Une année de Trump, c'est long
Voilà maintenant une année que Donald Trump a acquis, pour la deuxième fois, la fonction politique suprême des Etats-Unis. Son ambition: restaurer la grandeur du pays d'une poigne de fer, à coup de décrets, de bluff et de sorties lunaires.
Il a ainsi déclenché un conflit commercial mondial. Il a également humilié le président ukrainien devant les caméras, avant de tenter — sans succès jusqu’à présent — de se poser en médiateur entre la Russie et l’Ukraine. Et pourtant, il est parvenu, de manière pour le moins embarrassante, à recevoir (très indirectement) un Prix Nobel... l'opposante vénézuélienne Machado lui ayant offert le sien.
Sous son impulsion, le milliardaire Elon Musk a profondément désorganisé l’appareil gouvernemental américain. Selon plusieurs observateurs, cette restructuration n’a ni généré d’économies significatives, ni permis une réelle optimisation des processus, tout en créant au contraire des failles de sécurité persistantes dans de nombreux systèmes informatiques de l’État. Les coupes budgétaires qui en ont découlé ont creusé de lourds déficits dans l’aide au développement. Selon NPR, ces décisions pourraient, dans le pire des scénarios, coûter des millions de vies à l’échelle mondiale.
Enfin, sous couvert de lutter contre la criminalité et le trafic de drogue, le président a autorisé le déploiement de forces privées armées sur le territoire national. Plusieurs enquêtes et témoignages font état d’enlèvements et même de morts, survenus en dehors de tout cadre légal clairement établi, alimentant une vive controverse sur l’Etat de droit aux Etats-Unis.
Il a aussi multiplié les réaménagements de sa résidence officielle selon des goûts souvent jugés discutables et s’est, par ailleurs, affranchi de la quasi-totalité des usages et coutumes attendus d’un chef d’État. L’année s’achève désormais sur un enlèvement de chef d’État et des menaces croissantes d’annexion visant des parties du territoire d’un État membre de l’OTAN, accentuant encore les tensions internationales.
Si cette vidéo peut sembler avoir un vernis humoristique, je tiens à préciser néamoins que les événements qu’elle évoque ne le sont pas. Peut-être est-ce le signe qu’il n’existe tout simplement plus de cadre approprié pour décrire ce mélange d’actes inquiétants, de décisions malveillantes, et d’un comportement devenu erratique, déroutant, voire troublant, chez l'actuel locataire de la Maison-Blanche.
