Sport
Amérique du sud

Tennis: l'abandon lunaire de Carabelli à Guayaquil

Vidéo: twitter

Il abandonne le match pour une raison lunaire

Le tennisman argentin Camilo Ugo Carabelli a jeté l'éponge alors qu'il n'était ni blessé ni mené au score, en quart de finale du tournoi de Guayaquil.
31.10.2026, 20:5131.10.2026, 20:51

Scène aussi rare que cocasse en tennis, ce vendredi au tournoi Challenger – deuxième division du circuit – de Guayaquil, en Equateur. L'Argentin Camilo Ugo Carabelli (27 ans), 75e joueur mondial, a abandonné son quart de finale en plein match, alors qu'il était pourtant en parfaite santé et n'était pas mené au score. Voici ce qu'il s'est passé.

On est dans le premier set, Carabelli mène 5-4. Son adversaire – le Brésilien Joao Lucas Reis Da Silva – est au service et a deux balles pour recoller à 5-5. Dans l'échange, Camilo Ugo Carabelli perd ses appuis sur la terre battue, trébuche légèrement et rate son coup. Son adversaire égalise.

L'Argentin lève les bras de dépit et rejoint son banc. Or, ce n'est pas le moment de le faire, puisqu'on ne change pas de côté à 5-5. On pense alors que le natif de Buenos Aires va simplement changer de raquette. Raté! Il range son principal outil de travail dans son sac, mets celui-ci sur dos et... quitte le court.

La séquence en vidéo

Vidéo: twitter

Consterné, comme sans doute tous les spectateurs, l'arbitre tente de raisonner Carabelli en espagnol:

«Cami, viens! Je n’ai pas arrêté le jeu, viens!»

En vain. L'Argentin ne se retourne même pas et lâche, en criant de colère:

«Le court est catastrophique. Il est injouable!»

L'officiel tente une dernière fois de dissuader Carabelli d'abandonner. Sans plus de succès. Celui qui est surnommé «el brujo», le sorcier, disparaît dans les vestiaires, sous les sifflets du public.

L'arbitre annonce:

«Monsieur Reis da Silva a gagné, 5 partout, par abandon»

Les réactions du Brésilien et du public rendent cette situation encore plus lunaire. Quand l'adversaire abandonne, le vainqueur a généralement le triomphe modeste, et les spectateurs n'explosent pas de joie. Rien de tout ça vendredi Guayaquil! Le public au bord du terrain applaudit énergiquement Joao Lucas Reis Da Silva, qui célèbre en serrant les poings et secouant vigoureusement les bras.

Comme le rappelle le média argentin TyC Sports, l'état des courts du tournoi équatorien – où il a beaucoup plu ces derniers jours – a déjà créé des tensions plus tôt cette semaine. Alex Barrena, compatriote de Carabelli, s'est «vivement disputé avec l'arbitre de chaise» lors de sa défaite mardi contre le Péruvien Gonzalo Bueno. Il a crié à l'officiel, après avoir glissé et chuté:

«On ne peut pas jouer ici! Combien de fois faut-il le répéter?»

La chute et la colère d'Alex Barrena, en vidéo

Vidéo: watson

Résultat? Le second set s'est joué sur un autre terrain, sans plus de réussite pour l'Argentin. Ce n'est pas la première fois que l'état des courts de tournois de circuits secondaires (Challenger et ITF), mais pourtant professionnels, fait polémique.

Vendredi, l'abandon de Camilo Ugo Carabelli n'est pas resté sans conséquences: la tête de série numéro 1 de ce tournoi a perdu ses douze points ATP gagnés à Guayaquil et son prize money de 3 095 dollars. Carabelli doit aussi s'attendre à des sanctions de l'ATP: «Les amendes peuvent atteindre 3 000 dollars pour sortie de l'aire de jeu et 5 000 dollars pour abandon de match», précise le média argentin El Litoral.

Ça fera peut-être toujours moins cher qu'une opération à cause d'une jambe cassée sur le terrain, ou qu'un manque à gagner pendant de longs mois de convalescence...

Parmelin dans tous ses états!
1 / 13
Parmelin dans tous ses états!

Guy Parmelin porte une casquette portant l'inscription Switzerland great since 1291, le mercredi 29 juillet 2026 à Neudorf.

source: keystone / peter schneider
partager sur Facebookpartager sur X
Il joue un morceau de Daft Punk sur un orgue vieux d'un siècle
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Un phénomène inattendu bouscule les marathons suisses
Autrefois dominées par les générations plus âgées, les longues distances séduisent désormais massivement les 20-29 ans. Deux experts expliquent pourquoi.
Ils courent avant le travail, pendant la pause de midi ou après leur journée. En groupe, au sein de clubs de running, ou en solitaire. En tenue tendance, à travers les villes et les forêts. Ils comptent les kilomètres, comparent leurs allures, partagent leurs parcours sur Strava et savourent un espresso après leur sortie. La nouvelle génération d'athlètes a rendu la course à pied branchée. Et maintenant qu'elle est à la mode, elle attire toujours plus de jeunes.
L’article