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Pour Poutine, la négociation de paix est une arme de guerre

Poutine ne négociera pas avec l'Ukraine
Poutine n'a aucun intérêt à négocier.Image: montage watson
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Zelensky tente de piéger Poutine, mais ça ne marchera pas

Les efforts de paix dans la guerre en Ukraine tournent en rond, alors même que Kiev fait tout pour qu’un sommet à trois avec Donald Trump puisse avoir lieu.
29.09.2026, 16:5929.09.2026, 16:59
Bojan Stula

Dans les manœuvres autour des négociations de paix en Ukraine, l’objectif actuel se résume à une chose: acculer le maître du Kremlin de telle sorte que Vladimir Poutine ne puisse s’en sortir qu’en engageant des discussions directes avec son adversaire. En profitant de sa visite cette semaine à l’Onu, à New York, pour présenter le sommet du G20 prévu en décembre à Miami comme le lieu idéal pour organiser une rencontre à trois attendue depuis longtemps, Volodymyr Zelensky place Moscou face à un double dilemme.

D’une part, il donne davantage de poids sur le fond à cet événement prestigieux organisé par Donald Trump pratiquement chez lui. D’autre part, le président étasunien considérerait comme un affront un refus russe de l’invitation adressée personnellement à Poutine. Rien d’étonnant donc à ce que le Kremlin, pris dans cet étau diplomatique, fasse ce qu’il fait toujours: gagner du temps. Et continuer à bombarder.

Car Poutine ne dévie pas d’un centimètre de sa ligne. Pour lui, les négociations ne sont pas un moyen de parvenir à la paix, mais d’atteindre les objectifs de guerre qu’il n’est plus en mesure de réaliser sur le champ de bataille. Son calcul est le suivant: tôt ou tard, l’Occident, lassé de la guerre, finira bien par abandonner l’Ukraine. La déstabilisation de l’Europe sert de mesure d’accompagnement.

Le spécialiste de la Russie Hendrik Remmel l’a formulé ainsi: dans la situation actuelle, Poutine a davantage à perdre qu’à gagner dans tout scénario qui ne prévoit pas la poursuite de la guerre. C’est pourquoi le Kremlin ne veut ni fin de la guerre, ni cessez-le-feu, ni même trêve. Point final.

Dès que des négociations de paix semblent imminentes, la Russie recourt toujours à la même échappatoire: les «conditions préalables» – autrement dit la capitulation de l’Ukraine et la cession de territoires – ne seraient pas remplies. A l’inverse, la position de l’Ukraine a évolué après de terribles années de lutte pour sa survie.

Zelensky a accepté comme point de départ diplomatique ce qui était autrefois impensable: un gel de la ligne de front. Kiev ne peut effectivement que tirer profit d’un sommet avec Trump et Poutine.

Le déséquilibre entre la véritable aspiration ukrainienne à la paix et le sabotage des négociations par Moscou est désormais si évident que même des défenseurs de Poutine comme l'Allemande Sahra Wagenknecht, se retrouvent à court d’arguments. Pendant des années, elle a répété sur les plateaux de télévision que, pour parvenir à la paix, il suffisait de «faire sérieusement un pas vers Poutine». Ce mantra s’est révélé n’être que de la poudre aux yeux. (trad. hun)

Vladimir Poutine dans tous ses états
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Vladimir Poutine dans tous ses états
Poutine en mode chasseur, 2010.
source: ap ria novosti russian governmen / dmitry astakhov
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Un bruit assourdissant interrompt la rencontre entre Xi et Trump
Video: watson
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