DE | FR
Des Indiens luttent contre le Covid en s'enduisant... de la bouse de vache. Watson

Image: DR

Des hindous luttent contre le Covid en s'enduisant... de bouse de vache

L'Inde connaît actuellement un record de cas Covid. Pour contrer le désastre sanitaire, des habitants appliquent sur leur peau un mélange de bouse de vache et d’urine. Une pratique pas si insolite dans le pays, qui inquiètent toutefois de nombreux scientifiques.



Mercredi, le bilan total de personnes ayant succombé au Covid en Inde a dépassé les 250 000 décès, selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Alors que les hôpitaux, au point de rupture, rationnent les approvisionnements en oxygène, les médecins doivent gérer une autre problématique: la mise en garde contre les traitements alternatifs de plus en plus populaires dans toute l’Inde.

Pour mieux comprendre ce qu'il se passe en Inde:

Cela implique notamment celui qui consiste à s'enduire un mélange de bouse de vache et d’urine sur sa peau puis à attendre qu’elle sèche. Il faut alors, par la suite, se laver avec du lait ou du beurre. Le tout, en honorant physiquement les vaches se trouvant à côté, comme l'explique Reuters. Or, les médecins sont formels:

«Il n’y a aucune preuve scientifique concrète que la bouse de vache ou l’urine contribue au renforcement l’immunité contre le Covid-19. Cela est entièrement basé sur des croyances»

Docteur Ja Jayalal, président national de l’Association médicale indienne. Reuters

Une pratique qui pourrait conduire à une nouvelle pandémie

Les adeptes de cette pratique, soit majoritairement des hindous qui constituent près de 80% de la population indienne, sont convaincus que derrière la bouse de vache se cache le remède qui leur permettrait de:

D'après Reuters, il s'agit d'une croyance issue de l'hindouisme. Cette religion encense la vache comme «un symbole sacré de la vie et de la terre». Pendant des siècles en effet, les hindous ont utilisé cette matière fécale pour nettoyer leurs maisons et pour les rituels de prière, persuadés qu'elle avait des vertus thérapeutiques et antiseptiques.

Cette conviction est également soutenue par les politiques du pays d'après ce qu'on peut lire sur Indian TV News. Le 8 mars 2021, la ministre de la culture, Usha Thaku, affirmait en effet que «brûler de la bouse de vache pouvait désinfecter une maison du Covid pendant douze heures». Problème: selon les médecins, la pratique pourrait au contraire aggraver la situation sanitaire, pas seulement du pays, mais au niveau mondial:

«Il y a des risques pour la santé liés à l'étalement sur le corps ou à la consommation de ces produits. D'autres maladies pourraient à nouveau se propager de l'animal à l'Homme»

Docteur Ja Jayalal, président national de l’Association médicale indienne. reuters

Par ailleurs, les scientifiques craignent également que ces rassemblements ne contribuent à une propagation encore plus exponentielle du virus indien. Une souche que l'OMS jugeait d'ailleurs mercredi «préoccupante».

(mndl)

Quelque chose d'un peu plus léger: ce Pakistanais coiffe avec une hache et un chalumeau

Vidéo: watson

Hier, c'était les 40 ans de la mort de la superstar du reggae Bob Marley

1 / 10
Bob Marley, superstar du reggae, mourait il y a 40 ans
source: ap
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Cela pourrait aussi vous intéresser:

Bill Gates aurait quitté Microsoft à cause d'une liaison avec une employée

Link zum Artikel

5 haies d'honneur légendaires du sport

Link zum Artikel

19 animaux qui prouvent que l'Australie est un pays flippant

Link zum Artikel

L'Etat le plus vacciné du monde forcé à reconfiner suite à une flambée de cas

Link zum Artikel

Le ou la Covid: connaissez-vous ces autres mots qui changent de sexe?

Link zum Artikel

«Ton mariage, c'était sympa... mais sans plus»

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

Interview

«Sans nouveau variant, on peut espérer du mieux entre l'été et l'hiver 2021»

Que faut-il penser des récentes annonces de réouverture alors que les chiffres du Covid-19 indiquent une situation plus qu'incertaine? Marcel Salathé, l'épidémiologiste qui a claqué la porte de la Task force en février, nous aide à comprendre.

Déchiffrer la drôle de situation que vit la Suisse depuis ce mercredi n'est pas une mince affaire. Selon l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), quatre critères sur cinq ne sont pas remplis pour une réouverture mais le Conseil fédéral a quand même décidé de lâcher du lest. Rappelons qu'il a lui-même fixé ces indicateurs afin de rendre les différentes mesures prises dans la lutte contre la pandémie plus efficaces.

Ancien membre de la fask force scientifique Covid-19 (il a claqué la porte en …

Lire l’article
Link zum Artikel