Economie
Technologie

La maison-mère de Snapchat s'embourbe

La maison-mère de Snapchat s'embourbe

Image
Snap, la maison mère du réseau social Snapchat, a vu son action s'effondrer mardi après avoir publié des résultats trimestriels décevants - et ce, malgré une nouvelle vague de licenciements.
07.02.2024, 07:3307.02.2024, 11:33

L'entreprise californienne avait pourtant vu ses revenus progresser de 5% sur un an pour la période d'octobre à décembre, à 1,36 milliard de dollars. Mais cette hausse s'avère inférieure aux attentes des investisseurs et lui a coûté très cher à Wall Street: son titre a plongé de plus de 30% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York.

Licenciements et pertes abyssales

Lundi, Snap a annoncé qu'elle se séparait de 10% de ses employés, soit environ 500 personnes, à commencer par les échelons intermédiaires. Elle avait déjà remercié 20% de ses effectifs à l'été 2022 (soit plus de 1200 salariés).

Au printemps dernier, Evan Spiegel, qui a cofondé Snap en 2011, s'était félicité d'avoir atteint les 750 millions d'utilisateurs mensuels, «dont la vaste majorité des 13-34 ans dans plus de 20 pays». Mais contrairement à Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp), Snap n'a jamais réussi à gagner suffisamment de recettes publicitaires pour dégager un profit annuel. En 2022, ses pertes nettes ont triplé à 1,43 milliard de dollars. En 2023, le groupe les a légèrement réduites, à 1,32 milliard.

«2023 a été une année charnière pour Snap. Nous avons transformé notre activité publicitaire et continué à développer notre communauté mondiale, atteignant 414 millions d'utilisateurs actifs quotidiens»
Evan Spiegel, cité dans le communiqué mardi.

Snapchat, dont le principe de photos et vidéos éphémères, ainsi que les filtres de réalité augmentée, lui a valu son succès, a été copié par ses rivaux. Mais l'entreprise n'a pas réussi sa diversification dans les équipements électroniques, comme les lunettes connectées. Sa formule sur abonnement payant, Snapchat+, continue cependant de gagner des clients. L'offre dopée à l'intelligence artificielle générative, coqueluche de la tech, a dépassé les 7 millions d'abonnés.

En parlant de lunettes connectées...

De nombreuses autres sociétés du secteur des technologies ont aussi mis en place récemment de nouveaux plans sociaux, plus limités que ceux d'il y a un an. Mais Google, Meta et Amazon, les trois principaux acteurs de la publicité numérique mondiale, ont largement rebondi après une sortie de pandémie difficile, marquée par l'inflation. Meta a réalisé 40 milliards de dollars de chiffre d'affaires au quatrième trimestre, dont elle a dégagé 14 milliards de bénéfice net. (mbr/ats)

C'est quoi ce gadget qui veut remplacer nos smartphones?
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
L'entreprise promue par Bertrand Piccard était surveillée
Durant des années, Prime Energy, pour laquelle Bertrand Piccard a fait la promotion, était dans le viseur de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers. Mais rien ne s'est passé.
Durant quatre ans, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a mené une procédure préliminaire contre la société photovoltaïque bâloise Prime Energy. Le soupçon portait sur le fait d'avoir accepté de fonds de placement sans autorisation préalable. Lorsque la Finma a finalement désigné un enquêteur dans le cadre de cette procédure, il était déjà trop tard.
L’article