Breel Embolo sort du silence après l'affaire du visa
Dans la nuit de vendredi à samedi, heure suisse, l'équipe de Suisse sera enfin au complet. Avec l'arrivée de Breel Embolo à San Diego, le sélectionneur Murat Yakin pourra lancer sa préparation pour la Coupe du monde dans des conditions normales.
Car Embolo n'est pas un joueur comme les autres. Avec Manuel Akanji, Granit Xhaka et Remo Freuler, il fait partie des cadres sur lesquels repose une grande partie des ambitions helvétiques.
Selon des sources bien informées, Embolo a relativement bien vécu ce feuilleton administratif. Surtout après son entretien mercredi à l'ambassade américaine, au cours duquel il aurait reçu des signaux indiquant que l'obtention de son visa n'était plus qu'une question de temps.
Pour cette visite à l'ambassade, il était accompagné ni plus ni moins que par le président de l'Association suisse de football, Peter Knäbel. Le directeur de l'agence de voyages mandatée par la fédération s'est lui aussi personnellement impliqué dans le dossier.
Embolo s'exprime après le feuilleton du visa
Retour en arrière. Mardi, Embolo devait s'envoler pour les Etats-Unis avec le reste de l'équipe grâce à une autorisation ESTA obtenue en mai 2025. Quelques instants avant l'enregistrement, l'embarquement lui a toutefois été refusé.
La raison est connue: entre-temps, l'attaquant a été condamné définitivement pour menaces répétées. Cette condamnation rend impossible une entrée sur le territoire américain avec une simple autorisation ESTA. Toute personne condamnée pénalement doit en principe obtenir un visa.
Ni l'entourage du joueur ni l'Association suisse de football n'ont anticipé ce changement de situation par rapport à 2025.
Une fois installé dans son siège à bord d'un vol Swiss vendredi midi, Embolo a pris la parole pour la première fois sur Instagram:
Embolo pourra-t-il jouer le prochain match?
C'était là l'autre question. En effet, dans une semaine, la Nati ouvrira sa Coupe du monde face au Qatar. Avant cela, il reste un dernier match de préparation contre l'Australie, samedi à 21 heures.
Et dans ce contexte, Breel Embolo, ne devrait pas être titularisé après son voyage et le décalage horaire. Son statut dans l'équipe n'est toutefois pas remis en question. Ce match permettra surtout à Murat Yakin de tester les solutions de remplacement au cas où son attaquant vedette devait manquer une rencontre pendant la Coupe du monde.
Et maintenant?
En effet, plusieurs questions doivent encore trouver une réponse, notamment celle du système défensif choisi par Murat Yakin. Lors des qualifications à l'automne 2025, la Suisse avait survolé son groupe. Invaincue, elle n'avait encaissé que deux buts, soit la deuxième meilleure performance défensive des 54 équipes engagées. Cette solidité reposait notamment sur l'expérience de Manuel Akanji, Nico Elvedi, Ricardo Rodriguez et Silvan Widmer.
Mais lors des rencontres amicales contre la Norvège puis la Jordanie, Murat Yakin est revenu au système à trois défenseurs qui avait si bien fonctionné à l'Euro 2024. Dans cette configuration, Akanji, Elvedi et Denis Zakaria ont été alignés ensemble. Et Zakaria a donné entière satisfaction. Au point que Ricardo Rodriguez pourrait perdre sa place de titulaire lors du Mondial.
Ce serait un tournant majeur: depuis 2011, le latéral a débuté 131 de ses 137 matches avec l'équipe nationale. (adapt. jah)
