International
Iran en direct

++ Manifestations en Iran EN DIRECT ++

Iran en direct

Réunion d'urgence vendredi du Conseil des droits de l'homme

Suivez en direct les dernières infos sur les manifestations en Iran et sur les implications dans le monde.
14.01.2026, 16:3920.01.2026, 12:55
Team watson
Team watson
  • Déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants dénonçant la vie chère, un fort mouvement de protestation a gagné l'Iran.
  • Le pouvoir iranien réprime violemment les manifestations, faisant des milliers d'arrestations et de nombreux morts.
  • Donald Trump s'est déclaré «prêt à aider» et envisage d'intervenir militairement.
Envoyez-nous votre contribution
avatar
12:54
Réunion d'urgence vendredi du Conseil des droits de l'homme
Le Conseil des droits de l'homme va se réunir vendredi en urgence pour débattre sur la «détérioration» de la situation des droits humains en Iran, après la répression des manifestations contre le pouvoir, a indiqué l'ONU. «Cette session spéciale a été demandée lundi soir par l'Islande, conjointement avec l'Allemagne, la Macédoine du Nord, la République de Moldavie et le Royaume-Uni», a déclaré un porte-parole du Conseil des droits de l'homme, Pascal Sim, lors d'un point de presse à Genève. Par ailleurs, plus d'une vingtaine d'autres Etats membres ont apporté leur soutien à la demande. La liste des signataires reste ouverte jusqu'au début de la session, a indiqué Sim.



Dans une lettre adressée au président du Conseil, les cinq pays ayant déposé la demande soulignent qu'une «session spéciale est nécessaire en raison de l'importance et de l'urgence de la situation». La lettre met en évidence «des rapports crédibles faisant état de violences alarmantes, de répressions contre des manifestants, de violations du droit international et des droits de l'homme dans tout le pays».

Le soutien d'au moins 16 Etats membres (un tiers) du CDH est nécessaire pour convoquer une session extraordinaire.
20:01
Arrestations à Londres près de l'ambassade iranienne
Quatorze personnes ont été arrêtées pour des «troubles violents» aux abords de l'ambassade d'Iran à Londres vendredi soir, dont une qui avait grimpé sur le toit de cette représentation diplomatique et en avait retiré le drapeau, a annoncé samedi la police de Londres.

«Au cours de la manifestation devant l'ambassade iranienne vendredi, un manifestant a pénétré illégalement dans une propriété privée, escaladant plusieurs balcons pour atteindre le toit de l'ambassade, où il a retiré le drapeau», a déclaré un porte-parole de cette police, cité dans le communiqué.

Il a été procédé à treize autres arrestations pour plusieurs infractions dont «troubles violents, agression d'un secouriste, dommages criminels et intrusion dans des locaux diplomatiques», a-t-elle ajouté.

Elle a précisé que quatre policiers avaient été «légèrement blessés».
20:00
Le guide suprême iranien veut "briser le dos des séditieux"
Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a estimé samedi que les autorités devaient "briser le dos des séditieux", imputant à Donald Trump, la responsabilité des violences dans le pays, après la répression qui a fait des milliers de morts d'une vague de contestation.

La vague de protestation a pour l'instant été étouffée par une répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG.

Les autorités affirment que le calme règne désormais, tandis que les médias proches du pouvoir font état de milliers d'arrestations, la justice promettant un châtiment rapide pour les personnes impliquées dans des violences.

"Par la grâce de Dieu, la nation iranienne doit briser le dos des séditieux, tout comme elle a brisé le dos de la sédition", a déclaré samedi l'ayatollah Khamenei à ses partisans, à l'occasion d'une fête religieuse retransmise par la télévision nationale.

"Nous n'avons pas l'intention de mener le pays à la guerre, mais nous n'épargnerons pas les criminels nationaux (...) pire encore que les criminels nationaux, les criminels internationaux, nous ne les épargnerons pas non plus", a-t-il martelé.
16:01
À Berne, environ 200 personnes manifestent contre le régime iranien
Près de 200 personnes ont manifesté samedi devant l'ambassade d'Iran à Berne. La mobilisation était autorisée, mais elle a été encadrée par un important dispositif policier.

Les manifestants portaient des banderoles avec des slogans tels que «Des gens meurent, Berne se tait», a constaté une journaliste de Keystone-ATS sur place. Ils souhaitaient ainsi faire référence aux contestations populaire qui ont eu lieu en Iran. Ces dernières ont été brutalement réprimées par le régime et ont fait plusieurs milliers de morts selon des organisations de défense des droits humains.

Avec leurs slogans et leurs affiches, les manifestants se sont rangés du côté du fils du shah déchu («King Reza») et contre le guide religieux iranien («Go to hell Khamenei»). La manifestation a été bruyante, mais s'est déroulée sans incident. Les forces de police présentes étaient en tenue anti-émeute devant l'ambassade bouclée.
15:39
Le guide suprême iranien veut «briser le dos des séditieux»
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a estimé samedi que les autorités devaient «briser le dos des séditieux», imputant les «victimes» au président américain Donald Trump après la répression d'une vague de manifestations contre le pouvoir qui a fait des milliers de morts.

