Javier Bardem dénonce Trump, Poutine et Netanyahu à Cannes
La star espagnole Javier Bardem a estimé dimanche que la «masculinité toxique» de Vladimir Poutine, Donald Trump ou Benjamin Netanyahu était responsable de conflits ayant fait des «milliers de morts». Il a de nouveau accusé Israël de commettre un «génocide».
Interrogé en conférence de presse sur son rôle dans «L'être aimé», film en compétition à Cannes où il interprète un réalisateur abusif, l'acteur de 57 ans a évoqué la «masculinité toxique» de son personnage, avant de tenir des propos plus politiques.
«C'est le même problème avec Trump, Poutine ou Netanyahu», a-t-il dit, citant les dirigeants américain, russe et israélien. Il ajoute:
Il estime que cette attitude provoque des «milliers de morts».
Défenseur affiché de la cause palestinienne, Javier Bardem a par ailleurs affirmé qu'un «génocide» était «toujours en cours» à Gaza, où prévaut un cessez-le-feu très précaire après deux ans de guerre qui ont dévasté le territoire palestinien et fait 72 000 morts, selon le bilan du mouvement islamiste Hamas.
«C'est un fait, vous pouvez essayer de le justifier mais c'est un fait», a-t-il estimé.
L'Etat d'Israël dément commettre un génocide à Gaza, qu'il avait envahi après l'attaque du Hamas sur son sol le 7 octobre 2023 pendant laquelle 1221 personnes ont été tuées, selon les chiffres officiels et ceux de l'AFP.
Dans un entretien à l'AFP samedi, Javier Bardem avait affirmé que ses prises de position tranchées sur Gaza n'avaient pas eu d'impact négatif sur ses opportunités dans le cinéma. «J'imagine que certaines personnes doivent avoir peur d'être moins sollicitées mais ce n'est pas mon cas», avait-il assuré, «c'est même le contraire, on m'appelle encore plus». (tib/ats)
