La mairie de Limoges en partie perdue ++ Les commerçants sont ulcérés
- De vives tensions et des affrontements ont émaillé samedi la mobilisation nationale de «colère» contre la «vie chère», qui a réuni des centaines de manifestants à travers toute la France, à six mois de l'élection présidentielle.
- 800 000 personnes étaient dans la rue selon les organisateurs, 550 000 selon le ministère de l'Intérieur.
- A Paris, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l'ordre dès la mi-journée.
- A Marseille, des dizaines de manifestants se sont introduits dans la mairie et ont causé des déprédations. Le maire de la ville a manifesté sa colère.
Darmanin demande une réponse judiciaire ferme
Le toi de l'hôtel de ville de Limoges
De son côté, le patron des Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, s'est dit «profondément en colère».
Des scènes de pillage de magasins et de boutiques se sont déroulées dans de nombreuses villes de France samedi après-midi, parfois, comme à Paris, à des kilomètres des manifestations autorisées contre la vie chère.
«La journée de manifestations que connaît notre pays a eu de graves conséquences pour de nombreux commerces sur l'ensemble du territoire. Au nom de la FCD, je condamne avec la plus grande fermeté les dégradations et les pillages dont ils ont été victimes»
a écrit Alexandre Bompard sur LinkedIn.
«Je mesure l'inquiétude que ces actes inacceptables suscitent chez tous les commerçants, chez nos collaborateurs et nos partenaires, ainsi que leurs lourdes conséquences économiques et financières»
a-t-il poursuivi, exprimant «toute la solidarité qui unit notre secteur».
«Partout en France, les commerçants doivent pouvoir exercer librement et sereinement leur activité, et continuer à servir leurs clients sans crainte», a écrit le président de la FCD.
L'incendie d'un hôtel de ville à presque tout détruit
Les manifestants pénètrent dans une autre mairie
«Il y a eu deux intrusions sur des bâtiments publics, une à la mairie d'Angers et une à la préfecture du Maine-et-Loire», où un «début d'incendie» a été déclenché dans le local courrier, a précisé la préfecture à l'AFP.
Le sinistre a été éteint par un agent présent sur place à l'aide d'un extincteur, selon la même source, qui a ajouté que «l'entrée de la mairie a été saccagée».
La manifestation contre la vie chère a rassemblé «autour de 10 000» personnes à Angers et «300 à 400 casseurs» ont ciblé des magasins et des bâtiments publics, dont le commissariat, qui a été «défendu» pour empêcher une intrusion, a ajouté la préfecture. Ces individus se trouvaient toujours dans les rues commerçantes du centre-ville en début de soirée.
Le maire d'Angers, Christophe Béchu (Horizons), a dénoncé dans un communiqué «des scènes d'une gravité exceptionnelle». «L'entrée de l'hôtel de ville a été visée. Ces actes sont inacceptables et je les condamne avec la plus grande fermeté», a-t-il ajouté.
Les candidats à la présidentielle s'expriment
Face à ces violences, «la force implacable de l'État est la seule réponse possible. Ces gens ne méritent rien d'autre que la prison», a commenté leur concurrent à droite, Bruno Retailleau (LR).
De son côté, Jean-Luc Mélenchon, présent dans le cortège parisien, a fustigé la stratégie de maintien de l'ordre des autorités. «L'affrontement semble être le but de cette stratégie de "maintien de l'ordre". Lamentable», a-t-il accusé, reprochant notamment au préfet de police de Paris d'avoir, selon lui, «organisé le désordre».
La patronne des Écologistes, Marine Tondelier, elle aussi présente dans la manifestation à Paris, a également appelé le gouvernement à «revoir» sa doctrine du maintien de l'ordre, qui met selon elle en danger «manifestants et policiers».
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a de nouveau ciblé LFI, mettant en garde ceux qui voudraient faire des violences en marge des manifestations du 17 octobre «un tour de chauffe» avant l'élection présidentielle. «Nous ne nous laisserons pas intimider», a-t-il déclaré, ajoutant que «personne n'imposera son agenda politique par la violence».
Marine Le Pen a également accusé LFI de «précipiter la France dans le chaos». «Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche et les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon qui, en légitimant la violence (...), cherchent à précipiter le pays dans le chaos», a affirmé la candidate du RN à la présidentielle.
Le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, a lui aussi fustigé les «professionnels du chaos», tandis qu'Éric Ciotti, allié du Rassemblement national, a dénoncé le «fascisme rouge» dans les rues.
