Le nouveau missile Skyfall de Poutine est inédit dans le monde
Le nouveau missile de croisière russe pourrait laisser une trace radioactive à chaque utilisation. Deux chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont décrypté pour la première fois la technologie du 9M730 Burevestnik et ont découvert que le missile fonctionne avec un moteur nucléaire à cycle ouvert. Le missile de croisière, baptisé «Skyfall» par l'Otan, ne serait donc pas seulement dangereux en raison d'une éventuelle ogive nucléaire.
Le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, avait annoncé le système dès 2018. Selon certains, il serait en développement depuis 25 ans. Il est censé être propulsé par l'énergie nucléaire et équipé d'une tête nucléaire. En octobre 2025, le Kremlin a fait état d'un vol d'essai réussi sur environ 14 000 kilomètres, soit près de deux fois la distance entre New York et Moscou en survolant l'Europe.
La force du système ne résiderait donc pas dans une vitesse exceptionnelle, mais dans son endurance. Contrairement aux missiles de croisière conventionnels, le Burevestnik ne serait pas limité par le carburant embarqué. Il pourrait théoriquement rester en l'air pendant de nombreuses heures, voire des jours.
Voici le tir d'un Burevestnik et ce q'il pourrait faire en vol 👇
L'air circule devant le réacteur du Burevestnik
Selon les chercheurs, l'arme mesure 9,5 mètres de long, avec une envergure d'environ 5,6 mètres. Elle volerait à une vitesse subsonique élevée, similaire à celle d'autres missiles de croisière.
D'après l'évaluation du MIT, la propulsion fonctionne de manière simplifiée comme un moteur à réaction. L'air entrant ne serait toutefois pas chauffé par du kérosène, mais par la chaleur d'un réacteur nucléaire. Contrairement à un système fermé, aucun échangeur de chaleur ne semble séparer le réacteur du flux d'air. Par conséquent, des substances radioactives pourraient être générées pendant le vol et rejetées dans l'atmosphère avec les gaz d'échappement.
Les tests, les crashs et les opérations de récupération seraient donc particulièrement dangereux. L'accident de Nyonoksa en 2019, au cours duquel cinq employés de Rosatom sont décédés et où des niveaux de radiation élevés ont été mesurés, est considéré par les experts comme un indice possible de ces risques. (trad. hun)

