Plus de 60 disparus après un naufrage au Guyana
Les recherches se poursuivent dimanche au Guyana après le naufrage d'un bateau qui a chaviré samedi soir au nord-ouest du pays, au large de l'Essequibo, région revendiquée par le Venezuela.
«67 personnes ont été secourues: 41 hommes, 11 femmes et 15 enfants. Parmi les enfants, six sont des garçons et neuf sont des filles», indique le gouvernement dans un communiqué.
Deux personnes, un homme et une femme, ont été retrouvées mortes. Toutefois, alors que les recherches continuent, les autorités se sont dites «indignées» en soirée en découvrant que «le manifeste ne reflète pas fidèlement les personnes présentes à bord», selon le ministre des Travaux Publics Juan Edghill.
Propos confus
Il se peut donc que le nombre de disparus dépasse 66. M. Edghill a appelé les personnes ayant des proches à bord à prendre contact avec les autorités pour tenter d'établir une liste réelle du nombre de passagers.
Le Premier ministre Mark Phillips a promis l'ouverture d'une enquête sur tous les événements concernant le naufrage depuis le chargement du bateau, soulignant que deux membres d'équipage avaient été testés positifs au cannabis.
Dans des propos un peu confus, M. Edghill a évoqué la possibilité que le capitaine ait été testé positif: «Nous avons une tolérance zéro pour les membres d'équipage qui boivent ou fument pendant leur service, et encore plus quand il s'agit de tests positifs concernant le capitaine. Je peux comprendre un marin, mais pas un capitaine».
«La zone de recherche a été étendue de 400 kilomètres carrés à 1070 kilomètres carrés (...) Des pêcheurs locaux, qui possèdent une connaissance approfondie de la région, se sont également joints aux opérations», ont précisé les autorités.
Dans une vidéo avec des proches de passagers, Juan Edghill a indiqué que «c'est une grosse vague qui a renversé le Barima». Les survivants ont été ramenés à terre sur la côte.
Construit en 1939
Le ferry était parti de la capitale Georgetown dans la nuit de samedi à dimanche, et devait emprunter la mer avant de remonter un cours d'eau pour atteindre Port Kaituma, situé en pleine forêt tropicale dans l'Essequibo.
Construit en 1939 selon le site Vesselfinder, «le MV Barima a été mis en cale sèche pour la dernière fois en 2024 et reste conforme à son cycle de radoub obligatoire. Le navire fonctionne également avec de nouveaux moteurs et effectue environ trois à quatre voyages par mois vers Port Kaituma», assure le communiqué du gouvernement. (ats)