L'Iran a été secoué par des manifestations déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre le coût de la vie, avant de véritablement prendre de l'ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979.

Les autorités ont alors coupé les communications par internet, une décision visant à cacher «la brutalité» de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.

La vague de protestation a pour l'instant été étouffée par une répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement.

Les autorités iraniennes affirment que les manifestations qu'elles qualifient d'«émeutes» sont sous contrôle, tandis que les médias proches du pouvoir font état de milliers d'arrestations et que des responsables promettent un châtiment rapide pour les personnes interpellées.

«Par la grâce de Dieu, la nation iranienne doit briser le dos des séditieux, tout comme elle a brisé le dos de la sédition», a déclaré samedi l'ayatollah Khamenei à ses partisans, à l'occasion d'une fête religieuse retransmise par la télévision nationale.
15:13
Le guide suprême veut «briser le dos des séditieux»
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a estimé samedi que les autorités devaient «briser le dos des séditieux», imputant les «victimes» au président américain Donald Trump après la répression d'une vague de manifestations contre le pouvoir qui a fait des milliers de morts.

«Nous n'avons pas l'intention de mener le pays à la guerre, mais nous n'épargnerons pas les criminels nationaux (...) pire encore que les criminels nationaux, les criminels internationaux, nous ne les épargnerons pas non plus», a-t-il déclaré à ses partisans à l'occasion d'une fête religieuse.

«Par la grâce de Dieu, la nation iranienne doit briser le dos des séditieux, tout comme elle a brisé le dos de la sédition», a-t-il ajouté.

Déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre le coût de la vie, les manifestations ont véritablement pris de l'ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique mise en place en 1979.

Les autorités ont alors coupé internet, une décision visant à cacher «la brutalité» de la répression, selon des groupes de défense des droits humains
10:24
Un manifestant interpellé après avoir retiré le drapeau iranien
Un manifestant a été interpellé après avoir grimpé sur le toit de l'ambassade d'Iran à Londres pour en retirer le drapeau, a indiqué vendredi soir la police.

«Au cours de la manifestation qui se déroulait ce soir devant l'ambassade iranienne, un manifestant a pénétré illégalement dans une propriété privée, escaladant plusieurs balcons pour atteindre le toit de l'ambassade, où il a retiré un drapeau.»

Vendredi, la manifestation a par ailleurs été émaillée de jets d'objets sur les forces de l'ordre et «plusieurs agents ont été blessés», a indiqué la police, faisant état d'un «certain nombre» d'interpellations.

L'Iran est depuis le 28 décembre le théâtre d'un vaste mouvement de contestation dont la répression a fait au moins 3.428 morts, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège. Des manifestations sont régulièrement organisées au Royaume-Uni et dans d'autres pays pour dénoncer la répression et exiger la fin du système théocratique qui dirige le pays.

selon BFMTV
https://www.bfmtv.com/international/europe/angleterre/un-manifestant-arrete-a-londres-apres-avoir-retire-un-drapeau-de-l-ambassade-iranienne_AN-202601170111.html
7:30
«Très légère» reprise d'internet, selon Netblocks
L'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks a annoncé samedi avoir décelé une «très légère» reprise de l'activité internet en Iran après plus de 200 heures de coupure en lien avec le mouvement de contestation.

«Les mesures montrent une très légère augmentation de la connectivité en Iran ce matin passé la marque des 200 heures», indique cette organisation sur ses réseaux sociaux.

Toutefois «la connectivité générale reste à environ 2% des niveaux habituels et il n'y a pas de signe de reprise significative», ajoute-t-elle.

Selon les groupes de défense de droits humains, la coupure d'internet en vigueur depuis le 8 janvier vise à cacher l'ampleur réelle de la répression, qui a fait au moins 3428 morts depuis le début de mouvement fin décembre, selon l'ONG basée en Norvège Iran Human Rights (IHR).
7:28
La vague de protestation étouffée par la répression
La vague de protestation en Iran a pour l'instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement de contestation.

Si le mouvement semble marquer le pas, le fils de l'ancien chah d'Iran s'est dit convaincu que la République islamique allait «tomber». «Ce n'est pas une question de 'si', mais de 'quand'», a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a appelé les Iraniens à descendre à nouveau dans la rue samedi et dimanche à 20h00 locales «dans la colère et la protestation».

Déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre la cherté de la vie, les manifestations ont véritablement pris de l'ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique mise en place en 1979.
7:27
L'UE recommande d'éviter l'espace aérien de l'Iran
L'agence européenne de sécurité aérienne (AESA) recommande vendredi aux compagnies aériennes d'éviter l'espace aérien de l'Iran, citant un «risque élevé pour les vols civils» après les menaces d'intervention militaire américaine et la mise en alerte renforcée de l'armée iranienne.

