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Les Etats accusés d'avoir eu recours à Pegasus réagissent

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Image: Shutterstock

L'affaire Pegasus n'en finit plus d'agiter les monde politique. Quelques jours après les révélations, les pays impliqués ont réagi en ordre dispersé. Tour d'horizon.



Le Maroc prépare sa riposte

Accusé d'avoir eu recours au logiciel d'espionnage Pegasus, le Maroc a décidé d'attaquer en diffamation Amnesty et Forbidden Stories devant le tribunal correctionnel de Paris.

Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre devant la chambre spécialisée en droit de la presse, mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans. L'avocat Me Olivier Baratell a été choisi par le Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa.

Dès lundi, le gouvernement marocain s'était défendu en démentant avoir acquis des «logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication».

Israël rompt le silence

En Israël, le Parlement a mis en place une commission pour enquêter sur des allégations selon lesquelles ce système a été utilisé à «mauvais escient» par certains Etats pour espionner des personnalités, a révélé jeudi un député.

Sous le feu des critiques depuis l'éclosion de l'affaire, le gouvernement israélien faisait profil bas. Et pour cause: dans le pays, c'est le ministère de la Défense qui autorise les licences d'exportation de ce logiciel de cyberespionnage à l'étranger.

La Hongrie ouvre une enquête

Le consortium de médias internationaux à l'origine des révélations sur Pegasus a accusé les autorités hongroises d'utiliser cette technologie d'espionnage contre la société civile.

Le bureau du procureur de Budapest, «à la suite de plusieurs plaintes», a ordonné qu'il soit procédé à une enquête sur la collecte potentielle non autorisée d'informations confidentielles.

Macron faisait partie des cibles potentielles 👇

L'Arabie saoudite démentit

En Arabie saoudite, «un responsable a démenti les allégations parues dans la presse selon lesquelles une entité du royaume aurait utilisé un logiciel pour surveiller les communications», a écrit l'agence de presse officielle saoudienne SPA mercredi, sans préciser le nom du système en question.

Les Emirats arabes unis, qui contrairement à l'Arabie saoudite ont officiellement normalisé leurs relations avec Israël, ont à leur tour rejeté, jeudi, les accusations d'espionnage. (ats/asi)

50 000 numéros de téléphone

Pour rappel, les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50 000 numéros de téléphone. Elles l'ont ensuite partagée avec un consortium de 17 médias qui ont révélé son existence dimanche.

La liste des cibles potentielles comprend les numéros d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d'entreprise.

Cela n'a rien à avoir avec Pegasus, mais on s'en lasse pas: Ueli Maurer est un mème

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Ueli Maurer est un mème
source: watson
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La cyberattaque aux Etats-Unis n'a pour l'instant pas touché la Suisse

Suite au piratage informatique de 1000 sociétés américaines ce week-end, le Centre national pour la cybersécurité (CNCS) n'a pas encore reçu d'alertes d'entreprises touchées en Suisse.

Les autorités chargées en Suisse de la cybersécurité sont en contact avec le prestataire de services informatiques américain Kaseya. Celui-ci a été touché durant le week-end par une attaque de grande envergure avec un logiciel de chantage. On ignore pour l'heure si des entreprises suisses figurent parmi les victimes.

Les pirates informatiques ont utilisé des failles chez le fournisseur américain pour hacker ses clients avec un programme qui crypte les données et demande une rançon.

Les clients de …

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