Carrefour réagit aux pillages
400 interpellations
Bataille de mots entre Le Pen et Mélenchon
À six mois de la présidentielle, la mobilisation sociale est plus que jamais un terrain d'affrontement entre les deux candidats, dont de récents sondages dessinent un possible duel au second tour.
«Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche»
a accusé Marine Le Pen sur X, alors que de nombreux affrontements ont éclaté dans plusieurs villes de France en marge des manifestations.
«Les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon, en légitimant la violence, en considérant l'ordre comme une oppression et le désordre comme un droit, cherchent à précipiter le pays dans le chaos»
a attaqué la favorite des sondages.
Le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, a lui aussi fustigé les «professionnels du chaos», tandis qu'Éric Ciotti, allié du RN, a dénoncé la présence de ce qu'il qualifie de «fascisme rouge» dans les rues.
«Nous ne nous laisserons pas intimider», a assuré de son côté le Premier ministre Sébastien Lecornu, mettant en garde, dans une allusion directe à LFI, ceux qui veulent faire des violences «un tour de chauffe» avant l'élection présidentielle, en avril prochain.
Contraste total de l'autre côté du spectre politique: Jean-Luc Mélenchon a défilé dans le cortège parisien qui a rejoint dans le calme la place de Clichy. Il a affiché un large sourire au passage de jeunes scandant «Jean-Luc président».
Sur X, il a vivement critiqué la stratégie de maintien de l'ordre à Paris.
À Paris, «le désordre est organisé par le préfet qui interdit l'accès à la place de la République en gazant sans relâche», accuse-t-il. «L'affrontement semble être le but de cette stratégie de "maintien de l'ordre". Lamentable».
C'était le cas autour de la place de la République, dans la capitale, où de vives tensions ont opposé manifestants et forces de l'ordre. Des journalistes de l'AFP ont constaté que, sans paraître se préoccuper de la présence des caméras, des jeunes ont attaqué de nombreux magasins, fracassant les vitrines avant de vider les lieux de leur marchandise.
Un Monoprix et un McDonald's ont notamment été ciblés, puis, un peu plus tard, un magasin SFR, d'où les assaillants ont jeté des téléphones depuis l'intérieur à leurs camarades massés à l'extérieur.
Un magasin Yves Rocher a également été saccagé puis vidé de ses produits, avant qu'une concession Kawasaki ne soit incendiée.
La CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été mobilisée pour prêter main-forte aux forces de l'ordre dans la capitale.
Vers 17h00, elle est intervenue dans le quartier des Halles, alors que d'autres pillages étaient également signalés du côté de la Madeleine, loin de la place de Clichy, dans le nord de Paris, où la manifestation venait de se disperser.
Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné «fermement» les «dégradations» et les «actes de casse» observés, alors que «la grande majorité des manifestants» souhaitaient «défiler dans le calme».
Le ministère de l'Intérieur a fait état d'une importante mobilisation dans les cortèges à Lyon, Nantes et Rennes, mais a déploré, en marge de ces derniers, la présence de «black blocs de plusieurs centaines d'individus constitués autour de l'ultra-gauche», dénonçant notamment ces «pillages ou tentatives de pillage de commerces».
Le maire de Paris est très en colère
«Très en colère», l'édile a évoqué au micro de Franceinfo TV, outre les commerces saccagés et pillés, «des dégâts sur l'espace public» et «des monuments qui ont été dégradés, cassés». «Des rues entières ont été méthodiquement ravagées», a-t-il déploré, tout en tenant à faire «la différence entre le mouvement social» et «des casseurs», pour lesquels il n'a «aucune indulgence».
800 000 manifestants annoncés
La CGT avait avancé une première estimation de 500 000 participants à 17h00, mais le syndicat a annoncé en soirée s'aligner désormais sur le chiffre de 800 000 retenu par les organisations de jeunesse, dont l'Union étudiante, ainsi que par un site de gilets jaunes. Cette réévaluation fait suite aux «remontées de plusieurs grandes villes, notamment Montpellier, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Nantes et Marseille».
Un incendie à Limoges
Le maire de Marseille demande des comptes
«Je demande des comptes, parce que je ne vais pas laisser les choses en l'état. Je veux savoir ce qui s'est passé. Je veux savoir pourquoi, dans cette ville, des gens ont pu impunément casser», a déclaré Benoît Payan lors d'un point de presse, peu après que quelques dizaines de personnes ont forcé les portes d'entrée de la mairie, sur le Vieux-Port.
