Aujourd'hui, nous ne sommes pas là pour parler de la femme la plus extraordinaire de la planète. Margot Robbie, 12 lettres, 34 ans de vie, 168 centimètres de modestie, de génie, de joyeuse et honnête perfection. Des canines tranchantes, des yeux fous, une blondeur incandescente et un talent qui dégouline partout comme la mozza sur une pizza quatre fromages. Bref, cette femme qu'on aurait toutes et tous voulu épouser.
Non. Aujourd'hui, nous sommes là pour parler de l'homme qui a la chance de partager sa vie. Nous avons nommé: Tom Ackerley.
Vous n'avez probablement jamais entendu parler de Tom, et c'est normal. On ne vous en veut pas. Tom Ackerley n'est ni acteur, ni financier, ni aristocrate, ni champion de tennis. Tom Ackerley, c'est ce mec un peu comme vous. Un peu comme moi. Ce type que vous croisez tous les matins devant la machine à café ou en pleine réflexion au rayon yoghourt de la Migros après sa séance de sport. A la différence que Tom est un bon Britannique, né au fin fond du Surrey.
Bien avant de devenir Monsieur Margot Robbie, Tom Ackerley, vous l'avez peut-être déjà aperçu. En 2011. Il a alors 11 ans et campe son premier rôle dans la saga Harry Potter, où il ne donne pas la réplique à Daniel Radcliffe. Le rôle? «Garçon Serpentard non-identifié». Bref, un figurant qui n'ouvre pas la bouche, mais qui se retrouve quand même bousculé par Drago dans une scène épique avec un Hippogriffe.
Il faut croire que l'expérience ne l'a pas spécialement emballé, puisque c'est derrière la caméra qu'on retrouve Tom Ackerley près de dix ans plus tard. Enfin, «derrière»... A supposer qu'on autorise au troisième assistant réalisateur de 22 ans de toucher à une caméra.
Et pourtant. Bien lui a pris de persévérer dans le domaine tout en aspérités de l'industrie cinématographique. Car c'est sur le tournage du film Suite Française, en Belgique et en 2013, que Tom Ackerley fait la connaissance d'une certaine Margot Robbie. Une Australienne de trois semaines sa cadette, qui ne compte que deux films et une série avortée à son actif. Elle ne le sait pas encore, mais elle s'apprête à exploser dans Le Loup de Wall Street. Quelques mois plus tard.
Tom et Margot, ce n'est pas un coup de foudre. Mais le courant passe bien. Si bien qu'avec cinq autres potes réalisateurs du tournage de Suite Française, ils décident de s'entasser dans une maison de trois chambres louée à Clapham, à Londres, pour économiser et vivre leurs rêves de ciné.
De fil en aiguille, de projets de film en gueules de bois au pub du coin, quelque chose se noue entre l'assistant réalisateur, le «plus beau mec de Londres», dira-t-elle, et l'actrice en devenir. «J'étais la célibataire par excellence. L'idée d'une relation me donnait envie de vomir. Et puis ça m'est arrivé», glissera Margot Robbie à Vogue en 2016.
D'autant que, comme chacun sait, les amours en coloc, ça ne fait pas forcément bon ménage. Alors Margot et Tom gardent le secret. Avant de se faire griller. La révélation secoue l'équilibre de la maisonnée. «C'était dramatique», admet-elle en souriant au Guardian en 2018. Je n'entrerai pas dans les détails, mais tout a basculé. Notre maison s'est transformée en Jerry Springer Show pendant un moment. Puis la poussière est retombée et tout s'est bien passé».
Faut dire que Tom et Margot ne sont pas seulement colocs. Ils sont aussi collègues. Avec leurs amis de longue date, Sophia Kerr et Josey McNamara, ils lancent en 2014 leur propre société de production, LuckyChap Entertainment, grâce à laquelle ils produiront des succès comme Saltburn, Promising Young Woman et, évidemment... Barbie.
Après le cinéma, c'est autour d'une autre passion commune qu'ils font affaire: l'alcool. Le quatuor a lancé sa propre marque de Gin 100% australien l'an dernier, Papa Salt.
Au fond, à part le ciné et la boisson, on ne sait pas grand chose de ce couple farouchement discret. Leur mariage, en décembre 2016, sur une plage d'Australie, a bien failli passer sous les radars. Un mois plus tard, le gros diamant qui brille à l'annulaire de Margot lorsqu'elle foulera le tapis rouge ne manquera pas tomber dans l'oeil des observateurs. Il faudra quand même attendre près d'un an supplémentaire pour les voir rudoyer un tapis rouge main dans la main.
L'arrivée de leur futur bébé, ce dimanche, n'a pas échappé à la règle. A l'exception d'un petit ventre rond subtilement affiché sous un crop top blanc, rien. Pas de discours grandiloquent ou interview pétaradante de la part du duo malicieux pour faire voyager la nouvelle.
Une réserve chevillée au corps de ce grand brun athlétique aux yeux clairs. L'archétype d'un Ken, dévoué, droit dans ses bottes. Les interviews deTom Ackerley se comptent sur les doigts d'une main. Tout comme ses posts Instagram depuis 2018. Les publications les plus anciennes témoignent des séances de surf, foot, barbecues et apéros entre potes. Quand Monsieur Margot Robbie décide de s'ouvrir à des journalistes, c'est juste pour louer l'extraordinaire «éthique de travail» de sa moitié ou suggérer de commercialiser une Ferrari rose vif aux couleurs de Barbie.
Non, décidément, à part ses pizzas maison, on ignore tout de l'homme qui a ravi le coeur de Margot Robbie. Mais quelque chose nous dit que, même si on le déteste un peu, Tom Ackerley doit être plutôt cool.