Le journaliste italienne Cecilia Sala, arrêtée le 19 décembre en Iran pour avoir «violé les lois» de la République islamique, a été libérée et est en cours de rapatriement, a annoncé mercredi le gouvernement italien.
«Notre compatriote a été libérée par les autorités iraniennes et rentre en Italie», ont précisé les services du gouvernement dans un communiqué publié en fin de matinée. «L'avion rapatriant la journaliste Cecilia Sala a décollé il y a quelques minutes».
Cette libération est le fruit «d'un travail intense à travers les voies diplomatiques et de renseignement», souligne le communiqué. La cheffe du gouvernement italien «Giorgia Meloni exprime sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à rendre possible le retour de Cecilia, lui permettant de retrouver sa famille et ses collègues».
La journaliste avait été arrêtée à Téhéran lors d'un séjour professionnel avec un visa journalistique, mais les autorités iraniennes n'ont jamais communiqué les raisons précises de cette arrestation.
Pourtant des pistes mènent à une affaire de drones tueurs iraniens. La jeune femme, qui devait, en effet, initialement rentrer le 20 décembre en Italie, avait été interpellée quelques jours après les arrestations aux Etats-Unis et en Italie de deux Iraniens soupçonnés par la justice américaine de transfert de technologies sensibles en lien avec l'EPFL.
Mohammed Abedini Najafabadi, ancien post-doctorant à l’EPFL, aurait fourni des composants d’armes à l’Iran, avec la possible complicité d’autres personnes à Lausanne, selon des documents américains.
Cecilia Sala, 29 ans, se trouvait depuis dans une cellule de la prison d'Evine à Téhéran. La journaliste travaille pour Chora Media, un site publiant des podcasts, ainsi que pour le quotidien Il Foglio. (jah avec ats)