International
Société

Jeunes et réseaux sociaux: pourquoi Meta veut montrer l'exemple

Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a accepté mercredi un accord à l'amiable de plusieurs milliards afin de mettre fin à une procédure judiciaire engagée contre son entreprise.
Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a accepté mercredi un accord à l'amiable de plusieurs milliards afin de mettre fin à une procédure judiciaire engagée contre son entreprise.Image: Damian Dovarganes / AP

Pourquoi Meta part en guerre contre le scrolling chez les jeunes

Le géant des réseaux sociaux Meta limite, sous la pression du monde politique aux Etats-Unis, l'accès des enfants à ses services. L'entreprise appelle désormais la concurrence à faire de même.
28.08.2026, 11:5928.08.2026, 11:59
Renzo Ruf

Il y a peu encore, Meta était cloué au pilori. Depuis la mi-août, la maison mère d'Instagram et de Facebook devait se défendre devant un tribunal fédéral de Californie face à l'accusation d'avoir rendu des millions d'enfants dépendants à ses produits, certains d'entre eux jusqu'à en mourir.

Mercredi, cependant, Meta s'est racheté de ces accusations. Le groupe a accepté de payer une amende totale de 18 milliards de dollars afin de mettre fin à la vague de plaintes déposées par les Etats américains. Dans le même temps, le géant des réseaux sociaux a accepté, pour la première fois, des mesures de protection de l'enfance. Ainsi, aux Etats-Unis, les mineurs ne devraient désormais plus pouvoir faire défiler Instagram plus de deux heures par jour. Meta introduit également un couvre-feu nocturne pour les enfants.

Meta lance un appel à la concurrence

Bien que l'entreprise de réseaux sociaux n'ait pas introduit ces nouvelles limites de son plein gré, elle se pose désormais en fer de lance de la protection de l'enfance. Dans une «lettre ouverte» adressée à TikTok et à YouTube, publiée jeudi sous forme d'encart publicitaire, notamment dans le New York Times et le Washington Post, Meta appelle ses concurrents à renforcer, eux aussi, la protection des mineurs. On peut y lire:

«Toutes les plateformes devraient donner les moyens d'agir aux parents et accompagner les jeunes. Car nous savons que lorsqu'ils se voient imposer des restrictions sur une application, ils se tournent tout simplement vers une autre.»

La concurrence n'a pour l'instant pas réagi à cet appel. YouTube appartient au groupe Alphabet, maison mère de Google, tandis que la filiale américaine de TikTok est détenue par un consortium auquel participe notamment l'entrepreneur technologique Larry Ellison.

Une incitation sectorielle inhabituelle

Fait intéressant, Meta a un intérêt financier à ce que des concurrents comme YouTube et TikTok refusent d'améliorer leurs mesures de protection de l'enfance. En effet, selon l'accord extrajudiciaire présenté mercredi, seuls 70% de l'amende de 18 milliards sont fixes.

Meta ne devra payer les 30% restants que si les autres grandes entreprises de réseaux sociaux paient elles aussi une amende d'au moins 5,3 milliards de dollars et limitent l'accès des enfants à leurs services. Cette «phase 2», comme on l'appelle dans l'accord, aurait pour conséquence que toutes les grandes entreprises de réseaux sociaux introduiraient une limite d'une heure par jour pour les enfants.

Cette clause pour le moins inhabituelle est censée garantir que Meta ne soit pas la seule entreprise à limiter la consommation des mineurs et à en subir le désavantage économique. Le juriste en chef de Meta a ainsi souligné mercredi:

«Ce dispositif ne fonctionne que si l'ensemble de nos concurrents du secteur y participent»

(trad. ysc)

Ces inventions «révolutionnaires» déjà vintage
1 / 9
Ces inventions «révolutionnaires» déjà vintage
source: shutterstock
partager sur Facebookpartager sur X
Tout ce qu'il faut retenir du nouveau trailer de GTA6
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Cette mouche colonise l'Antarctique et ça inquiète
Originaires de l'originaire de l'Arctique, des colonies de mouches de l'espèce Trichocera maculipennis ont été observées dans des cavernes de la péninsule Antarctique, menaçant des espèces locales.
Une mouche originaire de l'Arctique a été observée se reproduisant dans l'environnement naturel de la péninsule Antarctique, où son expansion pourrait menacer d'autres espèces de la région, alertent des scientifiques interrogés par l'AFP.
L’article