L'agence recommande dans un bulletin aux compagnies de ne pas «opérer dans l'espace aérien de l'Iran» et ce «à toutes altitudes».

Elle cite notamment «la situation actuelle et le potentiel pour une action militaire des États-Unis, qui a placé les forces de défense aérienne iraniennes en état d'alerte renforcé», ce qui augmente le risque d'une «erreur d'identification».

«La présence et l'utilisation possible d'une vaste gamme d'armements et de systèmes de défense aérienne, qui s'ajoute à des réponses étatiques imprévisibles et l'activation potentielle de systèmes SAM (missiles surface-air NDLR), créent un risque élevé pour les vols civils», souligne l'AESA.
13:40
La vague de protestation iranienne étouffée par la répression, selon les ONG
La vague de protestation en Iran a pour l'instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, une semaine après le début d'imposantes manifestations contre le pouvoir, parmi les plus importantes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Depuis le déclenchement de la mobilisation, le 28 décembre, Donald Trump a multiplié les menaces d'intervention contre Téhéran, avant d'affirmer mercredi avoir été informé «par des sources très importantes» que «les tueries ont pris fin».

Les Iraniens ont commencé à envahir plus massivement les rues de grandes villes iraniennes à partir du 8 janvier, défiant les autorités du pays qui ont coupé internet, pour cacher l'ampleur réelle de la répression selon des groupes de défense de droits humains.

La répression a «probablement étouffé le mouvement de protestation pour l'instant», analyse l'Institut américain pour l'étude de la guerre. Mais, estime-t-il, le pouvoir ne pourra pas maintenir sur la durée la mobilisation générale de ses forces de sécurité, rendant «possible une reprise des manifestations».
11:14
Pourquoi les voisins de l'Iran ont peur d'éventuelles frappes américaines
Des pays du Golfe à la Turquie, en passant par le Pakistan, les voisins de l'Iran redoutent que les Etats-Unis n'ouvrent la boîte de Pandore s'ils frappent l'Iran. Les risques seraient multiples, d'un embrasement de la région aux vagues migratoires.

La crainte principale des pays alliés de Washington dans le Golfe est celle d'une riposte iranienne. Même s'ils sont supposés bénéficier de la protection américaine, ils seraient en première ligne.

Ce sont d'ailleurs ces pays, ainsi qu'Oman, qui ont plaidé auprès de l'administration Trump pour sursoir à des frappes, a indiqué une source saoudienne à l'AFP. L'Iran, même s'il a été affaibli pendant la guerre des 12 jours de juin 2025, reste une puissance capable de les frapper.

Les pays de Golfe «se savent vulnérables parce que les Iraniens ont assez de missiles basiques à portée intermédiaire qui leur permet de toucher les points vitaux de ces pays, les usines de désalinisation d'eau de mer, les hubs d'hydrocarbures, les centrales électriques», rappelle à l'AFP Pierre Razoux, directeur des études de la Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES).
8:09
Japon et États-Unis vont renforcer leur coopération
Tokyo et Washington se sont mis d'accord vendredi pour renforcer leur production conjointe d'équipements de défense, notamment de missiles, et étendre leur présence militaire dans les eaux au sud-ouest du Japon, alors que la Chine accentue sa pression sur son voisin asiatique.

L'accord a été conclu après une rencontre à Washington entre le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi, et son homologue américain Pete Hegseth, au cours de laquelle ils ont également prévu de renforcer leur coopération sur les chaînes d'approvisionnement, y compris pour les minéraux critiques.

Les tensions diplomatiques sont vives entre le Japon et la Chine depuis que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre dernier que Tokyo pourrait intervenir militairement si Pékin attaquait Taïwan.
8:08
La Nouvelle-Zélande ferme son ambassade en Iran
La Nouvelle-Zélande a annoncé vendredi avoir temporairement fermé son ambassade à Téhéran et évacué ses diplomates en raison de la dégradation de la situation sécuritaire en Iran.

Le personnel diplomatique a quitté l’Iran en toute sécurité à bord de vols commerciaux dans la nuit, a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Les activités de l'ambassade à Téhéran ont été transférées à Ankara, en Turquie, en raison de la «détérioration de la situation sécuritaire» en Iran.

«Nous continuons de déconseiller tout voyage en Iran. Les Néo-Zélandais actuellement dans le pays devraient partir immédiatement», a soutenu le porte-parole.
6:31
Une responsable de l'ONU s'inquiète des menaces de frappes contre l'Iran
Une haute responsable de l'ONU a déploré jeudi devant le Conseil de sécurité que les menaces de frappes militaires contre l'Iran, à l'instar de celles formulées par Donald Trump, aggravent une situation «déjà explosive».

Des manifestations liées au coût de la vie ont éclaté en Iran le 28 décembre, devenant un mouvement de contestation du pouvoir parmi les plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Au moins 3428 manifestants ont été tués, selon le dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, qui évoque «un nombre minimum absolu» et fait état de plus de 10'000 arrestations.

