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Donald Trump

Le Hamas réagit à la réunion du Conseil de paix de Trump

A Hamas fighter takes up a position ahead of a hostages release in Khan Younis, Gaza Strip, Saturday, Feb. 15, 2025. (AP Photo/Abdel Kareem Hana)
Le Hamas a publié un communiqué après la première réunion du Conseil de paix de Trump.Keystone

Le Hamas veut «l'arrêt total de l'agression» d'Israël

L'organisation islamiste réagit à la première réunion du Conseil de paix de Donald Trump. Il réclame des «mesures concrètes» pour Gaza.
20.02.2026, 10:1220.02.2026, 10:12

Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par «l'arrêt total de l'agression israélienne», a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du Conseil de paix du président américain Donald Trump.

«Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (réd: israélienne), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination», a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

Trump a réuni jeudi pour la première fois son Conseil de paix, devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, «la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (réd: Israël) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au 'Conseil', de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction» de Gaza.

Plusieurs pays vont investir «plus de sept millions»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza. «Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza», a affirmé Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis «plus de sept milliards de dollars» pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre. L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

epa12064507 US Army Major General Jasper Jeffers, head of overseeing the implementation of the Washington-brokered ceasefire in Lebanon, meets with the Speaker of the Parliament of Lebanon Berri in Be ...
Jasper JeffersKeystone

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie. (jzs/ats)

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