«Il a fallu que j'appelle le président de la République, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur, que je les aie au téléphone pour leur demander des renforts», a-t-il regretté. Il a dénoncé le manque, selon lui, de forces de l'ordre prépositionnées, assurant que
«Ce matin, il y avait une compagnie de CRS pour Marseille. Marseille, c'est la deuxième ville de France, Marseille, c'est cinq fois Lyon en surface, c'est deux fois et demie Paris...»
Un immeuble en feu à Grenoble
Les pompiers sont sur place et procèdent à l'évacuation des habitants de cet immeuble situé avenue Alsace-Lorraine, a-t-elle précisé.
Le feu s'est déclaré dans un magasin d'articles de fête situé au rez-de-chaussée, selon la même source.
Des heurts ont opposés les forces de l'odre à des manifestants, en marge de la mobilisation «contre la vie chère».
Une vingtaine d'interpellations ont eu lieu et deux policiers ont été blessés.
Des affrontements à Rennes et à Nantes
À Rennes, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dans le calme en début d'après-midi place de la République, avant de s'élancer pour défiler dans les rues du centre-ville.
Parmi les manifestants, Manuela, 32 ans, animatrice auprès de jeunes enfants, lance avec véhémence:
«Tout est fait pour qu'on pète les plombs dans ce pays, on peut plus continuer comme ça, toutes les lois sont à réécrire»
Elle critique également le fait qu'on «mette tout sur le dos de la dette».
Plusieurs dizaines d'individus vêtus de noir sont restés sur la place de la République et ont lancé des projectiles, comme des pavés ou des morceaux de grilles, sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec du gaz lacrymogène et un canon à eau.
Par ailleurs, selon le maire PS de la ville, Arnaud Deslandes, «des commerces ont été saccagés», dont l'Apple Store, en plein centre-ville, qui a été pillé.
Peu après l'intrusion dans l'hôtel de ville, des CRS sont entrés dans le bâtiment pour vérifier qu'aucun manifestant ne s'y trouvait encore. Les accès de la mairie sont désormais protégés par des policiers.
Des images prises par l'AFP à l'intérieur montrent des vitres brisées, du mobilier renversé et des documents éparpillés sur le sol.
«Je condamne fermement ces actes profondément révoltants et intolérables»
a réagi sur X Arnaud Deslandes.
«Nous n'avons heureusement que très peu de dégâts matériels et surtout pas d'agents blessés», a-t-il ajouté.
Des casseurs ont également brisé des vitres du collège Franklin, à quelques mètres de l'hôtel de ville.
«Des commerces ont été saccagés»
a aussi déclaré Arnaud Deslandes, apportant son «soutien» aux commerçants «face à ces actes qui sont tout autant inacceptables» que l'intrusion dans la mairie.
L'Apple Store de Lille a notamment été forcé et pillé, a constaté l'AFP, qui a vu un homme sortir du magasin avec un ordinateur volé, en hurlant de joie.
De violents affrontements entre plusieurs centaines de manifestants et des CRS ont lieu depuis 14h00 dans le centre-ville de Lille. Des feux d'artifice, des pavés et des bouteilles en verre sont lancés contre les forces de l'ordre, qui ripostent par des charges, des tirs de gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes.
Un cortège pacifique de manifestants, retardé par les heurts à proximité, a commencé à défiler vers 15h00.
La préfecture n'avait pas encore de chiffres à communiquer sur l'ampleur de la manifestation et des dégâts à Lille.
Le maire de Paris condamne des actes de casse
«Ces actes de casse détournent l'attention des revendications des lycéens»
présents dans la rue aux côtés d'étudiants, de gilets jaunes et de divers militants, «et nuisent à l'image de leur mobilisation», déclare l'édile dans un entretien à Ouest-France.
«Mais je veux également le dire avec la même fermeté : aucune mobilisation ne doit être un prétexte à des violences contre les manifestants»
poursuit-il.
Rassemblement au bas des Champs-Elysées
Une journée de manifestation émaillée de violences
A proximité de l'emblématique place de la République à Paris, point de départ du cortège, les forces de l'ordre ont dès la mi-journée fait usage de gaz lacrymogènes pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d'artifice, tandis que d'autres déplaçaient des barrières et des poubelles pour tenter bloquer une avenue, selon des journalistes de l'AFP.
Alors que le cortège commençait à battre le pavé, les policiers ont ensuite fait usage d'un canon à eau pour repousser des manifestants violents. A 14h00, 133 personnes avaient été interpellées à Paris, selon la préfecture de police.
