Des méduses paralysent à nouveau la centrale nucléaire de Gravelines
De «nouvelles arrivées massives de méduses» ont contraint EDF à mettre à l'arrêt deux réacteurs et faire fonctionner deux autres à puissance réduite dans la centrale nucléaire de Gravelines. Le site a déjà été touché début août par ce phénomène.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'unité de production n°6 a été mise à l'arrêt «à titre préventif», «en raison d'une nouvelle arrivée massive de méduses au niveau des systèmes de filtration de la station de pompage d'eau de mer», a indiqué le groupe jeudi.
Mercredi vers 16h00, l'unité de production n°3 a également été arrêtée pour les mêmes raisons. Deux autres réacteurs, le n°1 et le n°2, sont exploités «à puissance réduite à titre préventif», selon EDF. Le réacteur n°4, arrêté le 10 août après un premier épisode qui avait entraîné l'arrêt de trois réacteurs, est toujours arrêté en raison d'un «aléa technique» selon EDF. Le dernier (n°5) est quant à lui arrêté pour maintenance.
«Il n'y a pas d'impact sur la sûreté des installations», a assuré EDF. L'entreprise ajoute avoir «mis en place des mesures de sécurisation» et de «pêche préventive» et de surveillance qui ont «permis d'augmenter la fréquence de nettoyage des matériels en station de pompage» après le premier afflux de méduses.
Un phénomène semblable s'était déjà produit en août 2025. Les réacteurs avaient progressivement été redémarrés au cours des deux semaines suivant l'incident.
La présence de méduses sur le littoral du Nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, en raison de nombreux facteurs pour certains influencés par le changement climatique, avait rappelé un expert à l'AFP début août. (dal/ats/afp)