Jusqu'à mercredi, les États-Unis - à l'initiative de cette réunion du Conseil de sécurité - menaçaient d'une intervention militaire si le pays ne renonçait pas à exécuter les manifestants arrêtés. Mis en garde par ses alliés du Golfe des risques de répercussions dans la région, Washington a depuis temporisé, répétant tout de même jeudi que «toutes les options restaient sur la table».
19:52
La Suisse a convoqué l'ambassadeur d'Iran
La Suisse a convoqué jeudi matin l'ambassadeur d'Iran à Berne. Elle a exprimé sa «plus grande inquiétude» face à la violence exercée par les forces de sécurité iraniennes et réitéré son opposition «ferme et forte» à toute peine de mort.

Avec cette convocation, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) entendait dire «qu'on ne comprend pas une telle violence» et qu'il n'a jamais vu autant de morts en si peu de jours, a déclaré Monika Schmutz Kirgöz, cheffe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) du DFAE, à la RTS.

Selon elle, le gouvernement iranien a confirmé qu'il a y «plus ou moins 2500 morts» depuis le début du mouvement de protestation, alors que l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, parle quant à elle de près de 3500 manifestants tués. C'est «sans précédent en si peu de jours», a ajouté la diplomate.
17:10
Manifestations en Iran: un Canadien tué «aux mains des autorités»
Un citoyen canadien est décédé en Iran, a annoncé jeudi la ministre des Affaires étrangères du pays Anita Anand, mettant en cause les autorités iraniennes, accusées de réprimer dans le sang le mouvement de contestation populaire.

«Je viens d'apprendre qu'un citoyen canadien est mort en Iran aux mains des autorités iraniennes», a déclaré la ministre canadienne sur X, ajoutant que la réponse de Téhéran aux «manifestations pacifiques» avait «conduit le régime à mépriser de manière flagrante la vie humaine».
17:09
Le pétrole chute après les propos de Trump sur l'Iran
Le pétrole et les métaux précieux lâchent du lest jeudi, après une déclaration de Donald Trump assurant que les «tueries» en Iran avaient «pris fin», perçue comme un signe de désescalade entre Washington et Téhéran, pendant que les Bourses mondiales profitaient du secteur technologique.

Vers 16h, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 4,34% à 63,63 dollars et son équivalent américain, le WTI abandonnait 4,56% à 59,19 dollars.
17:08
Washington sanctionne des Iraniens accusés d'orchestrer la répression des manifestants
Le gouvernement américain a annoncé jeudi des sanctions économiques à l'encontre de plusieurs responsables sécuritaires iraniens accusés de coordonner la répression des manifestations dans le pays.

«Les dirigeants iraniens ont répondu brutalement aux manifestations pacifiques par des actes de violence, allant de tueries massives dans les rues à des attaques contre des victimes blessées et des hôpitaux», a dénoncé dans un message vidéo le ministre américain des Finances, Scott Bessent.

En réponse, le Trésor impose une nouvelle série de sanctions économiques contre les intérêts iraniens.
13:09
Les alliés de Washington dans le Golfe mettent en garde contre une intervention en Iran
L’Arabie saoudite et d’autres États arabes du Golfe ont mis en garde les États-Unis contre une attaque ciblant l'Iran, en mettant en avant le risque d'une déstabilisation de la région et des marchés pétroliers, rapportent des médias américains.

L'Arabie saoudite, Oman et le Qatar ont averti la Maison Blanche qu'une attaque en Iran ébranlerait les marchés pétroliers, a ainsi affirmé le New York Times mercredi confirmant de sources diplomatiques une précédente information du Wall Street Journal.
13:07
«Pas de pendaison aujourd'hui ou demain» en Iran
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé qu'il n'y aurait «pas de pendaison aujourd'hui (mercredi) ou demain (jeudi)» dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.

«Tout individu présent dans les rues depuis le 8 janvier est sans aucun doute considéré comme un criminel», a pour sa part lancé le ministre de la Justice, Amin Hossein Rahimi, mercredi à des médias.

Selon l'ONG Hengaw, basée en Norvège, l'exécution d'un Iranien de 26 ans arrêté au cours des manifestations, Erfan Soltani, prévue mercredi, a été reportée mais sa vie reste en danger.

Le président américain a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l'un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.
21:32
Trump assure que «les tueries ont pris fin» en Iran
Donald Trump a assuré mercredi que «les tueries prenaient fin» en Iran et que les autorités n'avaient «pas prévu» d'exécuter des manifestants, des propos qui semblent repousser la perspective d'une intervention militaire américaine.

«On nous dit que les tueries en Iran prennent fin. Elles ont pris fin», a dit le président américain, ajoutant: «aucune exécution n'est prévue» et assurant qu'il tenait ses informations «de bonne source».
17:53
Iran: au moins 3428 manifestants tués depuis fin décembre (ONG)
Au moins 3428 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mercredi l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui a également fait état de plus de 10 000 arrestations.