A Marseille, des manifestants, qualifiés de «casseurs» par le maire Benoît Payan, ont enfoncé la porte et brièvement fait irruption dans le hall de la mairie en criant
«C'est la Révolution, on prend la Bastille!»
La prise de cette prison par les Parisiens le 14 juillet 1789 avait marqué le début de la Révolution française.
Le maire de Marseille a ensuite annoncé avoir obtenu l'envoi de renforts de police dans la ville.
A la mi-journée, les autorités ont recensé 140 actions avec 32 800 personnes dans les régions, selon l'entourage du ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui craignait alors que «l'ultragauche fasse dégénérer les cortèges de l'après-midi».
«Plus de 500 000» manifestants en France
Un manifestant a eu la main arrachée par une grenade
La CRS 8, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, déclenchée à Paris
L'appel à cette unité spécialisée intervient alors que les forces de l'ordre font face à des petits groupes mobiles et violents qui tentent d'approcher des lieux de pouvoir de la capitale. C'était le cas en fin d'après-midi notamment dans le quartier de la Madeleine, proche de l'Elysée et de l'Assemblée nationale.
La CRS8 intervient actuellement dans le secteur des Halles, selon la préfecture de police. La situation était assez chaotique dans le centre de Paris en milieu d'après-midi, avec notamment des scènes de pillages ou des intrusions dans des commerces, selon des journalistes de l'AFP.
Lille : brève intrusion de manifestants dans la mairie, des locaux saccagés
Quelques minutes plus tard, des CRS sont entrés dans le bâtiment pour vérifier que plus aucun manifestant ne s'y trouvait. Vers 16H30, les accès de la mairie étaient désormais protégés par des policiers.
Manifestations à Lille : des manifestants ont forcé samedi plusieurs entrées de la mairie de Lille et certains ont réussi à y pénétrer en saccageant une partie des locaux avant de s'enfuir rapidement, a constaté l'AFP sur place. https://t.co/cdbvaQrQ1g
— Agence France-Presse (@afpfr) October 17, 2026
Des images prises par l'AFP à l'intérieur montrent des vitres brisées, du mobilier renversé et des documents éparpillés sur le sol.
Des manifestants ont également cassé des vitres du collège Franklin, à quelques mètres de l'hôtel de ville. Certains y sont entrés juste avant la brève intrusion dans la mairie.
Violents affrontements en marge de la manifestation à Bordeaux
Déclarée par la CGT et la coordination interlycées locale, la manifestation était prévue entre la place de la Victoire et celle de la Bourse sur les quais de la Garonne, de 14h00 à 18h00, selon la préfecture. Mais un cortège de plusieurs milliers de personnes (7.000 selon la préfecture de Gironde) mêlant lycéens, étudiants, militants politiques et syndicaux et des agriculteurs à de nombreux individus vêtus de noir et cagoulés scandant des slogans hostiles à la police, s'est élancé avant l'heure pour rejoindre la destination finale en quelques dizaines de minutes.
#Bordeaux | Mobilisation #17octobre
— Préfète de la Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde (@PrefAquitaine33) October 17, 2026
Des individus violents prennent à partie les forces de l’ordre, mobilisées pour assurer le bon déroulement de la manifestation déclarée et garantir la sécurité de tous.
En raison de l’usage de gaz lacrymogènes, il est recommandé d’éviter le centre-ville et les secteurs concernés.
Le rassemblement a dès lors dégénéré rapidement en affrontements violents entre éléments radicaux et forces de l'ordre, avec des contacts directs, dans des rues commerçantes du centre-ville. Des casseurs sont notamment entrés dans les locaux de la chambre de commerce et d'industrie en brisant des vitres et un impressionnant feu de poubelles a été allumé derrière le bâtiment, ont constaté des journalistes de l'AFP, tandis qu'un vent de panique faisait fuir passants et touristes.
Les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau et noyé les lieux dans un épais nuage de gaz lacrymogène pour repousser les éléments radicaux, qui élevaient des barricades un peu plus loin, le cortège des manifestants ayant pu reprendre son défilé.
Maintien de l'ordre à Marseille: le maire «demande des comptes»
««Je demande des comptes, parce que je ne vais pas laisser les choses en l'état. Je veux savoir ce qui s'est passé. Je veux savoir pourquoi, dans cette ville, des gens ont pu impunément casser»»
a-t-il déclaré lors d'un point presse à la mairie.
