International
Justice

Bachar al-Assad condamné à mort en Syrie

epa13160939 (FILE) - Syrian President Bashar al Assad addresses the media at the Elysee Palace, in Paris, France, 13 November 2009 (reissued 11 August 2026). A Syrian court found guilty and sentenced  ...
Bachar al-Assad à Paris en 2009Keystone

Bachar al-Assad condamné à mort en Syrie

L'ex-président syrien a été condamné mardi par contumace par un tribunal de Damas. Il avait fui à Moscou en décembre 2024 après la chute de son régime.
11.08.2026, 12:5611.08.2026, 12:56

Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar el-Assad, son frère Maher et plusieurs autres ex-responsables à la peine de mort, pour les crimes commis durant la guerre civile, dans de premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien pouvoir. Les autorités de transition, qui ont renversé Bachar el-Assad en décembre 2024, au terme de 13 ans d'une guerre civile meurtrière, se sont engagées à ce que justice soit faite pour les crimes commis sous son pouvoir.

Et en avril, la justice avait engagé des poursuites contre Bachar el-Assad et d'autres responsables. ONG et gouvernements étrangers avaient alors insisté sur l'importance de la justice de transition pour assurer l'avenir du pays.

Devant un tribunal de Damas, le juge Fakhr al-Din al-Aryan a reconnu Bachar el-Assad coupable de «crimes contre l'humanité et de crimes de guerre» dont les chefs d'«assassinat avec préméditation, meurtre intentionnel de plusieurs personnes, meurtre intentionnel d'enfants de moins de 15 ans (...), torture ayant entraîné la mort et privation de liberté».

Le dirigeant déchu a été condamné par contumace après s'être enfui à Moscou en décembre 2024, avec une poignée de proche, alors que les forces dirigées par les islamistes se rapprochaient de Damas. Il a abandonné dans sa fuite hauts fonctionnaires et responsables de la sécurité, dont certains se seraient exilés à l'étranger ou auraient trouvé refuge dans le fief côtier de la minorité alaouite dont est issu son clan.

Plusieurs anciens responsables militaires

La guerre civile syrienne a été déclenchée par la répression sanglante de manifestations prodémocratie, dans le sillage des «Printemps arabes», vague de révoltes à travers la région. Plus d'un demi-million de personnes ont été tuées et des millions d'autres déplacées. Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, dont beaucoup victimes des exactions généralisées dans les geôles du pouvoir.

Le tribunal a également condamné à mort par contumace plusieurs anciens responsables militaires et des forces de sécurité, dont le frère de Bachar el-Assad, Maher, qui dirigeait la 4e division d'élite de l'armée et a aussi fui le pays. L'ancien ministre de la Défense Fahd al-Freij et Louay al-Ali, qui dirigeait les services de renseignement militaire dans la province de Deraa, berceau du soulèvement en 2011, figurent parmi eux.

Ils ont été notamment reconnus coupables des chefs de «meurtre, torture ayant entraîné la mort et privation répétée de liberté», également considérés comme des «crimes contre l'humanité» et des «crimes de guerre».

Tirs à balles réelles contre des manifestants

Seul accusé à comparaître, Atef Najib, a aussi été condamné à mort pour «crimes contre l'humanité» alors qu'il était chef de la sécurité politique à Deraa. Le soulèvement syrien y a débuté en mars 2011, après l'arrestation de 15 étudiants accusés d'avoir écrit des slogans antigouvernementaux sur les murs de la ville.

Selon des habitants, ces étudiants auraient été torturés, ce qui a déclenché une manifestation pour réclamer leur libération, qui s'est soldée par un bain de sang. Les forces de sécurité ont réprimé par la force des manifestations pacifiques et tiré à balles réelles pour disperser des rassemblements organisés à plusieurs endroits.

epa13160947 (FILE) - Former Syrian regime official Brigadier General Atef Najib attends court hearings in his trial in Damascus, Syria, 26 April 2026 (reissued 11 August 2026). A Syrian court sentence ...
Atef NajibKeystone

Atef Najib avait été démis de ses fonctions à la suite de la répression, alors que les manifestations s'étendaient à d'autres provinces. Mais le juge Fakhr al-Din al-Aryan a déclaré qu'il avait nié les accusations portées contre lui ne montrant «aucun remords».

La chute de Bachar al-Assad, qui avait succédé à son père Hafez en 2000, a mis fin à plus d'un demi-siècle de règne sans partage de son clan familial. (jzs/ats/afp)

Les talibans s'amusent comme des enfants
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Cette épidémie d’Ebola approche déjà le pire bilan enregistré en RDC
L’épidémie d’Ebola déclarée en mai en République démocratique du Congo totalise désormais 4381 cas confirmés et 2011 morts, principalement dans des régions en conflit.
L'épidémie d'Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC). Elle a fait 2011 morts, sur 4381 cas confirmés, selon le dernier bilan publié par les autorités congolaises mardi.
L’article