Les touristes boudent ce pays européen à cause de la guerre en Iran
Face à la crise persistante au Proche-Orient, le secteur touristique de la République insulaire de Chypre, membre de l’Union européenne, observe avec une inquiétude croissante les mois à venir. Le ministre du tourisme, Kostas Koumis, a souligné à la radio chypriote (RIK) que l’accent était actuellement mis sur le renforcement ciblé de l’image de l’île et sur l’adaptation aux nouvelles conditions du marché.
Chypre est l’Etat de l’Union européenne le plus proche géographiquement du Proche-Orient et de la guerre qui y fait rage. L’île, située en Méditerranée orientale, se trouve à environ 150 à 250 kilomètres du Liban et d’Israël. Récemment, les médias chypriotes ont rapporté que les annulations de réservations ne concernaient plus seulement mars et avril, mais avaient aussi fortement augmenté pour le mois de mai.
La situation sécuritaire pèse sur le tourisme à Chypre
De récents incidents liés à la sécurité ont accentué les inquiétudes: dans la nuit du 2 mars, un drone de fabrication iranienne a frappé la base aérienne britannique RAF Akrotiri, près de Limassol, causant des dégâts mineurs. De telles informations sont «un poison pour le secteur touristique», a rappelé un hôtelier de la capitale, Nicosie.
Les touristes européens, qui représentent la majorité des visiteurs, sont particulièrement cruciaux. En raison de la guerre au Proche-Orient, des marchés importants se sont effondrés, notamment Israël ainsi que plusieurs Etats de la péninsule Arabique. Mais le défi principal réside dans la réticence croissante des touristes européens dans leur ensemble, a expliqué le ministre. La hausse des prix des billets d’avion inquiète également les professionnels du secteur. (t-online/dpa/con/trad. hun)

