«On m'a pris pour un fou»: ils découvrent un caïman dans le Doubs
C’est une scène pour le moins inattendue qui s’est déroulée dimanche matin dans le Doubs, entre Valentigney et Audincourt, deux villages français proches de la frontière suisse. Deux pêcheurs ont découvert un caïman au fond de la rivière. «Quand j’ai appelé les gardes-pêche, ils m’ont pris pour un fou», commente Yohann Santos auprès du Quotidien Jurassien.
«Ça fait un choc parce qu’un tel animal n’a rien à faire dans nos cours d’eau», raconte à l'Est Républicain le même homme, pêcheur et garde-pêche, qui a fait la découverte avec son frère.
Que s'est-il passé?
Depuis leur bateau, les deux hommes aperçoivent une forme étrange dans l’eau. Le garde-pêche raconte:
L’animal mesurait environ 60 à 70 centimètres, était en état de décomposition avancé, et «sentait vraiment très mauvais». Il lui manquait également une patte. Alerté, l’Office français de la biodiversité a confirmé au média français qu’il s’agit bien d’un caïman:
Reste une question: comment un reptile originaire d’Amérique centrale ou du Sud a-t-il pu se retrouver dans les eaux du Doubs? Plusieurs pistes sont envisagées, mais aucune ne semble évidente. «Les zoos les plus proches sont trop éloignés ou n’hébergent pas ce type d’animal», précise le directeur local de l’OFB.
L’hypothèse la plus probable est celle d’un animal détenu par un particulier, puis abandonné. Mais «aucune autorisation n’a été délivrée pour ce type d’espèce dans le Doubs», assurent les autorités.
Mais ce n’est pas la première découverte du genre dans la région, rappelle l'Est Républicain. Il y a cinq ans, trois boas morts avaient déjà été retrouvés dans le Doubs, à quelques kilomètres de là. Là aussi, aucune explication claire n’avait pu être établie. De son côté, Le Quotidien Jurassien évoque un caracal qui avait été repéré en 2024, puis avait disparu sans trace près du village suisse de Courgenay.
Mais cette nouvelle découverte relance les inquiétudes autour de la détention illégale d’animaux exotiques. Si le mystère reste entier, une chose est sûre: ces espèces n’ont rien à faire dans les rivières européennes. Et pour les pêcheurs du Doubs, la surprise risque d'être longtemps gravée dans leur mémoire. (hun)
