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Le Conseil de la paix de Trump pense à une immunité à Gaza

Le Conseil de la paix de Trump pense à une immunité à Gaza
Trump et son gendre Jared Kushner.Image: montage watson

Ce document «sensible» de Trump sur Gaza fait polémique

Le «Conseil de la paix» de Donald Trump pour la reconstruction du territoire palestinien fait l’objet de vives critiques. Un projet inédit alimente de nouvelles accusations.
30.06.2026, 18:5030.06.2026, 18:50
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t-online

Un projet jusqu’ici inédit du plan de Donald Trump pour Gaza suscite une nouvelle vague de critiques. Selon le quotidien britannique The Guardian, le «Conseil de la paix» entendrait s’accorder une très large immunité juridique, alors même que cet organe n’exerce à ce stade aucun contrôle exécutif sur la bande de Gaza.

L’affaire est politiquement sensible, car le «Conseil de la paix» occupe une place centrale dans le projet de Donald Trump pour l’après-guerre dans le territoire palestinien. En novembre 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution soutenue par les Etats-Unis saluant la création de cet organe et autorisant le déploiement d’une force internationale de stabilisation à Gaza.

La manière dont les propositions de Donald Trump pourraient être mises en œuvre pour instaurer une paix durable dans la région demeure toutefois totalement incertaine.

Une clause immobilière contestée

Le Guardian a pu consulter un projet de quatre pages portant la mention «sensible, mais non confidentiel». Le texte prévoit que les membres du «Conseil de la paix», les collaborateurs d’un bureau rattaché au Haut Représentant, les forces internationales, les membres de l’administration palestinienne ainsi que les prestataires externes soient protégés contre toute arrestation, détention ou procédure judiciaire dans la bande de Gaza.

Le journal précise qu’il n’est pas établi si ce projet vise également d’éventuelles procédures devant des juridictions internationales. Autre point particulièrement sensible: Donald Trump, en tant que président de l’organe, pourrait lever cette immunité, mais uniquement avec l’appui d’une majorité des membres du «Conseil de la paix».

Une autre disposition suscite également la controverse. Elle prévoit que les bâtiments et infrastructures publics de Gaza soient mis gratuitement à la disposition du «Conseil de la paix». Plusieurs juristes estiment qu’une telle mesure pourrait permettre l’utilisation, voire la confiscation, de biens palestiniens sans base juridique clairement définie.

Le Conseil veut «échapper à ses responsabilités»

Emily Schaeffer Omer-Man, spécialiste du droit international humanitaire, a déclaré au Guardian qu’il s’agissait d’une tentative de soustraire le Conseil et ses collaborateurs à toute responsabilité juridique éventuelle. La spécialiste du droit international Noura Erakat estime pour sa part que ce projet instaure «un système juridique autonome» dépourvu de tout contrôle extérieur.

Le comité de direction comprend notamment Jared Kushner, gendre de Donald Trump, l’envoyé spécial Steve Witkoff, la cheffe de cabinet Susie Wiles et le conseiller à la sécurité Marco Rubio.

Le «Conseil de la paix» a rejeté ces accusations. Un représentant a affirmé au Guardian qu’aucune décision définitive n’avait été prise et qu’il n’existait aucun régime d’immunité correspondant à la description publiée.

L’affirmation selon laquelle Donald Trump jouerait un rôle dans l’instauration ou la levée d’une immunité à Gaza est «catégoriquement fausse». L’organe n’a toutefois pas précisé de quelle manière les mécanismes de contrôle et les obligations de rendre des comptes des personnes concernées seraient concrètement organisés. (tos/trad. hun)

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