International
Donald Trump

Trump pourra taxer 100 000 dollars pour les visas H-1B

President Donald Trump speaks at a campaign event, Friday, Dec.19, 2025, in Rocky Mount, N.C. (AP Photo/Alex Brandon)
Donald Trump
Trump affichait depuis son premier mandat sa volonté de limiter les visas H-1B afin de donner la priorité aux travailleurs américains.Keystone

Trump pourra taxer 100 000 dollars pour ces visas

Les frais sur les visas de travail H-1B voulus par le gouvernement américains ont été validés par un juge fédéral. Ces permis permettent aux employeurs de parrainer des travailleurs étrangers.
24.12.2025, 10:0124.12.2025, 10:01

Une juge fédérale a autorisé mardi le gouvernement américain à appliquer des frais de 100 000 dollars pour des visas de travail très utilisés dans le domaine technologique. Il s'agit d'un coup dur pour ce secteur.

Le président américain Donald Trump avait annoncé en septembre cette mesure portant sur les visas H-1B, qui permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises (scientifiques, ingénieurs et programmateurs informatiques entre autres) de venir travailler aux Etats-Unis.

Le milliardaire républicain affichait depuis son premier mandat sa volonté de les limiter afin de donner la priorité aux travailleurs américains. La mesure avait provoqué une levée de boucliers dans le secteur qui y a largement recours, notamment dans la technologie, mais aussi auprès de pays fortement concernés, comme l'Inde.

La chambre de commerce des Etats-Unis avait saisi la justice avec l'association des universités américaines (AAU), estimant notamment que cette décision n'était pas du ressort de Donald Trump. Elles avaient souligné que les détenteurs de ces visas contribuaient «énormément à la productivité, à la prospérité et à l'innovation américaines».

Un problème de «sécurité économique et nationale»

Dans sa décision, la juge fédérale a relevé que «le congrès a accordé au président de larges pouvoirs statutaires afin de traiter, de la manière qu'il juge appropriée, un problème qu'il estime relever de la sécurité économique et nationale». La décision «et sa mise en oeuvre sont légales et résistent donc aux recours des plaignants», a-t-elle conclu.

Le visa H-1B a été créé pour permettre aux employeurs de parrainer des travailleurs étrangers très spécialisés et dont les qualifications sont peu répandues aux Etats-Unis. Il est initialement accordé pour une durée de trois ans, pouvant être prolongée jusqu'à six ans.

Les États-Unis délivrent 85 000 visas H-1B par an selon un système de loterie. Les trois quarts des bénéficiaires viennent d'Inde.

La décision de Donald Trump a également été attaquée en octobre, dans une procédure différente, par une coalition d'hôpitaux, d'écoles et de syndicats qui dénoncent l'impossibilité de recruter des médecins et des enseignants étrangers à ce prix. (jzs/ats)

Donald Trump n'a pas aimé se faire sermonner
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
Nous ne mourrons peut-être pas dans notre lit
L'agressivité manifestée par Donald Trump face à nous, Européens, dans l'affaire du Groenland nous oblige à revoir notre stratégie de sécurité. Son discours, ce mardi à Davos, n'aura pas rassuré.
Désormais, en Europe, l’heure n’est plus à la dispute stérile entre fédéralistes et souverainistes. Il en va de la sécurité du continent et de ses alliances. L’Otan est en première ligne. Née en 1949 pour faire face à la menace soviétique, l’Alliance atlantique, avec les Etats-Unis comme puissance maîtresse, a été jusqu’ici notre assurance-vie. Littéralement. Elle est aujourd’hui en péril.
L’article