation, séchage à l'air au sucre ou friture, le procédé ayant un impact sur la quantité de vitamines, de fibres ou de sucre, mais aussi sur le poids, élément crucial pour la rentabilité du fabricant.
Les fruits secs parcourent souvent des milliers de kilomètres avant d’arriver en rayon et subissent différents traitements pour améliorer leur conservation, leur goût ou leur apparence. Résultat: tous les mélanges ne se valent pas sur le plan nutritionnel, notamment à cause du choix des marques dans leurs mélanges qui contiennent entre quatre et sept fruits différents, selon un calcul prédéfini pour respecter la rentabilité et les marges. Par exemple, les noix du Brésil sont lourdes, donc rentables, mais toxiques, rappelle à la RTS Sandrine Lasserre, diététicienne. Elle-même recommande de ne pas en manger plus de deux par jour.
Au sujet des fruits secs en général, la diététicienne se montre réservée:
Des traces de nombreux pesticides
L'émission A bon entendeur s’est aussi intéressée à la présence de pesticides. Plusieurs sachets achetés dans le commerce ont été analysés en laboratoire afin de mesurer leur teneur en résidus phytosanitaires.
Les résultats montrent que certains mélanges cumulent un nombre particulièrement élevé de molécules différentes. Même si les concentrations mesurées restent généralement dans les limites légales, cette accumulation interroge sur la qualité globale de certains produits et sur l’exposition répétée des consommateurs.
L’enquête rappelle ainsi l’importance de vérifier la composition des mélanges avant achat. Certains produits restent relativement simples et naturels, tandis que d’autres se rapprochent davantage d’aliments transformés, avec ajouts de sucre ou de matières grasses. Les spécialistes recommandent aussi de privilégier, lorsque c’est possible, des fruits secs nature, sans enrobage ni additifs, et issus de filières bio pour limiter l’exposition aux pesticides. (hun)
