International
France

France: Retailleau dénonce des accords de la honte à gauche

epa12359958 French Interior Minister and President of the right-wing party ‘Les Republicains’ (LR) Bruno Retailleau delivers his speech at a party gathering called ‘La France des Honnetes Gens’ (Franc ...
Bruno Retailleau, président des Républicains (LR)Keystone

Cet élu français dénonce des «accords de la honte» à gauche

Bruno Retailleau, président des Républicains (LR), fustige des pactes présumément tissés entre des partis de gauche et La France insoumise dans plusieurs communes françaises en vue des élections municipales.
05.03.2026, 13:4205.03.2026, 13:42

Le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a dénoncé jeudi 112 «accords de la honte» au premier tour des municipales françaises entre le parti de gauche radicale La France insoumise (LFI) et les autres formations de gauche. Il a traité leurs dirigeants de «bande de tartuffes».

«Je suis venu au Blanc-Mesnil dénoncer ce que j'appelle les accords de la honte», a affirmé l'ex-ministre de l'Intérieur en visite dans cette localité de la région parisienne. Il s'exprimait au côté de Thierry Meignen, la tête de liste de la droite dans cette commune qui affirme affronter «deux listes d'extrême gauche qui revendiquent le logo LFI».

Thierry Meignen
Thierry MeignenImage: Youtube

Selon Retailleau, il existe 112 communes «dans lesquelles des accords ont lieu au premier tour entre LFI et au moins un des trois autres principaux partis de gauche» (socialistes, écologistes ou communistes). Quarante-quatre de ces accords rassemblent les quatre formations, dont plusieurs préfectures comme Chartres, Beauvais ou Niort.

«C'est une bande de tartuffes», a dénoncé le patron de LR et candidat à la présidentielle à propos de dirigeants de gauche dont il fustige «l'incroyable hypocrisie», tout en les appelant à «clarifier leur position».

Outre les accords dénoncés, Retailleau redoute des rapprochements au second tour, notamment à Marseille où le maire sortant proche des socialistes Benoît Payan a selon lui «d'ores et déjà tendu la main» au LFI Sébastien Delogu. Il a d'ailleurs conseillé à la candidate de la droite LR Martine Vassal, distancée dans les sondages, de se maintenir au second tour.

Des accords entre LR et l'extrême droite

Avant même la conférence de presse, le secrétaire général du PS Pierre Jouvet a contre-attaqué en traitant Bruno Retailleau de «menteur» mercredi sur Public Sénat.

«Dans les quelques exemples que la presse essaye de faire mousser, où ils dressent soi-disant des accords entre le PS et France insoumise, ce sont des listes citoyennes (et locales) qui n'ont pas été validées par la direction nationale du PS», a-t-il expliqué. Il a assuré disposer lui aussi d'une «liste de 15 pages» sur les accords entre LR et l'extrême droite.

Paris, France February 8, 2026 - Political rally of the Socialist Party PS. This meeting aims to present the party s strategy for the upcoming municipal elections, notably through alliances with the C ...
Pierre JouvetImage: www.imago-images.de

Pierre Jouvet a notamment cité l'exemple de Bourg-en-Bresse (Ain) où des personnalités locales des Républicains figurent sur la liste de Benoît de Boysson (Reconquête). Bruno Retailleau a rejeté cette critique: à Bourg-en-Bresse, «nous avons interdit l'utilisation de notre logo sur cette liste et nous avons refusé de les investir», a-t-il dit.

Les polémiques de Mélenchon

Après les polémiques qui ont émaillé la campagne de LFI, le PS a marqué cette semaine ses distances avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon en dénonçant «des caricatures complotistes et propos antisémites intolérables».

En plus des 380 villes où elle conduit une liste, LFI dit être engagée dans 124 listes de gauche, conduites par des candidats sans étiquette, des Ecologistes, des communistes, des partis d'outre-mer et, dans une demi-douzaine de cas par des socialistes. Elle estime que les quatre partis de gauche sont réunis, le plus souvent dans des listes citoyennes, dans une cinquantaine de villes. (jzs/ats)

Harcèlement Magali Berdah décrit une «mise à mort» numériqu
Video: extern / rest
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Le policier qui a tué Nahel ne sera pas jugé pour meurtre
La justice française ordonne un procès pour violences pour le policier ayant tué l'adolescent lors d'un contrôle en 2023. La cour «n'a pas suivi les juges d'instruction quant à l'intention homicide».
La justice française a ordonné jeudi que le policier ayant tué Nahel Merzouk, 17 ans, le 27 juin 2023 dans la région parisienne, soit jugé pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et non pour meurtre.
L’article