Une lueur d'espoir dans la lutte contre le cancer de l'ovaire
Des études publiées vendredi dans la revue médicale The Lancet montrent que deux traitements permettent de légèrement améliorer la survie de patientes atteintes de cancers de l'ovaire qui sont devenus résistants à la thérapie habituelle.
Ces deux médicaments sont le Keytruda du laboratoire Merck (appelé MSD en dehors des Etats-Unis), un anticancéreux déjà au coeur du portefeuille de traitements du géant américain, et le Lifyorli de Corcept, également basé aux Etats-Unis.
Cinq ans d'espérance de vie
Deux études, indépendantes l'une de l'autre, ont évalué l'efficacité de ces médicaments face à des formes difficiles à traiter du cancer de l'ovaire, qui reste l'un des plus meurtriers parmi les cancers féminins.
Selon des chiffres de la Société américaine du cancer, environ la moitié des femmes décèdent dans les cinq ans suivant le diagnostic, souvent réalisé alors que le cancer est déjà métastasé. L'une des difficultés à le traiter vient du fait qu'il devient souvent résistant au principal traitement en vigueur, la chimiothérapie au platine.
Les deux études ont donc évalué si le Keytruda, d'un côté, et le Lifyorli, de l'autre, amélioraient la situation des patientes qui continuaient par ailleurs à suivre le traitement habituel. Elles ont donné des résultats semblables, même s'ils ne peuvent être directement comparés en raison de méthodologies différentes. Les patientes ayant reçu Keytruda ou Lifyorli en plus de leur traitement habituel ont, en moyenne, vu leur survie augmenter d'environ quatre mois.
Ces deux médicaments ont, en tout état de cause, déjà été approuvés en début d'année par les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) dans le traitement du cancer de l'ovaire résistant à la chimiothérapie au platine. (btr/ats)
