Le décollage de la fusée qui nous emmènera sur Mars s'est bien passé
La mégafusée Starship d'Elon Musk a décollé lundi depuis le Texas pour un premier vol d'essai visant l'orbite terrestre, un test risqué indispensable au développement de ce gigantesque lanceur pensé pour de futurs voyages vers la Lune et Mars.
Le mastodonte noir et argenté de plus de 120m de haut s'est élevé dans un épais nuage de fumée peu après 08h48 locales (14h48 heure suisse) pour un 14e vol test ambitieux.
Prévu pour durer environ dix heures, ce test doit voir l'étage supérieur de la fusée expérimentale, le vaisseau, voler en orbite autour de la Terre et y déployer 26 satellites Starlink de nouvelle génération.
Enfin, si tout se passe bien. «Nous n'irons en orbite que si tout semble en ordre sur tous les plans», a prévenu juste avant le décollage Jake Berkowitz, un ingénieur de l'entreprise américaine SpaceX.
Par mesure de précaution, le vaisseau a été lancé sur une trajectoire suborbitale, et réalisera ensuite, à condition que les voyants soient au vert, une seconde poussée pour atteindre l'orbite. Cela pour limiter les risques d'une perte de contrôle de l'immense engin en orbite, où se trouvent des satellites, ou sa rentrée incontrôlée dans l'atmosphère.
De précédents tests de Starship, tous conduits sur des trajectoires suborbitales, plus sûres et moins difficiles, s'étaient soldés par de spectaculaires explosions, notamment au-dessus des Caraïbes.
Ce nouveau vol d'essai, qui survient trois mois après l'entrée retentissante en Bourse de SpaceX, vise à faire passer à la vitesse supérieure le développement de cette fusée, la plus grande et la plus puissante jamais conçue.
Après plusieurs années de développement et d'essais menés au Texas, SpaceX a commencé en 2023 à faire voler Starship dans sa configuration complète, et y a depuis apporté de multiples modifications au fil des réussites et échecs des différents tests.
Mais d'immenses défis techniques lui restent à relever avant que la mégafusée, qu'Elon Musk souhaite rendre totalement réutilisable, ne puisse mener des vols commerciaux, déployer des datacenters en orbite ou encore rejoindre la Lune ou la planète rouge. (ats/blg/afp/belga)
