International
Politique

L'administration Trump veut faciliter les exécutions fédérales

L'administration Trump veut faciliter les exécutions fédérales

Le ministère américain de la Justice a annoncé vendredi une série de mesures visant à faciliter le recours à la peine capitale dans les dossiers fédéraux, notamment en élargissant les modes d'exécution autorisés, au-delà de la seule injection létale.
24.04.2026, 20:1224.04.2026, 20:12

Dès son retour à la Maison Blanche le 20 janvier 2025, Donald Trump a signé un décret ordonnant de requérir systématiquement la peine capitale pour les crimes les plus graves ainsi que pour les meurtres de policiers ou les crimes commis par des étrangers en situation irrégulière. Les exécutions dans le pays relèvent dans leur immense majorité des Etats et non des institutions fédérales.

Les dernières exécutions fédérales remontent à la fin du premier mandat du président républicain. Après 17 ans d'interruption, 13 condamnés avaient été mis à mort entre le 14 juillet 2020 et le 16 janvier 2021, quatre jours avant l'investiture de son successeur démocrate Joe Biden.

Le ministère de la Justice annonce dans un communiqué vendredi «reprendre son devoir solennel de requérir, obtenir, et faire appliquer les condamnations légitimes à la peine capitale».

Mesures de clémence

«Sous la direction du président Trump, le ministère de la Justice applique de nouveau la loi et se tient aux côtés des victimes», affirme le ministre par intérim, Todd Blanche, cité dans le texte, critiquant le bilan de l'administration Biden en la matière.

Dans un rapport publié simultanément, le ministère détaille une série de mesures en ce sens, dont l'élargissement des modes de mise à mort au niveau fédéral au-delà de la seule injection létale.

Sont ainsi cités le peloton d'exécution, l'électrocution et l'inhalation de gaz mortel, des méthodes en vigueur dans certains Etats, bien que l'injection létale reste de loin la plus pratiquée. L'administration Biden avait décrété un moratoire des exécutions fédérales, annulé par Donald Trump.

Et en décembre 2024, en fin de mandat, Joe Biden avait commué la peine de 37 des 40 condamnés à mort par la justice fédérale, une décision réclamée par les militants des droits humains qui redoutaient une vague d'exécutions sous Donald Trump. En conséquence, étaient exclus de cette mesure de clémence trois condamnés à mort.

Il s'agit de Djokhar Tsarnaev, un des poseurs de bombes de l'attentat contre le marathon de Boston le 15 avril 2013, Dylann Roof, suprémaciste blanc meurtrier de neuf Afro-Américains dans une église en 2015 et de Robert Bowers, auteur d'une attaque armée dans une synagogue en 2018 qui a tué 11 personnes, la plus meurtrière contre des juifs dans l'histoire des Etats-Unis. (sda/ats/afp)

Le biopic sur Michael Jackson oublie la face sombre de l'idole

Vidéo: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
La France dit adieu à Nathalie Baye
L'actrice française, décédée la semaine dernière, est inhumée ce vendredi à Paris. La messe est ouverte aux anonymes et devrait rassembler de nombreux membres du monde culturel.
Le monde du cinéma et les admirateurs de l'actrice vont rendre vendredi à Paris un ultime hommage à Nathalie Baye, décédée le 17 avril à l'âge de 77 ans, avant son inhumation «dans la stricte intimité». La cérémonie se tiendra à 10h30 dans l'église Saint-Sulpice, au coeur du VIe arrondissement où la comédienne vivait.
L’article