Le Pen accuse LFI, Mélenchon critique la focalisation sur les violences
Pendant que les chaînes d'info inondent d'images de violence dans des dizaines de villes, tout se déroule dans le calme avec des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés. Deux mondes, deux réalités. https://t.co/hMpTPAnNYT
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) October 17, 2026
«Seuls les professionnels du chaos» sont dans la rue assure Jordan Bardella
Demain, ce n'est pas la France du travail qui se mobilise : c'est la France du chaos, derrière Jean-Luc Mélenchon, avec tout ce que notre pays compte de permanents syndicaux, de groupuscules violents et de milices anti-flics.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) October 16, 2026
J'apporte mon soutien aux forces de sécurité. https://t.co/w0nlrRBxfe
La police fait usage d'un canon à eau à Lyon face aux manifestants
«Les forces de l'ordre engagent des manoeuvres pour disperser les groupes violents» alors que les pompiers sont empêchés d'accéder à l'incendie d'une antenne de l'office de tourisme, a précisé la préfecture du Rhône.
La manifestation parisienne a débuté, malgré des affrontements aux abords de République
Ce cortège parisien, qui réunit des gilets jaunes, des lycéens et étudiants mais aussi des militants du climat et «antifascistes», doit rallier la place de Clichy en vertu de l'autorisation accordée par la préfecture de police. Des arrêtés d'interdiction de manifester dans plusieurs secteurs stratégiques, autour de l'Elysée, de Matignon et incluant les Champs-Elysées ont été pris.
33 interpellations à Paris à 14 heures, selon la préfecture de police
A Paris, les forces de l'ordre font usage d'un canon à eau pour repousser des manifestants violents
Avant cela, elles avaient fait usage de gaz lacrymogène pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d'artifice, selon une reporter de l'AFP. Un peu plus tard, dans le même secteur, une voiture a été incendiée, sous les applaudissements d'une partie de la foule, d'après la même source.
Manifestation du 17 octobre: le cortège a pris le départ avec du retard place de la République à Paris, d'autres cortèges sauvages repérés dans la capitale https://t.co/JVQqBRUsnA
— BFM (@BFMTV) October 17, 2026
Le siège de CNews et Europe 1 dégradé, des actes «d'intimidation» selon ces médias
«Informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence»
a réagi auprès de l'AFP la chaîne d'information en continu. «Ces intimidations en bandes organisées envers le personnel et les journalistes d’Europe 1 sont inacceptables», a de son côté affirmé à l'AFP Donat Vidal Revel, le directeur général de la station.
Aux alentours de 7H00, une centaine «d'individus cagoulés» ont bloqué l'accès au parking devant le siège de Lagardère News dans l'ouest de la capitale et qui abrite également la rédaction du JDD, selon la préfecture de police de Paris.
Les manifestants ont jeté des projectiles et brisé des vitres. Des images sur les réseaux sociaux montraient également des barrières renversées. Après intervention des forces de l'ordre, 21 personnes ont été interpellées, a indiqué la préfecture de police.
Le maire de Marseille annonce avoir obtenu des renforts de police après un échange avec Macron
A Marseille, des manifestants ont pénétré brièvement dans la mairie
Marseille : plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi dans le hall de la mairie, sur le vieux port, après avoir enfoncé la porte en criant "c'est la Révolution, on prend la Bastille". Ils ont été dispersés par des forces de l'ordre ⤵️ https://t.co/QMtEYxYZTK
— Agence France-Presse (@afpfr) October 17, 2026
Présents dans le cadre d'une journée nationale de mobilisation et de "colères" contre "la vie chère", ils ont été dispersés par des forces de l'ordre qui se sont positionnées devant la mairie pour en empêcher l'accès, a également constaté l'AFP.
Paroles de manifestants
Raphaël, 19 ans, étudiant en droit à Paris «L'idée n'est pas de passer par la violence mais qu'il y ait une sorte de sifflement continu, plus chiant à réprimer qu'à écouter». Vêtu de noir, devant la gare Montparnasse, il estime que «les lycéens ont eu plus d'effet que des syndicats qui sont là depuis deux siècles.»
Stéphanie Delbouys, éleveuse de chevaux «Le gouvernement a vraiment désuni tout le monde», observe cette manifestante de 49 ans à Montauban. «En fait on revendique tous les mêmes choses. On n'a peut-être pas les mêmes idéaux politiques, mais on a le fond qui est exactement le même, et je pense que tant qu’on ne sera pas tous unis, on arrivera peut-être pas à faire bloc pour pouvoir survivre».
Tensions et gaz lacrymogènes avant le départ de la manifestation place de la République à Paris
Les forces de l'ordre ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d'artifice, selon une reporter de l'AFP.
