Voici comment Trump veut «diriger» le Venezuela
Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis «dirigeraient» le Venezuela jusqu'à ce qu'une transition politique «sûre» puisse avoir lieu, après l'opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.
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Donald Trump a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer «une seconde attaque plus importante». Il a ajouté:
Donald Trump avait annoncé à l'aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une «attaque de grande envergure» contre le pays sud-américain.
Présent au côté de Donald Trump, le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a donné des détails sur l'opération militaire baptisée Absolute Resolve (Détermination absolue).
L'opération «discrète, précise et menée pendant les heures d'obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d'entraînement», a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé.
Les Etats-Unis ont affirmé qu'aucun Américain n'a été tué lors de l'opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu. Le haut gradé a ajouté:
Nicolas Maduro, 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, vont être conduits à New York, avait précisé auparavant dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct la capture de Nicolas Maduro dans une «forteresse». Donald Trump a rappelé:
Le président américain faisait écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour «narcoterrorisme». «Ils sont à bord d'un navire, mais ils se dirigent vers New York», a-t-il précisé.
Le locataire de la Maison Blanche a aussi affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d'Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l'éviction de Nicolas Maduro.
Il a en revanche rejeté sèchement toute possibilité d'une accession au pouvoir de la cheffe de l'opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado. Ajoutant que les Etats-Unis n'avaient pas eu de contact avec l'opposante, il a lancé:
«L'heure de la liberté est arrivée», avait réagi cette dernière après l'annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait «assumer immédiatement» la présidence.
Après avoir jugé «profondément inquiétante et condamnable» l'intervention américaine, Moscou a «exhorté» les Etats-Unis à «libérer le président légalement élu d'un pays souverain ainsi que son épouse», selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
Pékin, un autre allié de Caracas, s'est dit «profondément choqué» et a «condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président», tandis que l'Iran a condamné «fermement l'attaque militaire américaine». (afp)
