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Epidémie d'Ebola: le directeur de l'OMS est «très inquiet»

Epidémie d'Ebola: le directeur de l'OMS est «très inquiet»
Cette souche d'Ebola n'a pas de vaccin ou de soin qui a été validé.Keystone

Epidémie d'Ebola: le directeur de l'OMS est «très inquiet»

La vitesse de l'épidémie d'Ebola inquiète l'OMS, qui a prévu une réunion d'urgence sur le sujet. Quelque 130 personnes auraient déjà perdu la vie en République démocratique du Congo.
19.05.2026, 13:5819.05.2026, 13:58

L'OMS a prévu une réunion d'un comité d'urgence sur Ebola. «Je suis très inquiet de la dimension et la vitesse» de cette épidémie en RDC, a affirmé le directeur général à Genève.

Pour la première fois, il a décrété une urgence sanitaire de portée internationale sans avoir préalablement convoqué le comité d’experts. Dans son discours devant l’Assemblée mondiale de la santé mardi, M. Tedros a affirmé ne pas l’avoir fait «à la légère».

Il souhaite désormais des recommandations provisoires de la part du comité dont la réunion a été prévue pour mardi soir. Lundi, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider avait salué le rôle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) face à l’hantavirus et à Ebola.

L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est vraisemblablement à l'origine de 131 décès recensés et de 513 cas suspects, a affirmé le ministre de la santé congolais à la télévision nationale dans la nuit de lundi à mardi. Trente cas ont été confirmés. Outre la propagation dans l'est de la RDC, l'Ougnda a relayé deux infections importées.

Pas de vaccin ni de soin

Cette souche d'Ebola n'a pas de vaccin ou de soin qui a été validé, a précisé à la presse depuis la région la représentante de l'OMS en RDC, Anne Ancia. Mais l'organisation examine quels candidats pourraient faire l'affaire. Un groupe d'experts doit se pencher sur cette question.

L'OMS a également acheminé 12 tonnes de matériel comme des équipements de protection pour le personnel de santé. Elle oeuvre avec des partenaires pour établir des centres de soins. De son côté, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est dit inquiet pour le dispositif humanitaire dans l'est de la RDC. Plus de deux millions de déplacés ou de personnes rentrées dans leur région s'y trouvent.

La Fédération internationale des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a activé son niveau le plus élevé d'urgence. «Nous augmentons nos activités», a affirmé à la presse à Genève une responsable. L'organisation collabore étroitement avec la Croix-rouge locale. Dans les prochains jours, elle va aussi déployer des spécialistes de santé publique. (ats)

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