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Joe Biden en Ukraine: l'humiliation ultime pour Poutine

President Joe Biden, right, and Ukrainian President Volodymyr Zelenskyy hug as they say goodbye at the Memorial Wall of Fallen Defenders of Ukraine in Russian-Ukrainian War with photos of killed soldi ...
Les deux présidents se disent au revoir, ce lundi 20 février, devant le mur commémoratif des défenseurs de l'Ukraine tombés pendant la guerre. Image: AP Ukrainian Presidential Press
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L'humiliation ultime pour Poutine

Le président américain a fait une apparition totalement inattendue dans la capitale ukrainienne, à quelques jours de la date d'anniversaire du début du conflit. Sa visite est une gifle pour Vladimir Poutine et un message très clair.
20.02.2023, 20:4420.02.2023, 21:51
Fabian Hock / ch media

Il y a presque un an jour pour jour, le président russe Vladimir Poutine donnait l'ordre d'attaquer Kiev. Il voulait, en trois jours, écraser son voisin ukrainien et prendre d'assaut la capitale. 52 semaines et des dizaines de milliers de morts plus tard, ce n'est pourtant pas Vladimir Poutine qui traverse la capitale ukrainienne, mais bien Joe Biden, le chef d'Etat de l'ennemi juré: les Etats-Unis.

La visite du président américain à Kiev n'est pas qu'une gifle symbolique au chef Kremlin. Il s'agit également d'un message sans équivoque adressé à l'Ukraine, qui affirme: «Les Etats-Unis sont derrière vous.» Sa venue personnelle à Kiev est l'assurance ultime de son soutien à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky. Le président américain ne peut plus se cacher.

Poutine a mal calculé son coup

Biden contrecarre ainsi les plans du maître du Kremlin à un moment crucial. En déclarant la guerre à l'Ukraine, Vladimir Poutine était persuadé que l'Occident laisserait faire, comme il a laissé faire en 2014 en Crimée.

Il misait sur la lassitude de l'Occident face à la guerre. Il était convaincu d'avoir plus d'endurance. Il envoie des hommes par milliers sur le front, mal équipés, à peine formés, condamnés à mourir. Les Russes ne se sont pas révoltés contre l'inhumanité de leur président. Et ses réserves d'hommes et de matériel semblent illimitées.

L'Ukraine, en revanche, dépend, pour le meilleur comme pour le pire, des livraisons d'armes de l'Occident. Heureusement, celles-ci – comme le rappelle haut et fort la visite de Joe Biden ce lundi 20 février – ne sont pas près de s'arrêter.

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Les images du ballon espion chinois
Un jet américain vole à côté du ballon espion.
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