La forte hausse par rapport au bilan précédent s'explique par «de nouvelles informations reçues de sources au sein des ministères iraniens de la Santé et de l'Education», précise cette organisation basée en Norvège.

«Ce chiffre est un minimum absolu», avertit IHR, qui indique avoir reçu «de nouveaux rapports et témoignages montrant davantage encore l'ampleur de la violence».
16:39
L'Iran promet des procès «rapides» pour les manifestants arrêtés
L'Iran a promis mercredi des procès «rapides» pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors que les organisations de défense des droits humains craignent un usage massif de la peine de mort dans le pays largement coupé du monde depuis près d'une semaine.

A Téhéran mercredi, des milliers de personnes se sont rassemblées pour les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres "martyrs" tués lors des manifestations secouant l'Iran depuis le 28 décembre.
16:38
Qatar: une partie du personnel de la base américaine a reçu l'ordre de partir
Le Qatar a confirmé mercredi le départ d'une partie du personnel de la base américaine d'Al-Udeid, en raison des «tensions régionales», après que Washington a menacé d'intervenir en Iran, qui s'est dit prêt à riposter. Le président américain devrait se souvenir de l'attaque menée en juin par Téhéran contre cette base après des frappes américaines sur son territoire, qui a prouvé «la volonté et la capacité de l'Iran à riposter», a écrit un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, sur son compte X.
16:38
L'Iran se dit capable de riposter à une éventuelle attaque américaine
L'Iran est capable de «riposter» à d'éventuelles frappes américaines, a averti mercredi un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, rappelant les frappes inédites menées en juin par la République islamique sur la base américaine au Qatar.

Donald Trump devrait se souvenir de l'attaque contre la base d'Al-Udeid, qui a prouvé «la volonté et la capacité de l'Iran à riposter à toute attaque», a écrit Ali Shamkhani sur son compte X, après des menaces d'intervention de Washington face à la répression de la contestation en Iran.
6:08
Trump promet d'agir si des manifestants sont exécutés
Donald Trump a encouragé mardi les manifestants en Iran à renverser les institutions et a promis que «l'aide» arrivait, Téhéran dénonçant de son côté des «troubles orchestrés» pour servir de prétexte à une intervention militaire américaine. Selon la diplomatie américaine, une première exécution est prévue dès mercredi.

«Plus de 10 600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l'un d'eux», a dit le Département d'Etat dans un message en farsi sur X. Amnesty international a demandé à l'Iran de «surseoir immédiatement à toutes les exécutions, incompris celle d'Erfan Soltani».
«Nous agirons de manière très forte s'ils font une chose pareille», a prévenu le président américain, interrogé mardi soir par un journaliste de la chaîne CBS.



La mission iranienne à l'ONU a accusé les Etats-Unis de chercher à renverser le régime par la force, «des troubles orchestrés et le chaos servant de modus operandi pour fabriquer un prétexte à une intervention militaire».
6:06
«Emeutiers» passibles de la peine de mort, selon le Parquet
Le parquet iranien a annoncé mardi que certaines des personnes arrêtées lors des manifestations s'exposaient à des peines passibles de la peine de mort, sur fond d'inquiétudes sur l'intensification de la répression en Iran. Le bureau des procureurs de Téhéran a déclaré qu'un nombre indéterminé de manifestants seraient poursuivis pour «moharebeh» (guerre contre Dieu, en persan), un des chefs d'accusation les plus graves en Iran et passible de la peine de mort, selon un communiqué cité par la télévision d'Etat.



Ces «émeutiers» seront «bientôt présentés à la justice», selon la même source.
18:17
Berne: 3 manifestants pénètrent dans l’ambassade d’Iran
Une manifestation non autorisée a eu lieu mardi peu après 12h30 devant l'ambassade d'Iran à Berne. Trois hommes ont pénétré dans l’enceinte de l’ambassade d’Iran L'un d'eux a été interpellé sans opposer de résistance. Ses deux compères ont pris la fuite, indique mardi la police cantonale bernoise dans un communiqué.

Dans une atmosphère tendue, les autres manifestants ont été appelés à libérer la chaussée. Alors qu'ils refusaient d'obtempérer, la police a fait usage de spray au poivre pour assurer la sécurité, indique-t-elle. La foule a fini par se disperser. La Thunerstrasse a été fermée pendant une quinzaine de minutes.

Un «incident médical» s'est produit durant la manifestation, une personne ayant été prise en charge par une équipe d'ambulanciers, indique encore le communiqué, sans donner plus de détails.
18:14
Au moins 730 morts en Iran
«Patriotes iraniens, continuez à manifester»: Donald Trump a encouragé mardi les manifestants en Iran à poursuivre leur mouvement et à renverser leurs institutions, promettant que «l'aide» arrivait. En Iran, la répression a fait au moins 730 morts, voire des milliers, selon l'ONG Human Rights Watch.

