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Le point sur trois nuits d'émeutes en banlieue lyonnaise

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Des jeunes blessés dans des actions policières, une grosse pression mise sur le trafic de drogue. Les clés pour comprendre les événements.



La métropole lyonnaise subit des débordements urbains à répétition marqués par des échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre et de nombreux incendies de véhicules. Ces événements sont visiblement liés a des jeunes blessés dans le cadre d'opération de police et de la pression des autorités sur les trafiquants de drogue.

Cela ravive les sombres souvenirs de 2005 et 2015, lorsque les banlieues lyonnaises s'étaient embrasées à tour de rôle. La police a reçu des renforts de Paris pour prévenir une éventuelle escalade. On fait le point.

Où cela s'est passé

La Duchère jeudi soir, Rillieux-la-Pape vendredi, puis Bron samedi. Trois soirs, trois quartiers ont vécu des émeutes en banlieue lyonnaise. «On peut penser qu'il y a une forme de surenchère, le terreau est présent dans notre zone, mais on n'espère pas de nouveaux troubles dans d'autres quartiers ce soir», confie une source policière à l'AFP.

Ce qu'il s'est passé

Neuf suspects, dont huit mineurs, se trouvaient en garde à vue dimanche. Trois jeunes, dont un majeur, arrêtés à La Duchère attendaient, de leur côté, d'être présentés à la justice. On rembobine:

La lutte contre la drogue comme catalyseur

De l'avis du maire de Bron, Jérémie Bréaud, qui fait l'objet d'une protection suite à des menaces répétées, c'est l'action de la police contre le trafic de drogue qui a provoqué ces violences.

En déplacement à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) dimanche, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a lui estimé que «s'il y a des violences urbaines, s'il y a des voitures qui peuvent brûler, des policiers qui sont pris à partie, des élus menacés, c'est parce que avec les polices municipales, mais avec la police nationale en premier lieu, on intervient, on démantèle chaque jour de points de deal»:

«Plus il y aura harcèlement de ces points de deal, plus il y a manifestement réaction des dealers, mais à la fin ce sera toujours la police qui va gagner.»

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur français

Nombreux maires menacés dans l'agglomération

Signe que le climat lyonnais se tend, le maire du deuxième arrondissement, Pierre Oliver, a rapporté au «Progrès» avoir été «insulté et menacé» samedi par une trentaine de jeunes qu'il a surpris en plein tournage de clip de rap sauvage dans un parking en sous-sol de la gare Perrache. (jah/ats)

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Ikea va être jugé pour espionnage, en France

Le géant du meuble aurait engagé des comédiens et des anciens policiers pour enquêter sur le profil et les habitudes de leurs employés. Le procès s'ouvre aujourd'hui, à Paris.

L'affaire avait éclaté en 2012, suite à la plainte d'un employé. Il affirmait que le siège d'Ikea en France, avait mis en place un vaste système de surveillance illégale de ses employés, depuis plusieurs années.

L’entreprise d’ameublement suédoise est jugée dès aujourd'hui encourant jusqu’à 3,75 millions d’euros d’amende et expose certains prévenus à une peine maximale de dix ans d’emprisonnement. (jch)

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