Abus sexuels: le Vatican ouvre un dispositif d’indemnisation pour les victimes
Le Vatican a annoncé le lancement d'un dispositif destiné à recueillir les témoignages et demandes d'indemnisation de personnes s'estimant victimes de violences sexuelles liées au mouvement catholique péruvien Sodalitium Christianae Vitae, dissous en 2025.
Entre le 4 et le 22 mai, un «canal de première écoute» sera mis en place à Lima pour recevoir des plaintes pour des faits «d'abus physiques et/ou sexuels», mais aussi spirituels, de pouvoir ou liés à des irrégularités économiques, selon un communiqué.
La congrégation, formée de laïcs, avait elle-même reconnu que des membres de sa direction avaient agressé sexuellement 19 mineurs et 10 adultes entre 1975 et 2002.
L'Eglise catholique utilisera les biens saisis à l'organisation pour indemniser les victimes. «Pour ceux qui ont directement souffert des abus, cette annonce ouvre une réelle opportunité de continuer à avancer vers une réparation juste», a déclaré la Conférence épiscopale péruvienne dans un communiqué jeudi.
Robert Prevost, devenu depuis le pape Léon XIV, a vécu plusieurs années au Pérou et, en tant qu'évêque proche du pape François, a soutenu les victimes dans leurs démarches, selon leurs propres déclarations.
L'affaire avait éclaté au grand jour en 2015 avec la publication d'un livre d'enquête. Le fondateur du mouvement, Luis Fernando Figari, s'est installé à Rome cette année-là. La justice péruvienne a abandonné les poursuites en 2024.
Fondé en 1971, le mouvement s'était étendu à l'Argentine, au Brésil, au Chili, à la Colombie et aux Etats-Unis. (dal/ats/afp)
