International
Police

Affaire Jubilar: des ossements retrouvés

(FILES) (FILES) Cedric Jubillar (R), accused of causing the disappearance of his wife Delphine, reacts as he sits in the dock in the courtroom of the Tarn Assize Courthouse in Albi, southwestern Franc ...
Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse Delphine, disparue dans le Tarn depuis fin 2020.Image: AFP

Affaire Jubilar: des ossements retrouvés

Cédric Jubillar, qui a reconnu être «à l'origine de la mort» son épouse Delphine, a été entendu mercredi par les enquêteurs français. Des fouilles ont ensuite débuté dans le Tarn.
16.07.2026, 12:5616.07.2026, 13:27

Des ossements ont été retrouvés jeudi dans le Tarn à l'emplacement indiqué aux enquêteurs par Cédric Jubillar pour retrouver le corps de son épouse Delphine, disparue depuis fin 2020, dont il a avoué être à «l'origine de la mort», selon la justice. «Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de Mme (Delphine) Aussaguel», a déclaré à l'AFP le procureur général de la cour d'appel de Toulouse Nicolas Jacquet, confirmant une information divulguée par BFM TV.

A Villeneuve-sur-Vère, à 10 km de Cagnac-les-Mines, le village où résidait le couple, un fourgon de gendarmerie barre l'accès à la zone des fouilles, au milieu de champs jaunis par la canicule, a constaté un journaliste de l'AFP. Ces fouilles ont été déclenchées au lendemain d'une audition, mercredi, lors de laquelle «Cédric Jubillar a reconnu être à l'origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps», avait auparavant indiqué Jacquet, dans un communiqué.

A French gendarme walks past a French Gendarmerie vehicle parked near the site where searches are conducted to find the body of Delphine Aussaguel, a 33-year-old nurse who went missing in France in De ...
Des ossements ont été retrouvés.Image: AFP

Cette audition avait été sollicitée par les avocats du peintre-plaquiste de 38 ans, au lendemain du coup de tonnerre provoqué par la révélation le 6 juillet d'un courrier dans lequel il admettait pour la première fois sa «responsabilité» dans la mort de l'infirmière de 33 ans et mère de leurs deux enfants, qui s'apprêtait à le quitter et à refaire sa vie avec un autre homme.

Depuis plus de cinq ans et notamment pendant tout son procès très médiatisé devant les assises du Tarn, à l'issue duquel il a été condamné à 30 ans de réclusion en octobre, il avait toujours clamé son innocence. Ses aveux ont été recueillis mercredi par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne, juridiction devant laquelle Jubillar doit être jugé en appel à partir du 21 septembre.

Le couple était en instance de divorce

Cédric Jubillar est présent sur le lieu des recherches, accompagné de ses avocats Pierre et Guy Debuisson, qui ont remplacé ces derniers mois Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, ses défenseurs pendant quatre ans et demi. Les recherches sont menées par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et des techniciens en investigation criminelle, sous l'autorité d'un juge d'instruction nommé par la présidente de la cour d'assises.

Delphine Jubillar, née Aussaguel, avait disparu mystérieusement du domicile du couple en instance de divorce dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, au tout début d'un couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19. Dans une affaire sans corps, ni aveux, ni preuve formelle, l'intime conviction de la cour en première instance s'était forgée grâce à un faisceau d'indices: le témoignage du fils aîné Louis, qui dit avoir vu ses parents se disputer le soir des faits, la géolocalisation du téléphone de Delphine, qui n'a jamais quitté la zone, et le véhicule du couple, déplacé pendant la nuit quand l'accusé était seul à en avoir les clés.

Le passage aux aveux de Cédric Jubillar est dû à «un besoin de parler», car il aurait jusque-là été «verrouillé par la pression médiatique» et l«a pression très forte des enquêteurs», ainsi que fragilisé par la prise de médicaments et son régime carcéral à l'isolement, avait déclaré lors d'une conférence de presse le 6 juillet Me Pierre Debuisson. Me Guy Debuisson, l'associé et père de Pierre Debuisson, avait pour sa part assuré à BFMTV que Jubillar n'avait «jamais eu l'intention de tuer son épouse», ce qui laisse entendre que sa défense va contester la notion d'homicide pour privilégier celle de coups mortels dans la mort de Delphine Jubillar.

Dans le courrier transmis à Me Debuisson, Cédric Jubillar évoque une dispute sans en indiquer les circonstances. Ses avocats ont par ailleurs jugé «impossible» que son procès en appel puisse se tenir comme prévu, à partir du 21 septembre, à Toulouse. Incarcéré à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse, Cédric Jubillar s'est en outre vu retirer en décembre l'autorité parentale sur ses deux enfants, Louis et Elyah, âgés de 11 et six ans et confiés à leur tante maternelle. (jzs/afp)

Ce journaliste découvre un cadavre par hasard
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Affaire Lyhanna: le principal suspect mis en examen pour meurtre et viol
Le principal suspect dans l’affaire Lyhanna a été mis en examen mercredi pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans. Déjà poursuivi pour l’enlèvement de la fillette de 11 ans, il est également visé dans une seconde affaire de viols sur mineure.
Jérôme Barella, principal suspect dans l'affaire Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, a été mis en examen mercredi pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans, a indiqué le parquet d'Agen.
L’article