L'armée américaine va mesurer la testostérone de ses soldats
L'armée américaine va mesurer le taux de testostérone de ses soldats pour identifier un éventuel déficit et leur proposer un traitement hormonal le cas échéant, a annoncé le ministre de la Défense Pete Hegseth mercredi.
«Il ne s'agit pas d'améliorer artificiellement votre performance, il s'agit de retrouver et d'optimiser vos capacités naturelles, de préserver votre longévité, et de s'assurer que vous disposez des bases biologiques nécessaires pour tenir au combat», justifie le chef du Pentagone dans une vidéo publiée sur X, légendée «The High-T Department of War», le «Ministère de la Guerre (réd: nom donné au Pentagone sous l'administration Trump) au taux élevé de testostérone».
Pete Hegseth, qui défend une vision viriliste de l'armée, y fait le lien entre taux de testostérone et performance.
The High-T Department of War. pic.twitter.com/hlAUq3j2cD
— Secretary of War Pete Hegseth (@SecWar) July 15, 2026
Quid des femmes militaires?
Concrètement, le taux de testostérone sera mesuré, à partir de trente ans, pendant la visite médicale annuelle. Les plus jeunes pourront s'y soumettre s'ils le souhaitent. «Si un traitement est recommandé, le choix de le suivre vous appartient entièrement», précise Pete Hegseth.
Le taux de testostérone diminue naturellement avec l'âge, à partir de la trentaine, selon l'association française d'urologie. Les mots neutres choisis par le ministre, «warriors» et «warfighters», que l'on pourrait traduire par «combattants» en français, ne permettent pas de conclure si la mesure s'appliquera aussi aux femmes militaires, dont la testostérone, produite en quantité beaucoup plus faible, diminue également avec l'âge.
Invité à préciser la population concernée, le Pentagone a répondu n'avoir «pour l'instant» aucun autre élément à partager.
Les soldats en surpoids épinglés
Depuis qu'il est le ministre de la Défense de Donald Trump, Pete Hegseth a imposé aux militaires des normes physiques plus exigeantes et calquées sur des standards masculins.
Dans un discours aux accents virilistes et belliqueux prononcé en septembre dernier devant un parterre de hauts gradés convoqués sur la base militaire de Quantico, près de Washington, il s'en était notamment pris aux soldats en surpoids et aux «généraux et amiraux gros» croisés «dans les couloirs du Pentagone». (jzs/ats/afp)