Le président américain a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début le 28 décembre du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

La répression a fait au moins 734 morts, selon une ONG qui craint un bilan réel plus élevé. Et Human Right de préciser qu'elle «continue de recevoir des rapports faisant état de milliers de morts dans différentes villes et provinces d'Iran», précise l'organisation, après plus de deux semaines de manifestations
16:51
Trump aux manifestants iraniens: renversez le pouvoir
Donald Trump a encouragé mardi les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu'à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que «l'aide était en route», sans plus de précisions.

«Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!», a écrit le président américain, précisant qu'il avait «annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s'arrêtaient pas.»

La veille, il avait annoncé frapper de 25% de droits de douane tout pays commerçant avec l'Iran.
11:36
L'ONU veut des investigations après les violences en Iran
Le Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk est «horrifié» par les violences grandissantes des forces de sécurité contre les manifestants en Iran. Mardi à Genève, il a demandé des investigations conformes aux normes internationales et des poursuites contre les responsables.

«Les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement», affirme l'Autrichien. Selon des sources «crédibles», des centaines de personnes ont été tuées et des milliers blessées, ajoute un porte-parole. Le Haut-Commissariat dialogue avec les autorités mais il ne peut vérifier lui-même les chiffres, en l'absence d'un bureau dans le pays et en raison des coupures d'Internet. Türk demande aussi de ne pas «instrumentaliser» les manifestations.

Le président américain Donald Trump a menacé les autorités iraniennes d'une offensive en cas de victimes pendant ces rassemblements. Le Haut commissaire exige la fin des violences et de répression, de même que des restrictions à Internet. «La qualification des protestataires comme terroristes pour justifier la violence est inacceptable», a-t-il encore dit.

«La population iranienne et ses demandes» d'égalité et de justice «doivent être entendues», a insisté l'Autrichien. Il dénonce encore les menaces de recours à la peine capitale contre les protestataires. Plusieurs membres des forces de sécurité auraient également été tués.
6:20
Trump impose 25% de droits de douane à qui commerce avec l'Iran
Donald Trump, qui continue à envisager l'option militaire face à la répression des manifestations par Téhéran, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis. La Chine est le principal partenaire commercial de l'Iran.

«Cette décision est définitive» et «prend effet immédiatement», a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social.

6:12
Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. «Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef», a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.



Toutefois, elle a assuré que «la diplomatie (était) toujours la première option pour le président». Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un «ton très différent» lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

«Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages», a-t-elle ajouté. Donald Trump «ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement», a également assuré Karoline Leavitt.
La répression fait au moins 600 morts en Iran
La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, les autorités tentant lundi de leur côté de reprendre le contrôle de la rue avec des rassemblements massifs dans le pays.



A l'appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d'Iraniens ont envahi selon les images de la télévision d'Etat la place de la Révolution, au coeur de Téhéran, en soutien au pouvoir confronté à l'un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Leur mobilisation est un «avertissement» aux Etats-Unis, a réagi le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, alors que Donald Trump a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement.

Dans la capitale, au milieu de drapeaux de la République islamique et de slogans «mort aux Etats-Unis», la foule a récité des prières pour les membres des forces de sécurité tués dans ce que le gouvernement qualifie «d'émeutes». Des dizaines sont morts au total, selon la presse iranienne.
L'Iran mène une guerre contre des «terroristes», a lancé sur place le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, menaçant d'infliger à Donald Trump une leçon «inoubliable» en cas d'attaque américaine.

D'autres rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, d'après les médias officiels, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national. (ats)
16:31
Le Parlement européen interdit l'entrée de diplomates ou responsables iraniens dans ses locaux
Les diplomates ou responsables officiels iraniens sont désormais interdits d'accès au Parlement européen, a annoncé lundi sa présidente Roberta Metsola.

«Alors que le peuple courageux d'Iran continue de se battre pour ses droits et sa liberté, j'ai décidé aujourd'hui (lundi) d'interdire à tout le personnel diplomatique et à tout autre représentant de la République islamique d'Iran l'accès à l'ensemble des locaux du Parlement européen», a-t-elle déclaré sur X.
13:26
Des milliers de manifestants à Téhéran en soutien au pouvoir
Des milliers d'Iraniens ont envahi lundi une grande place du centre de Téhéran pour marquer leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité morts durant des manifestations contre le pouvoir, selon les images diffusées par la télévision d'Etat.

Des personnes brandissant le drapeau de la République islamique ont envahi la place Enghelab, ou place de la Révolution, et des prières étaient récitées pour les victimes de ce que le gouvernement a qualifié «d'émeutes».
12:27
Iran: le fils de l'ancien chah appelle les forces de sécurité à «rejoindre le peuple»
Le fils de l'ancien chah d'Iran et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a appelé dimanche les forces de sécurité iraniennes à "rejoindre le peuple", alors que le gouvernement tente de réprimer un vaste mouvement de contestation.
12:25
Iran et Etats-Unis: le canal est «ouvert»
Un canal de communication est «ouvert» entre l'Iran et l'émissaire américain pour le Moyen-Orient malgré d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, a déclaré lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.

