Voici ce que Trump pourrait faire pour porter le «coup final» à l'Iran
Dans la guerre que mènent les Etats-Unis et Israël contre le régime iranien, aucune issue n'est en vue. La ligne directrice du gouvernement américain sous la présidence de Donald Trump reste difficile à discerner.
Mais à Washington, on réfléchit apparemment déjà à un éventuel «coup final» contre l'Iran, comme le rapporte le portail américain Axios.
Deux îles névralgiques dans le viseur
Selon ce rapport, Trump dispose de quatre options différentes parmi lesquelles il pourrait choisir pour ce «coup final».
La première option serait, selon Axios, l'invasion de l'importante île pétrolière iranienne de Kharg dans le golfe Persique. Environ 90% des exportations de pétrole brut iranien transitent par cette île. Si les Etats-Unis venaient à la contrôler par une intervention militaire, elle pourrait devenir un levier de pression décisif pour contraindre la direction iranienne à revenir à la table des négociations.
Les Etats-Unis disposent de la puissance militaire nécessaire, mais il faudrait s'attendre en même temps à des pertes potentiellement considérables, car l'Iran se prépare lui aussi à un tel scénario, a expliqué l'amiral américain à la retraite James Stavridis à la chaîne d'information américaine CNN.
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La deuxième option serait une invasion de l'île de Larak, située au cœur du détroit d'Ormuz. Tandis que Kharg est avant tout considérée comme un centre économique dans le golfe Persique, Larak joue un rôle clé dans le contrôle de ce détroit stratégique.
Au nord de l'île, les Gardiens de la révolution iraniens ont établi une route sécurisée par laquelle un nombre limité de pétroliers peuvent transiter, moyennant une redevance d'environ deux millions de dollars. Ce passage est notamment contrôlé depuis le port de Larak, faisant ainsi de l'île une véritable porte d'entrée vers le détroit d'Ormuz.
Abu Musa, l'avant-poste sensible de l'Iran
La troisième option serait la prise militaire de l'île d'Abu Musa ainsi que de deux îles plus petites situées à proximité immédiate. Cet archipel se trouve du côté occidental du détroit d'Ormuz dans le golfe Persique; il est contrôlé par l'Iran, mais les Emirats arabes unis revendiquent également ce territoire. L'archipel est considéré comme un avant-poste stratégique de l'Iran face aux Etats du Golfe.
La quatrième option consisterait à intercepter et à saisir les pétroliers iraniens qui quittent le détroit d'Ormuz en direction de l'est vers la mer d'Arabie. Grâce à sa position dominante dans le golfe Persique, l'Iran peut continuer à exporter du pétrole et à se financer de cette façon.
Selon le rapport, Trump n'a pas encore pris de décision concernant les options qui lui sont soumises. Toute forme d'offensive terrestre serait, à ce stade, de nature purement «hypothétique», précise-t-on. Toutefois, si la guerre venait à s'intensifier davantage, un autre acteur pourrait entrer en jeu du côté iranien: les Houthis au Yémen.
Les Houthis restent pour l'heure en retrait
Pendant la guerre à Gaza, la milice soutenue par Téhéran avait attaqué des navires en mer Rouge, démontrant ainsi sa puissance géostratégique dans la région. Récemment, le ministère des Affaires étrangères dirigé par les Houthis a adressé un avertissement aux Etats-Unis et à Israël: des «mesures appropriées» seraient prises si la guerre contre l'Iran devait se poursuivre.
Quelques jours auparavant déjà, le chef houthi Abdul-Malik al-Houthi avait clairement indiqué que sa milice pourrait entrer dans le conflit aux côtés de l'Iran. Une attaque des Houthis sur le détroit de Bab al-Mandab en mer Rouge, où un blocage partiel de celui-ci, serait particulièrement préoccupant.
Le trafic maritime à destination du canal de Suez emprunte le détroit de Bab al-Mandab, ce qui en fait l'une des voies maritimes les plus importantes du monde. Une attaque à cet emplacement pourrait frapper l'économie mondiale encore plus durement qu'un blocage du détroit d'Ormuz.