«Ce canal de communication entre notre ministre des Affaires étrangères (Abbas Araghchi) et l'émissaire spécial du président des Etats-Unis est ouvert», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, dans une déclaration retransmise par la télévision d'Etat, semblant faire référence à l'émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.

«Des messages sont échangés à chaque fois que c'est nécessaire», a-t-il dit, soulignant que les intérêts américains en Iran étaient représentés par l'ambassade de Suisse, en l'absence de relations diplomatiques entre Washington et Téhéran, rompues en 1980.
9:50
L'Iran «ne cherche pas la guerre» mais y «est tout à fait préparé»
L'Iran est tout à fait prêt à la guerre mais également à des négociations, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, après des menaces de Donald Trump d'intervenir militairement pour secourir les manifestants.

«La République islamique d'Iran ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparée pour la guerre», a déclaré le chef de la diplomatie lors d'une conférence des ambassadeurs étrangers à Téhéran diffusée par la télévision d'Etat. «Nous sommes également prêts à des négociations, mais ces négociations doivent être équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel», a-t-il ajouté.

9:48
La coupure d'internet imposée le 8 janvier en Iran dure depuis plus de 84 heures
La coupure d'internet en Iran imposée le 8 janvier par les autorités dure maintenant depuis plus de trois jours et demi, a indiqué lundi l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

«Alors que l'Iran se réveille pour commencer une nouvelle journée, les mesures indiquent que la coupure nationale d'internet a dépassé les 84 heures», a déclaré l'ONG, précisant toutefois que cette coupure pouvait être contournée en utilisant une radio à ondes courtes, une connexion à un réseau cellulaire près des frontières du pays, à Starlink et des téléphones satellitaires.
9:48
La Chine appelle à la paix et s'oppose aux ingérences étrangères
La Chine a appelé lundi toutes les parties à la contestation en cours en Iran à oeuvrer au retour au calme et a dit s'opposer à toute ingérence étrangère dans les affaires iraniennes, y compris une intervention militaire américaine.

«Nous nous opposons toujours aux ingérences dans les affaires intérieures des autres pays», a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, interrogée lors d'un point de presse régulier sur les propos du président américain Donald Trump parlant d'«options très fortes» étudiées par l'armée américaine en Iran.

«La Chine espère que le gouvernement et le peuple iraniens pourront surmonter les difficultés actuelles et maintenir la stabilité du pays», a-t-elle dit en appelant «toutes les parties à œuvrer davantage en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient».
9:47
Merz condamne la violence de Téhéran contre le peuple, un «signe de faiblesse»
Le chancelier allemand a «fermement condamné» lundi la violence exercée par les dirigeants iraniens contre leur propre peuple, la qualifiant de «signe de faiblesse», lors d'une conférence de presse en déplacement à Ahmedabad, dans le nord de l'Inde.

«J'appelle les dirigeants iraniens à protéger leur population au lieu de la menacer (...) Cette violence n'est pas un signe de force mais un signe de faiblesse. Elle doit cesser immédiatement», a dit Friedrich Merz, en visite de deux jours en Inde.

6:19
Trump affirme que l'Iran veut «négocier»
Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l'Iran, aux prises avec une vaste contestation, «veut négocier». Selon lui, une réunion est en préparation avec les dirigeants de la République islamique. Il n'a toutefois pas écarté des options militaires. A bord de l'avion Air Force One, le président américain a estimé que Téhéran commençait à dépasser la ligne rouge qu'il avait fixée concernant les morts de protestataires lors de ce mouvement d'une ampleur inédite depuis trois ans, précisant que l'armée étudiait des «options très fortes».



Donald Trump a ajouté que Téhéran avait appelé samedi pour «négocier» et qu'une rencontre était «en cours de préparation». Il a cependant laissé planer la menace d'une action avant toute entrevue.
6:18
L'armée américaine étudie des options très fortes, dit Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que l'armée américaine étudiait des «options très fortes» concernant l'Iran. Les craintes d'une répression meurtrière du mouvement de contestation dans le pays se renforcent.
6:17
Près de 200 morts dans les manifestations, selon une ONG
Le pouvoir iranien a perpétré un «massacre» pour réprimer le mouvement de contestation dans le pays, a dénoncé dimanche un groupe de défense des droits humains. Les autorités ont elles appelé à des manifestations lundi en soutien à la République islamique. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé.

«Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées», a-t-elle souligné, dénonçant un «massacre» et un «crime (...) majeur contre le peuple iranien». L'IHR a aussi estimé à plus de 2600 les manifestants arrêtés.
6:16
Le gouvernement iranien décrète trois jours de deuil
Le gouvernement iranien a décrété dimanche trois jours de deuil national pour les «martyrs» de la «résistance», notamment les membres des forces de sécurité tués lors des manifestations, a annoncé la télévision d'Etat. Il a appelé à des rassemblements en soutien à la République islamique lundi. Le gouvernement a décrit la lutte contre ce qu'il appelle des «émeutes» comme une «bataille de résistance nationale iranienne contre l'Amérique et le régime sioniste (Israël NDLR)».

Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent désormais de plus en plus des «émeutiers» instrumentalisés selon elles par l'étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.

Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une «marche de résistance» dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des «criminels terroristes urbains». La télévision d'Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funéraires d'agents des forces de l'ordre.

6:15
Une vidéo montre des corps devant une morgue près de Téhéran
Une vidéo, dont la localisation a été authentifiée dimanche, montre des dizaines de corps amoncelés à l'extérieur d'une morgue au sud de Téhéran. Selon des ONG, il s'agit des victimes de la répression des manifestations en Iran. Les images, géo-localisées à la morgue de Kahrizak au sud de la capitale iranienne, montrent des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de Téhéran. Des Iraniens semblent être à la recherche de leurs proches disparus.

La vidéo a été publiée en ligne pour la première fois samedi. La morgue est connue officiellement sous le nom de Centre médico-légal de diagnostic et laboratoire de la province de Téhéran. L'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, indique que ces images «montrent un grand nombre de personnes tuées lors des manifestations nationales en Iran».



L'organisation Hengaw, également basée en Norvège, affirme avoir elle-même authentifié ces images. Des défenseurs des droits humains ont accusé les forces de sécurité d'utiliser des balles réelles pour réprimer les manifestations qui durent depuis deux semaines. Le pays a coupé l'internet depuis plus de 60 heures rendant les témoignages difficiles.
6:13
Nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban
L'armée israélienne a bombardé dimanche un secteur du sud du Liban, annonçant cibler le Hezbollah. Les raids, qui ont fait un mort, interviennent alors que l'armée libanaise a annoncé jeudi avoir mené à bien le désarmement du mouvement pro-iranien au sud du Litani, conformément à l'accord de cessez-le-feu. Le ministère libanais de la Santé a affirmé qu'«une frappe de l'ennemi israélien sur une voiture à Bent Jbeil a(vait) fait un mort». L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir frappé «un terroriste du Hezbollah» dans la région.

L'agence de presse libanaise Ani a affirmé que des «avions de combat» israéliens ont aussi frappé la localité de Kfar Hata, dans le sud du Liban, située au nord du fleuve Litani, faisant état «d'importants dégâts» sur des bâtiments.
6:12
Le chef de l'ONU «choqué» appelle les autorités à la retenue
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré dimanche «choqué par les rapports faisant état de violences» à l'encontre des manifestants en Iran. Il a appelé les autorités «à faire preuve de la plus grande retenue» dans l'usage de la force. «Tous les Iraniens doivent pouvoir exprimer leurs doléances de manière pacifique et sans crainte. Les droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique, tels qu'inscrits dans le droit international, doivent être pleinement respectés et protégés», selon un texte transmis par son porte-parole.

Antonio Guterres appelle en outre les autorités «à prendre des mesures permettant l'accès à l'information dans le pays, notamment en rétablissant les communications».

6:11
Plus de 2000 personnes à Paris en soutien au fils de l'ancien chah
Plus de deux mille personnes ont défilé dimanche à Paris à l'appel des partisans du fils de l'ancien chah d'Iran, pour soutenir le mouvement de contestation en cours en Iran. Les manifestants, de toutes générations dont de nombreux jeunes, ont défilé sous des drapeaux de l'ancien régime impérial iranien mais aussi sous des drapeaux israéliens, sans pouvoir approcher de l'ambassade d'Iran à Paris suite à une décision de la préfecture de Paris. «Fermez l'ambassade des mollahs, fabrique de terroristes», scandaient les manifestants.

«En Iran, les gens se sont soulevés dans les rues et nous, Iraniens hors d'Iran, on est là pour montrer qu'on est avec eux et qu'ils ne sont pas seuls», a expliqué à Arya, étudiant iranien de 20 ans, en France depuis janvier 2023. «Cette fois-ci, c'est peut-être différent. Nous sommes plus nombreux dans les rues (...) On attend maintenant ce que notre prince nous dira de faire», a poursuivi le jeune homme, en référence au fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi.

6:10
Les «émeutiers» ne doivent pas semer le trouble
Les «émeutiers» ne devraient pas être autorisés à semer le trouble dans la société iranienne, a déclaré le président Massoud Pezeshkian dans sa première prise de parole depuis l'intensification ces derniers jours de la contestation contre le pouvoir.

«Le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société. Le peuple devrait avoir confiance en notre volonté d'instaurer la justice», a-t-il dit dans une interview diffusée par la télévision d'Etat Irib.
Des pluies déclenchent des torrents rouge sang en Iran
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Comment la guerre en Iran menace le commerce mondial
Le conflit au Moyen-Orient et la fermeture du détroit D'Ormuz mettent en péril le marché du pétrole, mais aussi plusieurs filières économiques cruciales pour de nombreux pays. Tour d'horizon.
L'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran et les lourdes représailles de Téhéran viennent perturber le trafic maritime mondial, à commencer par celui des pétroliers.
L’article